SUR
1°. La fièvre typhoïde est-elle une maladie particulière ^ ou bien une forme, ou une complication de certaines maladies ?
2°. Indiquer le traitement de la fièvre typhoïde dans les diverses j ormes quelle peut présenter.
Telle est la question éminemment pratique que vient de proposer la Société médicale de Toulouse pour le concours de 1838.
Quoique simple et réclamant en apparence peu de développements, une telle question exigera cependant des détails assez étendus^ que nous diviserons, comme elle semble le demander, en deux grandes sections.
Dans la première , nous commencerons par la description des phénomènes pathologiques qui, en plus ou moins grand nombre et pendant des temps variables, précèdent le développement de la fièvre typhoïde. Nous signalerons ensuite les caractères qui indiquent l'existence de cette maladie, les formes différences qu'elle revêt , les accidents qui la compliquent com-
munément et qui la rendent plus grave , les altérations physiques qu'elle laisse après elle, soit dans les tissus organiques, soit dans quelques liquides, les causes physiques et morales qui lui donnent ordinairement naissance. Enfin, après avoir fait ressortir, dans la même section, la corrélation qui a lieu entre l'état pathologique primitif et la maladie désignée sous la dénomination àe fièvre typhoïde^ nous dirons si elle nous paraît être une affection particulière, ou bien une forme, ou une complication de certaines maladies. Nous irons même plus loin , en nous expliquant relativement à l'état morbide auquel nous pensons qu'il faut attribuer la naissance de l'affection.
Après avoir parcouru ces divers points de la question préposée, nous passerons à la seconde partie de notre travail, c'est à dire à la détermination du traitement de la fièvre typhoïde : or c'est là que nous dirons dans quelle opinion ont été la plupart des grands médecins nos prédécesseurs à l'égard de la cause première de cette affection ; que nous exposerons les principes de thérapeutique qu'ils nous ont transmis et dont une expérience de sept années consécutives à " Y hôpital Necker nous a prouvé la haute importance et la solidité.
Sur plus de deux cents observations cliniques que nous avons en notre possession et qui sont en grande partie connues des praticiens, et particulièrement de ceux de Paris, nous n'en signalerons que quelques unes dans ce mémoire, pour faire voir que les formes de la maladie typhoïde ne réclament pas autant de variantes dans le traitement qu'on a paru le penser jusqu'à ce jour. Pia rement , disons-le d'avance, nous
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nous occupons de ces formes (i), et si quelquefois nous faisons subir des modifications à la méthode curative dont nous faisons usage, c'est presque toujours à cause des complications.