AVEC LKS FACES PRÉCÉDEMMENT DECRITES
1° Isocéloèdres.
Signe rhoroboédriqua- Hignv lieuu;on*l.
Ç= (ji' d' b') a* homoèdre.
Dans son Traité de Minéralogie, Haiiy dit qu'il possède dans sa collection des cristaux de quartz hyahn violet d'Oberstein; offrant sur les arêtes de la pyramide une troncature qui constilue la variété à laquelle il a donné le nom d'émarginée. On sait que cette collection classique, après avoir passé de longues années en Angleterre, a été rachetée naguère par le Gouvernement français, et qu'cUe se trouve maintenant déposée dans les galeries du Muséum; j'ai donc pu, grâce à l'obligeance de M. Dufréooy, passer en revue tous les cristaux de quartz qu'elle renferme; mais, malgré le soin respectueux avec lequel on a recueilli et replacé tout ce qui restait des anciennes étiquettes de Haùy, il m'a été impossible d'apercevoir l'échantillon de la variété émarginée.
Après avoir cherché sans succès cette variété sur un très-grand nombre d'échantillons , j'ai été assez heureux pour la trouver indiquée sur des cristaux d'améthyste tapissant une plaque d'agate que je possédais depuis longtemps, et tout récemment je fai rencontrée en bordures ' très-nettes sur quelques améthystes violettes
qui garnissent l^ntérieur de grandes géodes d^agate da f UfMguay, et sur de petits cristaux d'un violet très-pAle, provenant des miiiv de cuivre du lac Supérieur^ aux États-Unis; les riches filcHis 46 cuivre natif de cette localité ont été injectés dans un terrain de trapp et d'amygdaloîdes , qui offre une certaine analogie avec celui d'Oberstein; aussi y a-t-on rencontré fréquemment des rognons dV gâte et des cavités tapissées par des cristaux de quartz et d*aip4thyste, par des cristaux de calcaire et par diverses zéolitais, iéJM que la prehnite, Tapophyllite ^ la laumonitc et Tanalcime.
La face ^ s'étant montrée sur plusieurs arêtes contîguës de la pyramide , on ne saurait douter de Texistence d'une modification tangente aux six arêtes de cette forme, et produisant un isocéloèdre homoèdre ; seulement cette modification doit éftte rangée , avec la troncature perpendiculaire à Taxe, parmi les faces les plus rares que présente la cristaUisation du quartz.
Les petits crisitaux bipyramidés , plus ou moins fortement colorés en rouge , qu'on rencontre dans les gypses de quelques parties des Pyrénées françaises et espagnoles , et qui sont générajiienient connus dans les collections sous le nom d'hyacinthes de Goœpo»* telle I ont assez souvent les arêtes de leur pyramide légèfemeM arrondies , de sorte qu'on croit aussi y entrevoir wie légère tBOOcatiu'e; mais cette troncature, si elle existe, est si étroite et <ifiE^ si peu de netteté, qu'elle est tout à fait indéterminable; d'utll^iifB ces cristaux, de quelque localité qu'ils proviennent, sonfiAras, malgré leur apparence de simplicité extérieure^. des cristaux codH posés d'individus de rotations inveises et régulièrement enohAM^ les uns dans les autres. On. reconnaît facilement cette stmglwe en examinant dans la lumi^ polarisée des lames coupées peiv pendiculitiremeat à l'axe de ces cristaux (fig. 5, 6 et 7,ipl. Y): il est donc tris-poesîble que l'arrondissement des arêtes de la pyramide ne tienne qu'à «a assemblage imparfiaiit des faces i^ soiKunet des divers individus enchevêtrés; certains cristaux, 'rapportés dernièrement du Tynol par M. Hugacd, ofEreot eaqSstftHfk creux> un phénomène analogue à oelui que les hyacinthes' fffér
sentëfaicrfii en relief { la figure 53, pi. H, qui représente un criêtal de Pfitsch , fait voir sur les six arêtes culminantes de petites gouttières dont Tintérieur plus ou moins ondulé laisse reconnaître les deux facettes étroites et brillantes qui forment Tangle rentrini; Tensemble du cristal parait donc résulter du rapprochement tricomplet de sii^ secteurs de Go degrés groupés autour d^un oylindre ou d'un prisme central, de manière à laisser voir au sommet une face entière et des bandes étroites appartenant à deux (aces adjacentes de la pyramide de chaque individu, dans lequel on peut stipposer que les secteurs auraient été découpés.
On peut encore expliquer autrement l'arrondissement des arêtes j^amidales de tous les cristaux désignés sous le nom d'hyacinthes; je ferai en effet remarquer que, lorsqu'on fait digérer pendant quelques heures, suivant la méthode de DanielP, des cristaux de quartz dans de l'acide fluorhydrique étendu, l'attaque, très-
^ Cest • J. Frederick Daniell que doit être attribuée la première idée d'aaaiyser la structure des sels et des cristaux en les plongeant dans des dissolvants appropriés à la nature de chacun d*eux; car on trouve dans les AnAales de chimie et de physique (i** série, tome II, année 1816), Tex trait d*un mémoire intitulé, Onsome phênomena attending ihe process ofsolation and their application tù ihe /Ml àfcrjstallimtion, qui avait été inséré en entier et avec plusieurs planches dans A JoanuU ^ Science and ihe Arts, publié par la Royal Institution qf Great Britain. Dans ce mémoire, Daniell décrit le dessin en creux et en relief qu*il a vu se produire :
1* Sûr Falun. le borax, le sulfate de fer, le sulfate de magnésie, le nitrate de petàase et quelques autres sels soluUes, soumis pendant un certain tempi à Tactm de Teau pure ou déjà en pai^e saturée par le sel en expérience;
1* Sur le carbonate de chaux , le carbonate de baryte et le carbonate de strontiane, traités par dû vinaigre;
S* Sur un cîdot de bbtthith fondu , et èur de Tantioioiiie soumis k Tadde nitrique Mbie;
4* Sur du nickel et sur de la galène traités par Tacide nitrique fort;
5* Enfin sur un cristal de quartz et sur une cornaline rouge plongés dans l'adde fluorhydrique étendu; au bout d'un séjour asseis court du cristal de quartz dttis cet acide, les 6ces du prisme et celies de la pyMuwde furent couvertes de figi|ret rectilignea dont les côtés étaient en rapport avec la forme rhomboédrique de ce minéral; quant à la (daque polie de cornaline, elle présenta le même arrangement de couchés concentriques qu*ofei eofnnalt dans les agates , quoique rien n*inékfiêà i^^hord cette structure.
inégale sur les différentes faces, se porte principalement sur les arêtes du sommet, que ces arêtes soient celles du rhomboèdfie primitif, ou qu elles représentent Fintersection des faces de la pyramide hexagonale entre elles ou avec la face rhombe; il en résulte, à la place de ces arêtes, une ou deux facettes cannelées, arrondies, quelquefois assez larges, dont la position, comme celle de certains plagièdres, paraît généralement en rapport avec le sens de la rotation, et qui offrent des interruptions indiquant les enchevêtrements des divers individus; quant aux faces qui ooiicourent vers le sommet, elles sont le plus souvent beaucoup plus profondément altérées que les faces verticales; et comme les sillons creusés par Tacide n'ont pas la même orientation sur les
faces p que sur les faces 6', ces enchevêtrements y produisent des moirages très -variés. Des plaques taillées perpendiculaire^ ment à Taxe et soumises au même traitement éprouvent des effets tout à fait analogues, et Ton peut suivre exactement, sur leurs faces travaillées, les contours des pièces nombreuses qui font de ces plaques une véritable marqueterie.
Lorsque faction de Tacide a été convenablement ménagée, les moirages sur les plans des sommets et les petites facettes qui remplacent leurs arêtes d'intersection prennent ime telle ressemblance avec ce qu on observe sur certains échantillons du Dauphiné, du Brésil, de Jaerischau, de Sibérie, etc. et sur les hyacinthes dont je viens de parler, qu'on se demande naturellement si ces échantillons n'auraient pas subi l'action lente et prolongée d'im gaz ou d'un liquide faiblement corrosif. On est d'autant plus porté i croire à une action de ce genre, qu'on en trouve dans la nature des exemples qui ne paraissent guère contestables : ainsi , il existe en différents points des Alpes, et notamment à Guttanen, au-dessous du Grimsel, canton de Berne, des cristaux de quartz de toutes dimensions, dont les arêtes culminantes sont remplacées par des facettes plus ou moins laides, toujours brillantes, et qui finissent quelquefois par donner à la pyramide l'aspect d'un cône fortement
corrodé. Les faces de cette pyramide portent des entailles en forme de triangles isocèles renversés , dont le sommet est tomné vers Tarète d'intersection de la pyramide et du prisme, tandis que leur base, rigoiu*eusement parallèle à cette ligne, se dirige vers le sommet du cristal; ces entailles atteignent parfois une profondeur de i à a centimètres, et s'étendent sur plusieurs des faces prismatiques, de sorte que certains échantillons prennent Tapparence de ces buissons de jade disséqués et fouillés par la main patiente des Chinois; assez souvent le sommet lui-même a été complètement coupé, et le cristal parait avoir ime base presque régulière. La forme et la symétrie des parties restées en relief permettant difficilement de penser à la destruction d une substance étrangère interposée dans le quartz, on est porté à admettre qu'une eau légèrement acide ou alcaUne, agissant pendant un temps indéfini et d'une manière continue, possède une puissance beaucoup plus grande qu'on ne le croit généralement, et peut produire des effets dont nous ne nous rendons pas un compte bien exact.
Du reste, je ne veux indiquer que très-sommairement les faits qui se passent dans l'attaque des cristaux de quartz par l'acide fluorhy drique ; car, pendant que je préparais les matériaux du travail que je publie aujourd'hui, ces faits étaient étudiés en détail par M. Leydolt, à qui l'on doit déjà des observations curieuses smr la structure des verres et des agates. Les principaux résultats obtenus par ce savant sont consignés dans un mémoire présenté, en novembre 1 854* à l'Académie des Sciences de Vienne, et inséré dans le volume XV des comptes rendus de cette Académie, sous le titre : Ueber eine neue Méthode, die Stractur und Zasammensetzung der Krystalle zu untersachen , mit besonderer Berûcksichtigung der Varietaten des rhomboedrischen Quarzes.
M. Leydolt a cru pouvoir conclure de ses expériences que tout cristal simple, composé seulement des faces du prisme et de la pyramide hexagonale, offire, après im séjour d^environ douze heures dans l'acide fluorhydrique étendu, une face rhombe s, placée sur trois angles alternes; im plagièdre supériemr de la
zone p 5 e*, correspondant à f = (i^ (2'' 6' ) ; un ou deux hémiscaiénoèdres inverses Tun de Tautre , situés sur trois des six arêtes de la
pyramide, et dont le plus habituel s'inclinant davantage sur e* que
sur p» correspond exactement à ma face yi =: {d' d* b^)\ enfin,
un hémiscalénoèdre obtus, situé sur les arêtes culminanteA du
rhomboèdre primitif, et ayant pour symbole 6 * . De ces^ quatre
faces, deux seulement sont bien assurées par des mesures directes;
ce sont le rhombe s et Thémiscalénoèdre ^i; les deux autres n*ont
été déterminées qu^à Taide des zones qu^elles paraissent former.
Tune avec y, et une face antérieure c*, Tautre avec y, et une ligne
horizontale. Or j^ai fait remarquer plusieurs fois, en parlant de
certains parallélismes apparents, que, dans le quartz, une zone,
pour être assurée, doit fournir sur le goniomètre une série de
réflexions parallèles à une même droite; rien de semblable n'ayant
pu avoir lieu pour les faces regardées comme t et comme 6 , à cause de leur peu d^éclat, leur position pourrait bien devoir être exprimée par d^autres symboles.
Dans les essais que j'avais tentés de mon côté, j*ai en effet remarqué des phénomènes semblables à ceux qu a signalés M. Leydoit; mais ces phénomènes ne m'ont pas conduit à des lois aussi absolues et aussi générales, et je ne sais si Ton peut établir un signe bien déterminé pour des faces toujours fort rugueuses, et dont les incidences paraissent assez peu constantes; ainsi un cristal du Dauphiné et quelques améthystes m'ont offert sur les arêtes de la pyramide une troncature creuse, à peu près également inclinée sur les deux faces qui se coupaient suivant cette arête; cette troncature se rapproche par conséquent de la modification $.
Plusieurs cristaux simples de Carrare ont eu, après lemr séjour dans Tacide étendu, trois des arêtes de la pyramide remplacées
par une seule face plus inclinée sur p que sur e ' , et dont les inci^ dences différaient très-notablement de Thémiscalénoèdre y, inverse de y,; le plagièdre supérieur de la zone p s e', produit sur c«9
mêmes cristaux, parait devoir être rapporté à f, = (d* rf' 6") bien plutôt qu'à /; enfin, Thémiscalénoèdre situé sur les arêtes culminantes du rhomboèdre primitif a aussi sa plus grande inclinaison
sur p , et cette inclinaison conduit au signe b ' .
Un petit cristal très-pur de New -York, et un autre cristal du Brésil, m'ont offert, sur trois arêtes pyramidales, une double troncature beaucoup plus rapprochée de y et de y^ que les faces analogues dont je viens de parier; le plagièdre supérieur formé sur ces cristaux ne pouvait guère se rapporter qu'à ma face /,, et Thémiscalénoèdre placé sur les arêtes culminantes rhomboé-
driques était, comme précédemment, voisin de b\
Les faces artificielles dont j'ai mesuré les incidences ne forment donc aucune des zones que M. Leydolt a signalées, mais qu'il n'a pu constater directement; d'après ce que j'ai dit plus haut,* ces zones pourraient bien n'être qu'approximatives, et alors les Taces vues par M. Leydolt différeraient sans doute assez peu de celles qui se sont produites sur mes cristaux.
M. Leydolt a aussi conclu de ses expériences que la position des faces artificielles sur les arêtes culminantes était toujours en rapport avec le sens de la rotation du cristal ; quelques cristaux de Carrare m'ont paru prouver, au contraire, qu'on ne pouvait pas tirer de cette position une règle plus générale que celle qu'on avait cherché à déduire du sens dans lequel se rencontrent certains plagièdres.
Signe rhomboëdriiiae. Signe heiagonal.
r = (d* d' b') , a' hémièdre.
Un gros cristal enfumé de Sibérie, appartenant à M. Damour, et représenté fig. 7a, pi. Ul, offre à son extrémité inférieure une £Bice parfaitement plane, quoique piquetée, dont f inclinaison est la même sur les deux pans du prisme vertical adjacent à cette face; si , conome on doit k croire , à cause de sa netteté et de la symétrie de sa position, ce n'est pas là u» dimple {^an de contact, ta face T,
supposée sur trois angles alternes du prisme , constituerait , comme la face rhombe, un hémi-isocéloèdre. L^observation montre que soir inclinaison sur le prisme e* est à très-peu près égale à i a 7 degrés; il n est donc pas possible d admettre que cette modification soit la même que |, dont Fincidence sur e* est égale à 1 29® ST.
2^ H^MISCALÉNOÂDRES PARALLÈLES AUX ARÊTES CULMINANTES OU LATÉRALES DU RHOMBOÈDRE PRIMITIF.
Signe rhomix>éclrique. Signe hexagonal.
b* (b* 6^'A*)hémièdre.
Je n'ai rencontré cette modification que sur un cristal incolore du Valais, sur plusieurs cristaux d'améthyste du Brésil (fig. 7S, pi. III), et sur une améthyste de Hongrie : dans les améthystes du Brésil, elle forme une troncature hémiédrique sur les trois arêtes culminantes du rhomboèdre primitif, dont les faces, exces^ sivement prédominantes, ont presque complètement fait dispa-
raître les faces e* ; les plans de cette troncature sont suffisamment laides et unis pour être facilement déterminés malgré leiu* peu d'éclat, et ils appartiennent évidemment à un hémiscalénoèdre. La figure 7^9 pi- III, représente un groupe très-remarquable de deux petits cristaux d'améthyste qui portent chacun trois
faces 6*. Dans le cristal placé à gauche de ce groupe, c'est la
face 6 * de droite qui a sa plus grande inclinaison sur p ; dans le cristal placé à droite sur la figure, cette plus grande inclinaison
a au contraire heu pour la face b* de gauche; la pénétration complète des deux individus, et la réunion de leurs troncatures
inversement inclinées, donnerait donc naissance à la forme 6' homoèdre.
Le scalénoèdre 6* fait partie de la zone inobservée k^ sh yib* a* 6* y *,.A (voy. la projection sphérique, pi. IV).
Signe rfaombo^driqae. Signe hexagonal.
6» (6» 6* h') hémièdre.
Le cristal limpide du Brésil , (fig. 65, pL II), offre, sur une arête culminante du rhomboèdre primitif/)^ une modiGcation faisant des angles inégaux avec les deux faces qui déterminent cette arête, et qui, par son développement complet sur un cristal rhomboédrique homoëdre, donnerait lieu a un'scalénoèdre obtus. Les deux cristaux sur lesquels j'ai observé cette modification, plus rare encore que la précédente, semblent prouver qu'elle . n'existe que d'un seul côté à la fois de l'arête modifiée; on doit donc aussi la considérer çonune déterminant un bémiscalénoèdre. Un cristal d'améthyste à deux sommets, d'une couleur pâle, probablement de Hongrie , m'a montré , sur une de ses arêtes rhomboïdales cul-
minantes, l'assemblage peu commun des deux modifications 6* et 6* formant, l'une au-dessus de l'autre, deux troncatures étroites, mais brillantes et parfaitement déterminables.
Il est facile jde voir que les faces b* e\, b* se trouvent en opposition, de chaque côté de la base, dans la zone déjà citée A4 e L
y,b*a'b'yU^.
Signe riiomboédi^pie. SigioktfJiexagonal.
6' , , (6' 6' A') hémièçlre.
Le remarquable cristal fig. 33, pi. I, intéressant poiu* ses enchevêtrements et Jpoiir les sutures qu'il présente ^ur'trbis dé Jses arêtes verticales, porté encore, hnr Une des arêtes èùhiiinàhtës du rhomboèdre primitif, une petite face étroite mais bi^h déèermibable, dottt les incidences ffiffêi^ht nbtablemeiit diè délîes'^e 6*, et qui se rapportent parfaitement au scalénoèdré obtiis b''; 'dette' face, hàodièdre comnie les.deux précédentes, est aussi rareii^'ettes, et n'a été trouvée que sur le cristal .%.ii3>: ieUe ferait pmûb de la zone inobservéè iir, T, A a\ e^ y. ' 1 ^ , ^ ■ • n ! ^ : ; . n
Signe rkomboMriqae. Signa btugonth
d^' (6^ b^ h') hémièdre.
Un cristal d'améthyste du Brésil, dont les faces e* ont presque totalement disparu, par suite du développetnent excessif du rhomboèdre p, m^a offert, sur une des arêtes latérales de ce rhomboèdre, une face lai^e, unie, et suffisamment miroitante poi^ qu'on puisse répondre de ses incidences, à quelques miûutes près; aussi, quoique le symbole hexagonal écrit ci-dessus soit tm peu compliqué, j'ai dû Tadopter pour ne pas trop m'écarter des angles observés. Quant au signe rhomboédrique correi^ondant, il ne présente rien d'extraordinaire ; car j'ai démontré Fexistence
très-probable du rhomboèdre 6'', et il est facile de voir que, sur un cristid dont un plan p supérieur serait tourné vers l'observateur, il y aurait zone entre une face p postérieure, le rhomboèdre
inverse e'' et Thémiscalénoèdre d'\ situé sur l'arête latérale primitive adjacente à ce rhomboèdre.
Cette modification est du reste très-rare, et je neVai jamais rencontrée que SVT le cristal que je viens de citer (voy. fig. 76, pi. lïï).
Lévy a figuré , dans l'atlas de sa Description d'une collection de minéraux formée par M. Heuland, une double face homoèdre, située comme celle-ci sur une arête latérale du rhomboèdre primitif,' et appartenant par conséquent à un hémiscalénoèdre
aigu. Le symbole d* qu'il lui assigne estt Jbeaucoup plus simple
que le mieii; 9iais. comme je m^ suis assuré^, en consultait, les
notes qui ont servi À la publication de Touvrage de Lévy, que pe
symbole .a ét^é obtenu à l'aide de mesures approximatives prises
au goniomètre d'application, sur de petits'^cristaux à faces arron-^
diés ;de& Féroê, il n'est, peut-^ètre pas impossible que les. deux
il i itiodificat^ns d^* et d* n'en fassent téeUebient qu'une. Oâ 8«i(
anlsai, d^Kprès leMéittoire de M. Rose, (pie le» cfîstan» dies Féréé
portent quelquefois en même temps le plagièdre à drok-et gamche;
rhomoédrie de la face d' , figurée par Lévy, n^a donc rien d'étonnant, puisque ces cristaux sont généralement, comme les améthystes incolores de TUruguay, composés d'un individu droit et d'un individu gauche.
3^ HéMISCALl&NOiDRES PLACES D^UNE MANIÈRE QUELCONQUE SUR LES ANGLES LATJÎRAUX DU RHOMBOÈDRE PRIMITIF.
Signe riiomboédriqgc. Signe hoiagonal.
D. == (&• rf» d^) (6^ 6^ h')
Ces deux modifications se sont rencontrées dans im petit cristal limpide du Brésil, où elles forment une double troncature sur Tarête d'intersection d'une face e* antérieure et d'un rhom-
boèdre e* placé à droite de cette face; les quatre plans e', Dj,
D, e* paraissant appartenir à une même zone, et le peu d'éclat de Di et de D ne permettant pas de mesurer très-exactement leurs incidences, c'est en admettant cette zone et en prenant la moyenne de plusieurs observations, que j'ai calculé les symboles que je viens d'écrire. Le cristal qui porte les modifications D et Di offre en même temps sur une de ses arêtes, et précisément au-dessous de ces modifications, deux faces de l'hémiprisme dodécagone *,= (6^ rf* d^).
Signe rhomboédrique. Signe heiagonai.
w =3 (<f d" ir) (6* 6" A') hémièdre.
Cette face, en zone entre le rhomboèdre inverse e* et une face verticale é^ placée tantôt à droite , tantôt à gauche de ce rhomboèdre, s'est trouvée sur plusieurs cristaux de Carrare. Les figures 37, pi. II, et 71, pi. III, représentent deux de ces cris-
taux; le premier a fourni des mesures sufiisamment exactes pour
confirmer Texistence du rhonoboèdre e*, observé sur d'autres cristaux dont j'ai parlé précédemment, et pour assurer le ^mbole de o) qui a été adopté ici.
La face o) ou une face tout à fait analogue se rencontre assez souvent sur des cristaux de Carrare, sans qu'on puisse mesurer ses incidences, pas plus que celles du rhomboèdre avec lequel elle fait ^one, à cause de leur peu d'éclat. Comme il est certain
que les cristaux de cette localité offrent souvent, au lieu de e' , son
voisin e * , il est possible qu'il existe aussi entre e * et e* une face
ayant pour symbole Wi = (rf* d'' b'').
Signe rhomboédricpie. Signe heiagonal.
? Ç = (6" (f d^) {b^* b^ h^) hémièdre.
Le cristal fig. a i office entre les ^rhomboèdres bien déter-
minables parleurs incidences, e* et e'\ ime bordure très-étroite
qui , à l'œil , paraît dans la zone formée par l'intersection
de ces deux rhomboèdres; mais le peu d'éclat de cette bordure,
il ■ et les fines stries horizontales qui couvrent e** s'opposant à ce
qu'on puisse vérifier siu* le goniomètre l'exactitude de la zone e'*
^ e*, on est conduit, en considérant les signes inadmissibles de Z qu'exigerait cette zone et que j'ai écrits ci -dessus, à penser, comme je l'ai déjà dit, que certaines zones peuvent paraître exactes à l'œil, sans être géométriquement rigoureuses. S'il en est ainsi dans le cas qui nous occupe , on peut essayer, pour le signe rhomboédrique de ^, plusieurs simplifications dont la plus re-
marquable consiste à prendre la notation ((/' (2* 6'), qui est précisément celle d'un isocéloèdre aigu , ayant pour symbole hexago-
nal a* , et dont les incidences calculées ne diffèrent de l'observation que d'une quantité rentrant dans les limites des erreurs possibles.
La simplicité de ce résultat porterait à croire que la face K appartient à un hémi-isocéloèdre , ne formant quune zone très-
approchée avec les rhomboèdres e* et e'\ mais situé en réalité
dans la zone que j^ai déjà décrite entre u, e et e\
Signe rbomboédrique. Signe heiagonal.
? Ç, = (6^ d» d^) (6* *• h^) hémièdre.
Le cristal fig. 21 porte encore, au-dessus de la face Ç, une petite bordure analogue à la précédente, mais qui parait faire
zone entre les rhomboèdres e* et e * . Les symboles de Zi^ dans le système rbomboédrique comme dans le système hexagonal, sont
plus simples que ceux de K supposé dans la zone e'* e\ et peuvent
à la riguemr être admis; cependant, comme l'exactitude de la
11 2 ii
zone 6* Ç, 6* ne se vérifie pas mieux que celle de la zone e'*
i^ e', il serait également possible que la bordure Ki ne formât qu'une zone approximative, et que son symbole filt susceptible de
quelques simphfications. Si Ton essaye le signe {d} d'* 6'), dont
le correspondant hexagonal est [b*' f A'), on obtient des incidences calculées qui ne s'éloignent pas encore trop de Tobserva-
tion directe; et s'il était permis de substituer au rhomboèdre e*
le rhomboèdres", inverse de e\ dont j'ai signalé précédemment
l'existence probable, on aurait une zone formée par les trois
faces e\ Ki=^ (d' d'* b') et e*; la seule considération qui s'op-
pose à Tadoption de cette hypothèse, c'est que l'inclinaison de e *
sur e* s'est mesurée d'une manière trop nette pour qu'on puisse faire abstraction de la différence de près de 1 degré qui existe
entre cette incidence et l'incUnaison correspondante de e\ Si Ton voulait avoir un symbole encore plus simple, on pour-
rait prendre Ki = (d^ d' b'); mais les incidences qu'on déduit de
cette expression s'éloignent trop des nombres observés» et le rhom-' boèdre e\ quî ferait zone avec cette nouvelle valeur de Ç, et avec e\ rencontre e* sous un angle trop différent de Tinclinaison
de c * , pour qu'on puisse lé substituer à ce dernier.
On peut donc dire que, pour la face Ki^ le mieux paraît être de
s'en tenir, soit au premier signe assez compliqué [d^ rf" 6*) qui
11 1 JL i
satisfait à la zone e* e\ soit au second signe [d^ d'* 6") qui ne forme qu'une zone approximative entre ces deux rbpnibpèdres.
Signe rhomboédrique. Signe hexagonal.
ii = [b^ d' d^) (6> 6' h^) hémièdre.
La figure 5i, pi. II, représente un petit cristal chlorité du
Valais qui offre, entre la face rbombe s et le rhomboèdre e^, une petite bordure étroite muis mensurable, placée exactement dans la
zone que j'ai déjà citée entre ces deux faces et le rhomboèdre e*, zone qui comprend en outre les faces d* et y latérales, et où Ton
trouve par conséquent la série d^ y e* H s e* ; on voit que cette nouvelle modification, rencontrée sur un seul cristal, s'exprimie jpar un symbole très-simple, qui établit un accord suffisant entre les angles calculés et les angles observés; la face ii me parait donc tout à fait assurée : on voit aussi, diaprés la forme de son symbole rhomboédrique, que a fait partie de la zone p u, caractérisée par les modifications T T, T,, dont il sera question p|tts loin.
La projection sphérique , pi. IV, montre encore que «^ se trouverait dans une troisième zone déterminée par les formes A:, Ti A a* 6* y.
Signe rhomboédrique. Signe heiagwial. >
R = {d' d' b') (6* 6' A') hémièdre.
Certains cristaux du Brésil, analogues à celui qui est représenté fig. 64 1 pl> U, offrent quelquefois une face arrondie, dont les incidences se rapprochent de celles de p, mais qui ne fait pas partie de la zone p s^; cette face est en bordure entre le. rhombe s et le
riiomboèdre assez bien déterminable ^ * ; le symbole fort simple qui exprime sa position conduit à des nombres suffisamment voisins de l'observation « et ne peut guère laisser d'incertitude sur son existence.
Signe rhomboédrique. Signe heiagonal.
? * = (6' rf' d^) (6» b' h^) hémièdre.
Le cristal fig. à 1 9 qui présente une hémitropie et une disposition de faces très-remarquables, que j'ai déjà décrites en détail en parlant du plagièdre q, semble indiquer l'existence d'une nouvelle face située dans une zone opposée à celle dont R fait partie; en effet, les incidences des deux modifications 4> et R sont très-voisines les unes des autres; mais aucun des moirages qu'on remarque
sur le rhomboèdre subordonné e' ne se trouve placé de manière
à faire croire que la face O soit une face R retournée par suite de quelque enchevêtrement peu visible; parmi les divers agencements qu^à défaut de signes de reconnaissance bien positifs on peut assigner aux faces du cristal fig. 4 1 > le plus simple est aussi celui que j^ai indiqué sur mon dessin. Comme probabilité de Texistence de 4>, je ferai encore remarquer que cette face appartiendrait à une seconde zone dont j'ai déjà parlé et qui comprend
les modifications k pj^a} x.
il i
Lé rhomboèdre e* ayant jpour inverse e\ une face qui serait
rigoureusement rinverse de'R appartiendrait à la zone s e^; mais,
d^une part, son symbole serait notablement plus compliqué que
celui 4^ ^, et, d'autre part, le rhomboèdre e' se mesure assez