‹ Mémoire sur l'origine égyptienne de l'alphabet phénicienChapitre 4 sur 18 · RÈGLES CRITIQUES QUI DOIVENT GUIDER LES COMPARAISONS · texte numérisé non relu

RÈGLES CRITIQUES QUI DOIVENT GUIDER LES COMPARAISONS

J’avais tenté, à plusieurs reprises, de pénétrer les obscurités de celle question; mes efforts n’avaient cependant été couronnés d'aucun succès avant l’époque où des études paléographiques sur l’ége des papyrus égyptiens me permirent de comparer lus formes ■ des écritures cursives usitées sous les diverses dynasties. J’eus alors entre les mains un type ancien, très-cursif et notablement différent de celui des textes hiératiques plus récents. Les ressem-

DF, L'ALPHABET PHÉNICIEN. Il

hhiuccs, voilées plus tard par la marche divergente îles deux écritures, se révélèrent d’elles-mèmcs sur les monuments appartenant à une é[)oquc plus voisine du point de jonction.

Il était nécessaire tout d’abord de bien concevoir les conditions suivant lesquelles un peuple peut emprunter un alphabet à ses voisins, et les conséquences nécessaires d’un pareil emprunt. L’influence du premier peuple peut s’Atre exercée d’une manière plus ou moins marquée; on peut supposer, avec Cbampoliion, le simple emploi d’une méthode semblable dans la composition d’un alphabet; on peut, avec M. Lenormant, ajouter à cette première supposition l’imitation de certaines figures d’objets. Mais si nous allons plus loin, et si nous prétendons que l’alphabet phénicien ait été .tiré de toutes pièces d’un alphabet égyptien, je crois que nous devrons, pour vérifier la valeur de cette assertion, diriger notre travail d'après les règles suivantes :

i° Choisir le type phénicien le plus archaïque.

9 " Reconnaître la forme des caractères égyptiens cursifs à une époque aussi reculée que celle où l’on j>eut placer l’origine de l’alphabet sémitique.

3° Les caractères à comparer devront être choisis par préférence parmi les signes alphabétiques.

4" La comparaison sera établie signe à signe et en se conformant à la correspondance des articulations dans les deux langues.

5 a Nous devrons ensuite faire ressortir les ressemblances des lettres ainsi rapprochées et chercher à expliquer les différences en étudiant les circonstances qui ont pu dominer leurs modifications respectives.

Comme il est nécessaire de bien s’entendre sur les principes qui peuvent rendre la démonstration rigoureuse dans une recherche comme celle que j’entreprends, je discuterai d’abord brièvement chacune des règles que je viens de me poser.

11 tombe d’abord sous le sens que l’on devra s’attacher an plus ancien type phénicien, au lieu de rechercher des ressemblances

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