‹ Mémoire sur la généralité de Rouen (1665) Analyse et extraits, avec notes et appendicesChapitre 26 sur 199 · Cf. Ports maritimes de la France, t. I, p. G · texte numérisé non relu

Cf. Ports maritimes de la France, t. I, p. G

3. Voysin avait reçu de Levasseur de Beauplan « un mémoire toucbant le Havre de Grâce et le Hoc qui en est proche, avec un plan ». Il envoie le tout à Colbert le 15 avril 1665 (B. N., ms. Mél. Colbert 128 l^is, i" 885). Au ms. A est annexé un plan du port et de la ville par Lebocage-Boissaye; il est soigné. — Sur l'état du port en 1664 et les travaux en cours à ce moment, V. Ulél. Soc. Ilist. de Xorm., I, 255 et suiv.

4. Un arrêt du conseil du 23 janvier 1665 avait prescrit aux officiers des amirautés de faire une enquête dans chaque port jiour savoir si les navires se livraient à la funeste pratique de jeter leur lest dans les rades. Elle fit

10 GENERALITE DE ROUEN.

avant pour avoir plus d'eau, mais on y est plus exposé aux vents. Au delfaut de cette rade, les vaisseaux se peuvent retirer a la rade du Hoc, qui n'est qu'a une lieue du havre, estant meilleure et couverte de tous ces mauvais vents*, et si le havre estoit racommodé et en lestât qu'on le peut mettre, qui ne consiste qu'a faire creuser l'entrée, parce que de morte eau il n'y a pas assez d'eau pour les vaisseaux au temps des mauvais vents, les vaisseaux qui seroient a la radde pourroient entrer dans le havre et seroient en toute seureté. Les marées sont au Havre sudest et nordouest c'est a dire qu'a la nouvelle et plaine lune la mer y est haute a neuf heures précisément 2.

« Au millieu de l'emboucheure de la rivière de Seyne est un grand banc de roche appelé le Ratié, lequel est l'ort dangereux de morte eau; il s'y prend de bons mouUes*.

« La rivière de Seyne est fort large en son entrée, et jusques a Quillebeuf est plaine de bancs de sable mouvant; depuis le Havre jusques a Honnefleur, et d'Honnefleur jusques a Quillebeuf elle est aussy subjecle a un flot impétueux qu'on apelle la Barre.

« QuiLiuEUF est un lieu très important, tous les vaisseaux qui viennent de la mer eslans obligés d"y ari*ester parce qu'une marée ne les peut porter, et de plus il y a vis-a-vis un banc de sable changeant pour lequel éviter on est obligé de prendre des matelots du lieu*.

découvrir qu'au Havre notamment elle était habituelle : v. les docum. de cette enquête Bibl. serv. hydrogr., ms. 271.

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