‹ Mémoire sur la cristallisation et la structure intérieure du quartz (volume 2)Chapitre 8 sur 20 · V. — Plagièdres de la zone pse · texte numérisé non relu

V. — Plagièdres de la zone pse

Si l'on suppose l'axe principal du rhomboèdre primitif placé verticalement , tous les plagièdres de cette zone, infé-

rieurs ou supérieurs à s , couperont les faces primitives p^ suivant une ligne partant de Tangle plan inférieur de ces faces, et aboutissant au milieu de l'un des deux côtés qui forment Tangle plan supérieur ^ par conséquent, d'après la

notation de Lé vy, Texpresssion (cî*é/^i'), dans laquelle a: est plus petit que Tunité, sera le symbole général de tous ces plagîèdres, ce qui permettra de les distinguer immé-

diatement des plagièdres de la zone e* se*.

1^. Plagièdres inférieurs à s.

Les plagîèdres de cette première catégorie sont toujours plus ou moins profondément striés parallèlement à Taxe de leur zone, de sorte que leur mesure ne peut pas toujours se prendre avec une grande exactitude ; ce caractère est si constant , qu'il empêche toute confusion entre les faces de la

zone p 5e*, et celles de la zone e* 5 e*, et que dans certains enchevêtrements douteux , on peut l'employer pour fixer

la position relative des faces ^ et e' .

Les plagièdres inférieurs connus jusqu'ici étaient les suivants :

Signe rhomboédrique. Signe hexagonal,

ô == (^'rf'' ^'3 inverse de <r. (b' f h') homoèdre. n = (d^cT'* b^) {b'bhi^) hémièdre.

g z=z{d'd^ 9) [b'b^ À- ) hémièdre.

w =:{d^d'^ b^) ( b' ^^ h' ) hémièdre.

g z={d'd^b^) [b' bhi' ) hémièdre.

y: =r [d^ d^ b^ ) inverse de u. (b^ b^ h^) homoèdre. n = (d^d^ b'^) [b'b'^ h') hémièdre.

(65) J'en ai en outre observé huit nouveaux qui sont

?? ft, = ftj =

{b'b''' h') hémièdre.

(^' b^ h^) hémièdre.

[b^ 6' /*') hémièdre.

{b' b^'^h') hémièdre.

d'^ b"^) inverse de x. [b^ b^ h^) homoèdre.

d^' b^) [b'b'^h') hémièdre.

d~' b^) [b' b'^h') hémièdre.

Il t

d'^b^) (b^b^h^) hémièdre.

{b'b'' /^•) hémièdre.

Je n'ai que peu de chose à dire des plagièdres déjà connus^

Signe rhomboédrique.

Signe hexagonal.

(b'ti' /i') homoèdre.

Celte face, citée par Miller, se rencontre assez rarement; quoiqu'elle soit exprimée par un signe un peu compliqué, el qu'elle porte, comme les faces analogues de sa zone, des stries parallèles à son intersection avec le rhombe, les incidences que j'ai pu en prendre sur de petits cristaux du Brésil et du Valais ne me paraissent pas pouvoir conduire à un

symbole différent ; on a vu d'ailleurs , parmi les plagièdres

de la zone e^ ^ e*, que la face cr, inverse de ô , offrait la nota-

lion très-simple {b*d^d^).

Le cristal fi g, 44 ? P^- IJ t présente une bordure étroite,

3t= (i**^*<i'), qui paraît en zone entre cl le rhom-

boèdre e"^ .

Signe rhomboédriquc Signe heiagonak

7C zrz {(r fi^ b' ). [h'b' A' ) hémièdre.

Ce plagièdre est beaucoup plus abondant que le prêeédènl^ on le trouve sur des cristaux du Dauphiné, du Valais et de Carrare, et c'est surtout dans cette dernière totalité qu'il se présente avec une grande régularité : ainsi la^g» 4* » PL JIj reproduit un cristal de Carrare, dont trois angles altern<îs portent le rhombe s^ brillant et. uni, et dont les

trois autres angles sont tronqués par la face tt , légèrement

arrondie. J'ai déjà cité, au rhomboèdre c', la zone e"^ tt e',

qui parait exister sur le cristal yïg^. 24, PI» /.

Le cristal fig. 20, PL /, nous montre aussi la face tt,

i. JLL

qui semble faire zone entre les deux rhomboèdres e* et e ■ ; mais les symboles de ces trois faces ne pouvant pas faire partie d'une même zone, et les deux rhomboèdres se déterminant exactement par leurs incidences, on est conduit à admettre que cette zone apparente n'est qu'une zone approximative et non une zone rigoureuse; en effet, si l'on

part de e', qui ne peut être douteux, aucun rhomboèdre inverse, de signe k peu près simple, ne se trouve dans la

zone e' tt; et si l'on regarde les deux rhomboèdres e* et

e • comme parfaitement assurés, on ne trouve plus de plagièdre admissible dans la zone latérale de ces deux faces :

les stries qui couvrent tt et e » rendent d'ailleurs impossible la vérification de la zone sur le goniomètre.

Le même cristal Jig, 20 nous offre deux autres zones

approximatives du même genre : la première entre e' , 0et

e ' • ; la seconde entre e' , iv et e' •. Cette particularité de trois faces qui se rencontrent en formant une zone excessivement approchée, sans qu'un léger changement dans leurs

(6?) incidences et dans leurs symboles puisse rendre la zone exacte , parait assez rare sur les cristaux de quartz ^ cependant, comme je l'ai rencontrée plusieurs fois, j'ai dû en conclure qu'une zone n'était parfaitement établie sur un cristal que lorsque j'avais pu vérifier, à l'aide du goniomètre, si les trois faces qui la composent étaient rigoureusement parallèles à une même droite: on voit, en effet, que dans certains cas, la rencontre d'une face bien déterminée par deux autres faces dont les incidences i\e laissent pas d'incertitude sur leur notation, peut se faire suivant deux lignes si peu inclinées Tune vers l'autre, que l'œil est incapable à lui seul de saisir le petit défaut de parallélisme qu'elles présentent.

Signe rhomboédrique. Signe hexagonal.

e = (r/' d~' b^). [b' l?' /i') hémièdre.

Cette face est assez commune sur \e& cristaux d'Ala, du Valais, etc. Le cristal déj4 cité fig, 23, PL /, appartenant à la collection du Muséum, fournit des mesures qui permettent de déterminer avec certitude les quatre

ao 8 C 4

rhomboèdres e' % e' , e* et e^5 entre ces rhomboèdres et le plagièdre u se trouve une petite bordure brillante où l'on peut distinguer, à l'aide d'une mesure assez approximative, les faces tt , t^ q\ de ces trois faces, les deux dernières

seules sont situées rigoureusement dans les zones ii, e'

et Me*; quant à la première , elle serait comprise dans

la zone u e* 5 mais le rhomboèdre e'* est trop net pour pouvoir être confondu avec son voisin e% et l'on est amené, comme précédemment, à admettre encore sur ce cristal une zone très-approchée, mais non géométriquement ri-

goureuse, entre m, tt et e'^.

Le cristal légèrement enfumé/ig. 23 bis, PL /, oifre aussi

la zone u e e ' , seulement sur ce cristal la détermina-

tion directe de e^ est presque impossible, vu le peu de netteté de ce rhomboèdre.

Le cristal composé fig, a2, PL 7, offre la zone e' e

et a' •, j'ai déjà dit, en parlant du rhomboèdre e%* que sur

de gros cristaux du Valais, la zone existait très-probable-

ment entre les faces e% e, ete*.

Le cristal fig. 20, déjà cité plus haut, présente encore I

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