‹ Mémoire sur la balistiqueChapitre 34 sur 70 · PROPRIÉTÉS GÉNÉRALES DE LA TRAJECTOIRE · texte numérisé non relu

PROPRIÉTÉS GÉNÉRALES DE LA TRAJECTOIRE

Soit 0 (fig. 5), le point de départ du projectile, V sa vitesse initiale suivant OA, p l'angle de projection au-dessus du plan horizontal, h la hauteur due à cette vitesse, P le poids du projectile, x et y l’abscisse et l’ordonnée d'un point quelconque M delà trajectoire ; soit i la longueur de l’arc OM , t le temps employé à le par-

ration du carré des vitesses, par de Tempelbeff* inséré dans tes Mémoires de l’Académie de Berlin, pour les années 1788 et 1789, pages si6 à «99; où Le bombardier prussien , par de TempeUfoff , capitaine d'artillerie an service de 5 . M. le roi de Prassc. Berlin ,1791.

’ Traité du mouvement des projectiles appliqué aux bouches i feu, par Jean-Louis Lombard , , professeur ans écoiea d'artillerie d'Atuoane, 1796.

Recherches sur le mouvement des projectiles dans Us milieux résistants, par F. Français, professeur de mathématiques k l’école d'artillerie de la Fère, a a xui. Ouvrage manuscrit , appartenant à la bibliothèque de l'école d'application de t’arjillerie et du génie, à Meta, at dont oopie a été adressée à llnatitat de France.

Balistique. — Indication de quelques expériences propres à complétât la théorie dm. mouvement

courir, via vitesse en ce point, z ia hauteur due à cette vitesse,

B l'inclinaison de la tangente & la trajectoire ou de la direction

du mouvement du projectile en ce point, nous ferons p =£■• On aura donc p = tang 0, cos 6 = ^ , sin 9 =? et v = ~ t -, soit

encore g la pesanteur ou la vitesse acquise par un corps après la

première, seconde de sa chute dans le vide. La résistance p sera

représentée par nu*; dans cette expression n = AvR* et A= — .

S é ta ut la densité de liait et k un coefficient déterminé par l’ex-

périence; la masse' du mobile étant -, la force retardatrice p'due A

ia résistance de Pair sera ou — v*, en faisant ac = — = — — et

1 P ic nu A«n*o

ep remplaçant P par ±wR’D, on aura'ac = j —

En partant des deux équations du mouvement,

d**-±*dt et

di' t c as ■ di jc (Ij J

Faisant dy = pdx, et supposant dx constant, ces équations deviendront, comme on l’a fait voir (i o ), ,

(a) dxdp ~ — gdr et cd'p = dpds {b).

du projectiles de tdrhll*r(c, précédée dé l analyse nécessaire, paf d'Obenheini , professeur da mathématiques à l’éeble d'artillerie de Strasbourg, iSi’4, •• ; .

. Traite de mécanique t par S. 0- Paiasoo. — ■ Mouuem ent des projectiles dans U aide et du ni on milieu résistant. *.- v> ^

Cours de balistique, à C usage dss élèves de f École dapphcniion de f artillerie et da jènw^peu P«r*y, prohAsocir.— Lithographie de l'tcole d'application. Octobre s 833. ' j ■*>..

îf oie sur la formule employée par Lombard pour le t ir de bute* blanc et pour la fôrmatsen dot tables de tir, par iki (encontre V lieulcnantcoiouel d'artillerie. — Voir aussi l'Aide-mémoire • fariiUct n- de i vi-i , p. 64 a

bormaln balistiques et tables de tir, par M. Ch imac, chef d'escadron d arqHerie. — Voir suit» l'Aide mémoire Jarüllen©. stH . p* GAju ' . ■’ . • \ • *. 1 ‘t

Théorie mathématique da tir à ricochât et tables balistiques générales, par Otto; traduit del’aJlemand par RiafieU et Marnai due ormes spéattks, année 1 844. *

*. Mémoire tué Tr tra/ecloire des projectiles dé T artillerie, par le comte de Crtfreniti : traduit da i allemand par Kieflel , «t Journal dis armes spéciales. uaoèfiàtHïci iSiâ r . * U . * . > * " »

L a seconde de ces équations est celle de la trajectoire ; la première donnera la vitesse et le temps du mouvement. La densité de l'air

eC, par conséquent - étant constants, l’équation cd'p— dpds aura

pouT intégrale = Be‘ .Pour déterminer la constante B, on prendra l'équation dpdx = — gdt' qui donne j- = — ; et comme

dx

au point de projection la vitesse horizontale est — = VcosÇ, on

aura

Vco«V

t hcoê'Q

dx

, donc

a kaoê'Q

On aura aussi, en divisant membre à membre avec f équation (a), * - ■ - -

— = a gh cos’<p e‘ ou 2 =

hc09*Ç — - V CO« Ç —

— '-*• et v = — — e ••

CÙ9$

co*' Q

Le second membre de l’équation différentielle ( i ) qu’on vient de trouver étant multiplié par dt, et le premier par la valeur

égale dx \J i-f-p*, puisque p = tang 6, on aura

*-•> • ' t e*'dj= aficos'^dpy^t-t-p’

d’où, en intégrant et en appelant £ (8) l’intégrale }dp\J i -Hp‘ =

= vPV 1 +P’+T l°g (P+\A laquelle changera de signe dans la branche descendante où p est négatif, on aura :• •

(a) -e'= ^cos*<pj£(8) — C|*

La constante — G est déterminée par la condition qu'à l’origine du mouvement on ait s = o et 8 = (p, ou p — lang <p-, on aura

fW ' G = THZi &>■ *

' Ainsi la trajectoire a pour équation

Si le mouvement avait lieu dans le vide; il faudrait faire - = b ,

et on aurait, comme on sait, une parabole.

Ert mettant l'équation sous la forme

Remarquant que pour o, le premier membre, après son

développement connu (m. 16), se réduit A l'unité, et en nommant t l'arc correspondant delà parabole, on aura . 1 .-

- • t' = aÀsos'P ! £(?)— £(0) j.

On aura donc • , '

. «'=:+; ou ‘ 7 = log («-+*7)'

relations très^rcmarquablcs entre les deux arcs s de la trajectoire el s de fa parabole, qui se terminent en deux points ou les inclinaisons sont respectivement égales. . -, * V . . --

. . , 46 . ASYMPTOTE. t

Si l'on veut savoir ce que devient la courbe du côté delà branche ascendante, il faudra faire s et s’ négatifs, ce qui donnera

iog \ ;

Or; si on prend sur la parabole le point m', pour lequel l'=ç.

. SUR LA BALISTIQUE. » (Ot

on aura s = — c log o, c’est-à-dire s infini ; doue ce n’est qu’à l'infini que l’inclinaison de la trajectoire devient égale à celle du point m ; donc il y a une asymptote dont l'inclinaison est égale à celle de la tangente en m ; f inclinaison de cette asymptote sera donnée par la relation

— c = a Acos* ç J Ç(p) — Ç(9) j ou Ç(fl):

lÀC03 a $

Si l'on prend du coté de la branche descendante l'arc parabolique On’ de plus en plus grand, l’arc correspondant On de la trajectoire augmentera aussi , mais beaucoup moins rapidement. Donc On étant infini, On' lé sera aussi. Mais l’infini logarithmique étant du dernier ordre, on voit que la courbe Bn ne tardera pas à se confondre avec une verticale , et qu’elle doit avoir, par conséquent, une asymptote verticale.

Pour le prouver, éliminons J entre les équations (i) et (a), on

71 = ï/j ~,P V »-+-/»*•+- *°6 (p-*- -+- consl - !

Or, quand on intégrera entre deux valeurs très-grandes de p, on pourra négliger l'unité et log p' ) devant p, alors

on aura simplement

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