‹ Mémoire sur la Généralité de RouenChapitre 130 sur 228 · Cf. Forin, {°° part., p · texte numérisé non relu

Cf. Forin, {°° part., p

3. Voir une lettre de Pellot à Colbert, 4 janvier 1673 : ce sont des charges « fort souhaittées de nos bourgeois », elles sont l’objet de « beaucoup de brigues ». Il y eut un arrêt en 1671 pour réglementer l'élection, mais les habitants font difficulté de s’y conformer; « l’on ne voudrait pas nommer un marchand » (Bibl. Nat., Mél. Colb. 163, f° 34).

ensuitte de quoy le conseil des 24 faict l’eslection de ceux qu'il veut pour eschevins et quarteniers, pourveu que ceux qu’ils choisissent ayent du moins le suffrage de quelque menu peuple.

« Les bourgeois de Rouen sont exempts du ban, de l’arriere-ban et des francs-fiefs. Ils avoient anciennement le privilege de plaider directement devant le bailly et sauver le degré de jurisdiction du viconte. Messieurs Aubry ?, propriettaires du greffe de la viconté, obtinrent arrest du Conseil en 4548 qui a restrainct ce privilege aux vendredys de quinzaine en quinzaine, jours de plaids a masse, (ainsy appellez parce qu'en ces jours l'huissier tient la masse devant le lieutenant general a l'audience). Du depuis il ÿ a eu des declarations veriffiées au Parlement qui ont maintenu les bourgeois dans ce privilege indeffiniment; neanmoins la possession n’est que pour les jours de plaids a masse, » |

Description de la ville : elle est grande « à peu près comme le quart de la ville de Paris‘ »; la superficie à l'intérieur des murailles est de 140 acres.

1. Voysin résume ici le mémoire très détaillé sur l'élection des échevins de Pouen, qu’il avait adressé à Colbert le 14 juin 1665 : B. Nat., mss Mél. Colbert 130, {° 191, publié dans Depping, f, p. 752-5, (mais cette publication est très fautive : ainsi là où Voysin a écrit : « Ils cognoissent aussy, comme selgneurs de la rivière de Robec qui passe dans la ville, du netoyement et curement que les bourgeois doivent faire de son lict », Depping a lu : «Ils cognoissent aussy, comme seigneurs de la rivière, de robe qui passe dans la ville, du nétoyement et curement, et les bourgeois doivent faire de son dict ». Les fautes de ce genre sont, du reste, très fréquentes dans Depping); v. d’autres let. de Voysin, Mél. Colb. 130, {° 338 et 130 LE EUTIO

Colbert notait, dans un mémoire « pour l'augmentation du commerce du royaume », qu’à Rouen, l’échevinage est en « désordre » depuis 1648 : « aucun marchand n’y est entré, et ce sont a présent des gens de rien... Il faudroit rendre libre l’election des eschevins »; la multiplication des officiers a « diverty du commerce tous les hommes qui avoient du bien et de l’industrie » (Clément, Letires.…., t. VII, p. 285-86). C’est sans doute dans l'intention de remédier à ce désordre qu'il avait demandé ce mémoire à Voysin. À la suite de ce mérnoire, un arrêt du conseil ayait été expédié le’26 juin pour changer le mode de nomination des échevins : les habitants de chaque quartier devaient élire quatre d’entre eux pour participer à l'élection avec les vingt-quatre; un des échevins anciens et deux des modernes devaient être marchands (publ. dans Depping, I, p. 756, n.). C'est suivant cet arrêt qu'avait. été faite l'élection du 4 juillet 1665 (Félix, Comptes rendus des échevins.…, Il, p. 235-7); l’un des élus fut Fermanel, correspondant de Colbert. Toutefois, l'élection d’un des échevins nouveaux, Moisant, fut cassée par arrêt du conseil du 27 juillet, parce qu’il n’était pas marchand: mais à la suite de l'intervention de Voysin et du Premier président de la cour des aides (Depping, 1, 756, et note), Moisant fut réintégré au nombre des vingt-quatre, par lettre de cachet du 15 août 1665 (Arch. mun. Rouen, à sa date). à

Les 24 et les 16 réunis en conseil nommaient aussi le receveur de la ville : c’est ainsi que le 27 août 1665 fut élu Delacroix, ancien bailli de la haute-justice de la Ferté (Voysin à Colbert, 28 août, Bibl. Nat., Mél. Colb. 183 **, fo 69%).

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