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• L'Iioléra. L« uns accusaicot depuis quatre à cinq jours du déroic-
■ meut, dcsd^raillaDC(‘s,dcssueursspontaaées;Iesaatresavaicnl des « envies de vomir , quelques vomissemens ; quelques-uns oflraient
> d(^à, mais à un faible degré, les premiers symptômes du eboléra
• intense, tels que crampes, froid des extrémités et du corps, dou-
• leurs à l'estomac et dans le ventre , de telle faijon qu'il est impos
• sibic de ne pas reconnaître dans cet appareil de symptômes kpre
• mier produit de la cause générale qui linit par compléter le cho-
> léra-morbus. S’il en est ainsi, on con<,uit de quelle importance il
■ doit être pourtous de prévenir la cbolérine quand elle n’existe pas
• encore, et d’en arrêter les progrès quand elle csldéclarée(t).» Toutes les fois que l’orcasion s’en présenta , je reproduisis mon opinion la liaisou de la cholérine avec le choléra. J’en parlai à l’occasion des discussions de l’Académie royale de médecine , je provoquai l’examen et le contrôle ; mais à cette époque il y avait tant d'opinions différentes en circulation, les faits étaient si graves et si préuccupans, que chacun se livrait plutôt ô ses impressions propres, à ses conjectures, ô scs expériences, qu’à la vérlReation d’une observation qui, d'ailleurs, pouvait être considérée comme tomb(''e dans le domaine public, cl comme appartenant htous,tantdanseette grave conjoncture, les médecins faisaient cause commune et s’arrêtaient peu ù la propriété des idées scientillqiies. Cependant lorsque l'épidémie commença ô diminuer d'intensité, les discussions académiques commencèrent, et alors furent produites les impressions et les observatious de chacuu. Ainsi dans la séance du |7 avril, .M. Guéneau de .Mussy disait ce qui suit : • Dans presque tous les cas, la maladieaété précédée de prodro-
• mes manifestes, tels que diarrhée, etc. ; le repos, la diélc,des lave-
• mens émoUiens et de légers narcotiques out souvent arrêté le cho- » léra à ses premiers symptômes d’invasion. (2) > Dans la séance du 12 mai, M. Bally, faisant quelques remarques sur un projet de rapport présenté par nue commission , s’exprimait de la manière suivante : • Dans le rapport, les périodes de la maladie n’ont pas
(1) Gis. Mé<*. du t2 iTrit 4S32. pare ltî5-
(2) Gaz. héo.. numéro du 21 avril, pare 188. comple-rrodu de la vt-aoce de rAcademiede médecine. Mi-anre du t7 avrit.
• été noltemeDt établiia. On dVu cite que trois, il y en a quatre :
• l’ celle des prodromes, laquelle est marquée quelquefois par des .
• symptémes Irés-légers, tels qu’une petite diarrhée, uu seotiméot
• d'emharras dans les intestins ou de contraction à l'épigastre ,
» symptémes qui se présentent on seuls, ou associés l'un à l'autre.
• Cesl celle première période qu’il importe de saisir , aliii que [Kir
■ des remèdes appropriés, on fasse avorter la tnaiadie (l). • Dans la même séance, M. Andral, répondant é quelques objections sur l'interprétation que l'on paraissait donner à la liaison de la cliolcrine avec le choléra, ajoutait : « En parlantdes prodromes, ta commissiou
• du choléra n'a constfllé^'un faitinaltaquabh , c'est que la période . algide du choléra est précédée très-souvent par des diarrhées ,
• d’où il est permis de conclure que le premier de ces états est le N précurseur du second. Or cette succession est tri’is-importante à
■ noter, et il est indispensable d’en avertir les médecins deprov ince,
> aûn que, témoins du prélude de la maladie, il.> se hâtent d’on prè-
• venir le développement. • En autre membre, M. Devillers, fortifiait l’observation de M. Andral par le fait suiv.ant : • J’ai vu mou- » rir cinq cent trente-huit personnes, et sur ce nombre qimtrc cent » vingt malades avaient éprouvé d'abord des diarrhées. •‘'Endii dans nu article de commentaire sur la discnssioii qui s'était élevée A l'Académie par rapport A la cholérine considérée comme fait constamment précurseur du choléra, je disais en ternimaut ; t l,a cholé- » rine est le produit au premier degré de rinfliience cholérique...
» Nous le répétons, celte vérité est de la plusliîiiileinniortance [xiur
• la pratique, en ce qu'une fois répandue d.tns le publie et admise « par tous les médecins, elle préviendra, dans im grand nombre de < cas, le développement du choléra mortel. Il y a là de quoi faire
> réfléchir profondément (2J. >
Il résulte donc des citations reproduites et des faits rappelés prérédemmeut :
1* yue dès le 3 avril, c’est-à-dire six jours après l'.apparilion du
(I)Gaz. ufD., n* du 19 mai. eumpte-reodu de la séance île rAeadêmic du 12, pape SIjO.
{2) Gax. méd. , n" du 17 mai , page 3.S1.
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