‹ Mémoire sur la Généralité de RouenChapitre 23 sur 228 · XXIV INTRODUCTION · texte numérisé non relu

XXIV INTRODUCTION

non pour d’autres; des renseignements sur les ports, l’état ecclésiastique, les tribunaux, figurent au chapitre des villes (p. 137-159), et non aux chapitres relatifs à ces matières, etc.

Sur les auteurs de ces mémoires partiels que Voysin a utilisés, on ne peut faire que des conjectures. Pour l’église, un ecclésiastique de Rouen a pu lui donner les renseignements sur l’histoire de l’archevèché, sur le privilège de Saint-Romain, sur les grandes abbayes, et lui communiquer un pouillé manuscrit ou un registre de décimes : ainsi s’expliqueraient les lacunes relatives au Vexin français et aux évêchés de Lisieux et d'Évreux, les chiffres de revenu des bénéfices manifestement trop faibles, les phrases nettement favorables à l’archevèque de Rouen sur la question du vicariat de Pontoise et sur celle de la primatie (p. 13 et 14). — Le tableau des capitaineries garde-côtes (p. 71) fut sans doute fourni par un officier de l’Amirauté; les détails sur le Parlement, son histoire, ses usages particuliers, par un membre de ce corps, comme l'avocat général Leguerchois ou le procureur général Maignart de Bernières. La suite des notices sur les vicomtés, leurs usages, leurs officiers, les hautesjustices qui eu dépendent, a été très probablement fournie par les procureurs du roi dans ces juridictions, de la même façon que celles de 1689 publiées à l’appendice VII. Enfin les notes sur les villes, ou du moins sur certaines d’entre elles, furent fournies par quelque personnage du lieu : procureur, marchand, échevin : au moins faut-il l’'admettre en ce qui concerne Pontoise, ainsi qu'on l'a vu plus haut.

Il faut donc considérer notre mémoire beaucoup moins comme une œuvre unique, que comme un assemblage de notices hétérogènes; ce n’est qu'une compilation. Il a, de ce fait, un gros défaut : c’est l'inégalité de valeur entre ses parties. À côté d’une notice consciencieusement dressée s’en trouve une autre incomplète, superficielle, peu exacte; les contradictions d’un chapitre à l’autre, que j'ai déjà signalées, nous invitent à suspecter tous les faits énoncés dans l’ouvrage; une critique rigoureuse s'impose. Les notes de la présente édition sont faites pour y aider; quoiqu'elles soient abondantes, elles ne

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