‹ Mémoire sur la langue de JoinvilleChapitre 27 sur 55 · IMPÉRATIF · texte numérisé non relu

IMPÉRATIF

Les chartes ne contiennent pas d'exemple de l'impératif; mais ceux qu'on rencontre dans l'Histoire suffisent pour constater que les formes de ce mode devaient être calquées sur le latin à la seconde personne du singulier, où je ne trouve 1'^ finale pour aucune conjugaison : liève, nianju (mange), meinne, vient (dont la véritable orthographe serait plutôt vien ou vieng), fai, occi, tai. Parmi ces exemples, celui de fai est surtout concluant, puisque le* c dur de fac entraîne la suppression de 1'^ ou du z, qui à la première personne du singulier de l'indicatif présent représentaient le c doux de facio dans les formes fais, faiz, fas, faz, foiz.

A la troisième personne du singulier et du pluriel, l'impératif avait les mêmes formes que le subjonctif; à la première et à la seconde du pluriel, je n'ai rien noté qui ne soit analogue à l'usage actuel.

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