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11 faudra, dans F emploi de ces équations, suivre les indications que nous avons données pour celles qui sont relatives^ au profil de la fig. i5.
Nous avons calculé le profil d'un barrage de 5o mètres de hauteur en partant des formules qui précèdent. On trouvera des détails sur l'application que nous en avons faite dans le troisième chapitre de notre mémoire.
10. Conditions de stabilité relatives au glissement» — Le profil d'un barrage étant calculé d'après les considérations qui viennent d'être exposées, il est nécessaire de vérifier si les dimensions en sont suffisantes pour que le mur ne puisse pas glisser horizontalement sur l'une de ses assises ou sur le sol de la fondation.
En désignant par H la hauteur d'une assise au-dessous du sommet, la force qui tend à produire le glissement sur cette assise est égale à la composante horizontale de la poussée de l'eau contre la partie du parement intérieur située au-dessus de cette assise et elle est donnée par l'équation :
Les résistances qui s'opposent à l'action de cette force sont le frottement des deux assises qui tendent à glisser l'une sur l'autre et la force de cohésion des maçonneries*
Le frottement est proportionnel au poids de la partie supérieure de la construction et la force de cohésion à l'épaisseur du mur.
En représentant par f le cofiicient de frottement des maçonneries, par Y la force de cohésion par unité superficielle, par s la surface de la partie du profil située au-dessus de rassise considérée, et par 6 l'épaisseur du mur en ce point, la résistance R au glissement sera :
et il faudra que Ton ait :
ou
Cette inégalité devra se vérifier pour toutes les sections horizontales du profil en donnant à /" et y les valeurs propres aux matériaux que Ton aura employés.
Elle devra également être vérifiée pour la base des fondations ; /■ et Y représenteraient alors les coeflîcients qui se rapportent au sol sur lequel la construction est établie.
Il conviendra dans la pratique, pour plus de sûreté, que
non-seulement le rapport — ^ — Lj^ * soit plus grand que
l'unité, mais qu'il ne de3cende pas au-dessous de la valeur trouvée pour ce rapport dans des murs de réservoir existants qui n'ont pas éprouvé d'avaries.
Nous reviendrons, dans la partie de notre mémoire consacrée aux applications, sur l'usage qu'il faut faire de la formule (43).
Les dimensions du profil à adopter étant déterminées en partant des formules qui ont été établies plus haut et les conditions de stabilité relatives au glissement des assises de maçonnerie les unes sur les autres étant satisfaites, il resterait à vérifier si le sol de la fondation est susceptible de supporter la pression-limite adoptée pour les maçonneries et s'il ne peut pas y avoir glissement du mur sur le terrain qui le supporte. Nous n'avons pas à nous occuper de ces questions pour les barrages à établir dans la Loire-Supérieure, attendu qu'ils seraient tous fondés sur le rocher dont la résistance à l'écrasement dépasse celle des maçonneries et sur lequel la tendance au glissement des maçonneries n'est pas supérieure à celle qui se produit entre deux as»ses
quelconques de la construction. Les précautions à prendre si le terrain était moirlS résistant seraient, soit de .consolider le sol par les procédés employés ordinairement dans les fondations des travaux d'art importants, soit d'arriver à diminuer la pression supportée par le sol en donnant plus de largeur au profil de la base.