VI. FEDIA
Le genre que j'admets ici est le Fedia de Mœnch , et non celui d'Adanson ; il fait partie des Fedia de Gœrtner, et répond au Mitrophora de Neder. Le désir de me conformer à l'usage le plus reçu m'a décidé ainsi que MM. de Jussieu, Dufresne, etc., à admettre cette nomenclature.
Le genre Fedia a de grands rapports avec le."? Valérianelles. Il n'en diffère que par sa corolle un peu irrégulière et presque à deux lèvres, et par ses étamines au nombre de deux seule-ment. La coupe de son fruit se rapproche beaucoup de celle des Valérianelles psilocœîes.
VIL PLECTRITIS.
M. Lindley a fait récemment connaître une Vale'rianée recueillie à la côte ouest de l'Amérique septentrionale; il l'a adjointe aux Vale'rianelles comme formant une section particulière sous le nom de Plectritis. Sans rien changer aux caractères observés par cet habile botaniste , et que j'ai vérifiés sur des échantillons provenant du jardin même de la société d'Horticulture de Londres, je crois plus conforme à la symétrie de la classification de considérer ce Plectritis connme un genre. Celui-ci diffère des Mâches 1°. par sa corolle prolongée à sa base en un éperon court et obtus ; a°. par son limbe à deux lèvres assez prononcées ; 5°. surtout par
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son fruit ^ qui se trouve être k une seule loge , parce que ses deux loges stériles , au lieu d'être closes ^ sont fendues en long et épanouies en forme d'aile. Le port de la plante , la couleur rose de ses fleurs , les bractées mnltifîdes , sont autant de caractères accessoires qui confirment cette séparation générique. Ce genre est curieux sous le rapport organographique, en ce qu'il donne un exemple d'un procédé insolite par lequel un fruit à plusieurs loges peut passer à un fruit uniloculaire. Il est à ce titre placé à la fin de la première division et touchant k la seconde.
La seconde division des Valérianées comprend celles où le fruit n'a qu'une loge dès l'époque où il est visible; elle se sous- divise en deux sections selon que k limbe du calice roulé en dedans sur lui-même à l'époque de la fleuraison se présente alors comme un simple bourrelet, puis se déroule en une aigrette à barbes plumeuses dont le nombre varie de 5 à r 5,. ou selon que le limbe du calice est tronqué ou denté sans se rouler en dedans et sans se changer en aigrette. A la première de ces sections , celle des Valérianées aigrettées , se rapportent deux genres bien connus , savoir :
Vlll. CENTRANTHUS.
Ce genre, établi par Necker et que j'ai-admis dans la Flore française ^ se caractérise par sa corolle munie d'éperon à sa base, et par son étamine unique dans chaque fleur. Il se divise en deux petites sections.
i"". Celles à long éperon et fleurs naturellement rouges et ne devenant blanches que par variations. Ce sont les espèces confondues jadis comme variétés sous le nom de f^aleriana ruhra.
a"". Celles à éperon fort court et à fleurs blanches, telles que le Calci^ irapa et une nouvelle espèce de Corse et de Sardaigne, qui, par son feuillage, s'approche de la première section, et par ses fleurs , appartient à la deuxième , savoir le C. nersH>sus de Moris.