Cf. ci-dessus, p. 98, et à l'appendice, p
du fief de Roncheville; enfin la haute justice de Blangy s'étend sur quelques maisons '.
Il y a dans la ville deux paroisses, Notre-Dame et Saint- Etienne, et deux dans les faubourgs : Saint-Léonard et Sainte-Catherine. Hôpital; couvent de Capucins; pèlerinage de Notre-Dame-de-Grâce - dans le voisinage^.
10° Caudebec. — Abonnée à 2 000 1. avant la révocation de 1640, la ville est demeurée purement taillable depuis, « n'ayant point obtenu confirmation de son abonnement lors de l'advenement du Roy à la couronne « '".
Une seule paroisse : Notre-Dame. Religieuses de la congrégation de Notre-Dame, et Capucins établis « au bout du faubourg, du costédu Havre, sur le bord de l'eau ^ «.
Il y a trois échevins,
u qui s'élisent tous les trois ans en l'assemblée de tous les bourgeois appelez au son du tambour, en présence du gouverneur qui y préside, et après luy est assis le lieutenant gênerai, et les conseillers du bailliage ensuitte, et après eux sont les eschevins. Lorsque le gouverneur est a la ville, il peut présider en toutes les assemblées de ville, et le lieutenant genei'al ne laisse pas d'y assister — ou en son absence le plus antien conseiller du bailliage — a toutes les assemblées de ville les eschevins estans tousjours présidez par un officier du bailliage s'il y en a en la ville, sinon le plus ancien eschevin préside. »
11° YvETOT. — Ce bourg
a mérite quelque mention particulière quoy que ce ne soit qu'un
1. Cette dernière phrase est omise, sans doute par simple inadvertance du copiste, dans le ms. 13. Cf. ci-dessus, p. 99.
'2. Sur ce pèlerinage, voir Les effets merveilleux de N.-Damc-de-Grâce, anonyme, Rouen, 1615, réédité par Ch. Bréard, Rouen, /1902, in-4°, pour la Soc. rouennaise des bibliophiles; Lavergne, Notice hist. sur la chapelle de iV.-D.-de- Grâce, Honfleur, 1865. La chapelle avait été reconstruite en 1613; un petit hospice avait été bâti à côté en 1660.
3. La ville était alors en décadence. Cf. ce qu'en dit, en 1664, Evelyn, dans son Voyage en France : « ce n'est qu'une pauvre ville de pêcheurs, où ce que j'ai noté de plus curieux, ce sont les solides mais bizarres vêtemens des femmes du peuple, qui sont de peaux d'ours ou d'autres animaux >> (Publ. à la suite du Voyage de Lister, éd. de Sermizelles, p. 252). Sur le mauvais état des murailles, voir une lettre du gouverneur, M. de Monts, du 20 nov. 1665 (B. N., ms. Mél. Colbert 133, i° 453). Cf. Ch. Bréard, Les arc/iices de la ville de Honfleur, Paris, 1885; Id., Notice sur la population de Honfleur aux A VU" et XVIIP siècles, dans V Annuaire normand, 1886; Id., Notes historiques sur Honfleur, Honfleur, 1876-78, 3 part, en 1 vol.; Balle, L'organisation municipale et les finances de Honfleur sous l'ancien régime, Paris, 1902; Decharme, La ville et les gens de Honfleur au XVIP siècle, Paris, 1910.