PAR J. FUSA
où H désigne la hauteur du cylindre et u ■ le rayon de sa base. En supposant le rayon u! très-grand en comparaison de la hauteur //, il suffira de prendre Q ' = a » £/. C*est en ce sens que Ton doit entendre que l’attraction d’un disque est proportionnelle à son épaisseur.
Considérons maintenant l'attraction d'un segment convexe ayant une fort petite flèche, appartenant ù un corps quelconque homogène. Quelle que soit la surface convexe de ce segment , l’on pourra représenter son équation par z' = A .r*-f- Bjr* , en plaçant l’axe des z sur la direction de la normale A D , élevée nu point A de sa surface, qui est à la fois l’origiue des coordonnées et le point attiré. Les axes des jc et des jr sont disposées sur le plan tangent ou meme point A suivant les sections rectangulaires de plus grande et de moindre courbure. Cela posé, l’on aura eucore ici, comme dans le cas du segment sphérique;
ududq
»/ i 7 fi
ududf
ÿls+ 7 r ’
U étant la hauteur AD ilu segment , mesurée dans le sens de la normale. Or, nous avons
x = u cos o ; = usinai
partant
i'=(.#cos*j-f-J3sin‘?)n* ;
ç r udutif r r «</«</ ?
JJ ti‘-4-(y/cos*p-*-/?s'm‘ j )‘«* JJ //’
Donc en exécutant l'intégration indéfinie par rapport à u , il viendra ;
P=f J ? Lo s- u(Acos’ i-»- (y/cos*ç4- Wsin’f )‘u’ j J A cos* <p -f- B sin* 9
— j'd<?y u'+fP .
Les limites de cette intégration étant u = o, u—uf, l’on a
»* ïf
p=njj f — jd ? y u*-* a'
4 ~ f^eos‘^gsin> L ° 6 | U ' (A c0, 'î-^ fisin » ■+■ Y t+Mcos , f+£sii)»V* -
MÊSI0IRE SCR LA DISTRIBUTION DE l’ÉLECTRICITÉ ETC.
La valeur de u' devant être déterminée par l'équation //=(/^cos*f ■+-j5sin*f )u” ,
qui a lieu pour tous les points du contour de la courbe plane qui sert de base au segment, nous pouvons écrire
P=anH-jj<fV u n +H‘+J‘l? • î )/ Lo 8 - (? ^ |/ l + »
ou bien
/>= anU-ju'df j y , Lofi. [ "-h |/ , J .
La formule
La formule
donne la série
Log.(^ + V T^)=p-i.£' + i^.^-i^|.Ç-l-etc. ;
donc, en développant le radical |/ i - 4 — , nous aurons De sorte que lespression précédente de P donne
»=3it ff—ffja
Mais
~ — ŸTl.y 4a,s' 7 +J3sm‘<?=y-I7/ . j/ 1 — ^^sin ;
et en nommant r r" les deux rayons de plus grande et de moindre courbure au point attiré, l’on a A — ; partant, si l'on ,
fait pour plus de simplicité ;
il viendra
Ainsi , nous pouvons , en général , exprimer la force P par cette série ;
„„ ... e=„ff|a|/T.p, a +"( 1 +|)(")p,A'
Il est par là clairement démontre que, eu prenant P =. 21 : 1/ , l’on
néglige la puissance -, et non le carré de 1 épaisseur // du segment.
On peut trouver de la même manière la force Q que le segment exerce sur le point D où la normale A D rencontre sa base. En ciret ; nous avons
dxdjdz( H — z)
et en intégrant par rapport à z depuis z = z' jusqu’à z — H , I on a
dxdjr
3û MÉMOIRE SCR LA DISTRIBUTION DE L’ÉLECTRICITÉ ETC.
d'où Ton tire
ff ududo f f ududo
]j -jt -JJ ■
et comme il viendra
z' = ( 4 CO$' ? + B S\ï\* f) U* ,
a ududy
s- p p a ududy
<v)= J r^jj J/ «■-»-[//— «t , (^cos* ? -*-/?sin»J
En intégrant par rapport à u depuis h = o jusqu’à u-=u\ et ayant égard à l'équation
^=(^cos*9-+-^sin*9)« u ,
nous tirons de là
Q=—Ju'd ? +±Jd ? 'jjLo ;
et en développant le Logarithme
etc.
En substituant ici |>our —, sa valeur précédente, c’est-à-dire
. A , il viendra ;
<aa)... Q=
Q=-,nff+py *.fj r S-£.lt(")fd f V
!*(£) p ?A ’- clc -
Le rapprochement des formules (ai) et (a a) démontre, que l'on ne
saurait avoir /*:= — Q, sans négliger les termes de l’ordre - relativement
PA» J. PLANA 3t
à l'épaisseur H du segment. De sorte que la véritable expression de la différence P — Q est telle que l’on a;
(a3) ... P-Q=inH-t/y
- 3 B(£,yfd,*+*c.
Cela posé, remarquons que le raisonnement de Poisson , rapporté ilans les pages 3i et 3a de son Mémoire, revient à dire que l’on a
R = S+P , et R'=S'+Q ;
où S et S' désignent les attractions du grand segment sur les points qu’il désigne par A et a; c'est-à-dire sur ceux que nous avons désignés par A et D.
Donc nous avons
Or , nous venons de prouver que , en négligeant U puissance - de l’épaisseur, l’on a
P — Q = ^n.H , ou bien P — Q=:^n.y ,
en remplaçant II par y. Donc nous avons l’équation R-R' = (S— S') + 4n.y .
Quelle que soit l’expression analytique de la force S, l’on peut supposer S=P(y, q); où q désigne la distance du point attiré au centre de gravité du grand segment. Cette fonction des deux variables y et q étant développée suivaut les puissances positives et ascendantes de y donnera une série de la forme
s =/ ” F, ( q ) -t-y P 1 F, ( q ) -t-y^F, ( q ) •+• e te.
Donc pour avoir la valeur de la force S 1 que le même segment exerce
3a MEMOIRE SUR L A DISTRniUTIOI» DE l'électricité etc.
sur un point éloigné de q-yy de son centre de gravité, il faudra écrire
l'équation
S' —y' F,(q-try )-+-/ *F,( q +y ) -t- etc.
Si l’on admet maintenant que les fonctions F, ( q -+-/ ) , F, ( q -y y ) etc. sont développables par la série de Taylor, il devient manifeste que le
premier terme de la différence S — S 1 est au moins de l'ordre I -t- ,
et qu'en conséquence il est permis de négliger toul-à-fait cette différence, lorsque l’on borne l'approximation aux quantités du premier ordre, par rapport il l’épaisseur de la couche. Alors l'on a l'équation
qu’il s'agissait de démontrer sans faire aucune supposition gratuite, et de manière à donner des idées justes sur le mode de son existence.
I,es deux valeurs de V déterminées par les équations ( 7 ) et ( 8 ) sont telles que, en posant
y—l^Ka.q jcosî, sinC . cosu , sinê.sinu, jj ,
et supposant connue la fonction f, l'on en conclura que l'équation ( 8 ) revient à dire que l’on a
F= . q j cos 3 , sinS.coss), sinâ.sinu, — j .
Lorsque la figure de la couche constitue une surface de révolution, la fonction 9 doit être indépendante de l'angle 0 , et après avoir fait cos 5 = fi, il suffit d’écrire au lieu de l'équation ( 7 ),
( a 4) y = 4na.tfÇp, ;
et au lieu de l’équation ( 8 ) ,
F/in J. PLANA
Cela posé, remarquons que, ilans ce cas, par la nature des fonctions jr„ etc., l’on a
y^ = A.P. \ jr, = A,P, ; jr A =A,P, ; etc.
où les coefficiens A„, A„ A ,, etc. sont des quantités indépendantes de p, et P„, P,, P,, etc. des fonctions entières et rationnelles de ft qui naissent du développement de la fonction
mis sous la forme
P,-4- P, x -t- P, x' -|- P } x 1 -+- etc.
La formule (7) donne alors
(a6) |^f> 0 -t-j.^,P 1 -|-i.^ 1 P,-Helc.| .
Ainsi, il suffirait de connaître A 0 , A ,, A % etc., puisque, ceux désignés par P„, P,, P % etc. sont censés toujours connus. Or, en considérant le point pour lequel l’on a cos 0 = [j.= i , tous les coefficiens P 0 , P,, etc. deviennent égaux à l’unité positive. Donc, en désignant par ’V la valeur correspondante de P, nous aurons
Il suit de là que, eu supposant connue d’une manière quelconque la fonction de x désignée par T, il suffira de la développer suivant les puissances entières et positives de x pour en tirer la valeur des coefficiens A„, A,, A , etc. Après cela, en remplaçant dans ce développement A 0> A,, A x etc. par A„P„, A, A,, A, P, etc. l’on formera la
valeur de la fonction y. Ainsi, en désignant par ^ ce que devient la fonction p (-?) lorsque [à = i , l’on aura
34 MÉMOIRE SUR LA DISTRIBUTION DE l’ÉLECTRICITÉ ETC.
C’est à Legendre que l’on doit cette règle pour former la fonction f \ ( Voyez Tome X des Savans Étrangers).
Soit le coefficient différentiel de la fonction f ^ ^ pris
par rapport à — . L’équation (a6) donne
Donc, en introduisant ces expressions dans l’équation (g), il viendra
En faisant successivement p=-f* i et /x = — ■ dans cette formule, et nommant Y' et Y les épaisseurs correspondantes de la couche électrique , nous aurons
y— ?(«, O-*- 2 ?'* 1 , »)i *'=?(—>» i)H-ay'(— i, i).
Soit le coefficient différentiel de /© pris par rapport à ~ ;
nous avons
parlant
ce qui revient à dire que Ton aura ces deux épaisseurs extrêmes en faisant j=±i dans l’équation
Pour une autre sphère d’un rayon égal à b l’on aura de même les équations
(3t) r=\nb*(v.„ ÿ) ,
PAU J. T1.ANA
où V t est la quantité analogue à V , et fi x = eos fl i ; l'angle 0 t étant celui que la ligne x i menée du même point O, attiré ou repoussé par les deux sphères électrisées , fait avec la ligne c qui joint leurs centres. La fonction F de laquelle l’on doit conclure la fonction î> par la
règle précédente sera en général fort différente de la fonction /(!> *
moins à l'égard de sa valeur absolue. Toutefois, il ne faut pas perdre de vue, qu’en considérant l’action simultanée des deux sphères sur le
même point O, l’on pourra considérer 4>
comme une fonction
des deux variables fi et x. En effet; le triangle rectiligne formé par les droites x, jr t , c donne ces équations
x t =K c* — aepx-t-x*; sin S =r — sin fl ; cosfl,:
c — x . cos 5
Et dans le cas particulier de fl = o , l’on a c=x-t-x, ; ce qui donne
Cela posé il est clair que, en désignant par U ce que devient la fonction F relativement à l'action réunie des deux sphères sur le meme point O , l’on aura
U=z\na<f(jL,
si le point O est intérieur à la première sphère; et
s'il est intérieur à la seconde.
En considérant le cas particulier duquel dépend la solution du ras général; c’est-à-dire celui oit le point O serait sur la ligue c ou sur
sou prolongement. Ton tirera de là la conséquence, que l'équilibre des
deux couches électriques ne peut avoir lieu sans avoir ces deux équations
w éï)-*.
où h et g désignent des quantités constantes. Telles sont les équations que Poisson obtient dans la page 43 de son premier Mémoire.