‹ Mémoire sur la langue de JoinvilleChapitre 8 sur 55 · Yoy. encore par lui confesser, dans le Credo (p · texte numérisé non relu

Yoy. encore par lui confesser, dans le Credo (p

3. Voy. de même avoit eu pooir de lui resu&citer dans le Credo (p. 522 et

(Y 23) et iaus (S 26), sans que j'aie remarqué une seule fois eitœ, ou eus ^; 3" lour ou lor et rarement leii7\ Comme lui au singulier, aux se prenait dans le sens réfléchi. Par exemple dans la charte de janvier 1278 on a mis , « il n'iront ne ne feront ve- » nir par aux ne par autrui » (Q 38), là où nous mettrions aussi bien par soi que par eux. Mais Joinville s'est servi de ce dernier pronom dans une phrase où l'usage nous obligerait aujourd'hui d'employer notre pronom réfléchi, « ne font force li Assacis » d'aux fère tuer » (p. 306). C'est ainsi que dans le Credo (p. 520) par eus répond au latin per se : « les chevaliers portanz » banière par eus. »

Lour ou leur, outre l'emploi qu'on en fait aujourd'hui , se rencontre dans des phrases où nous serions obligés de mettre eux ou soi : 1° dans la charte de 1273, « sans rien retenir à » lour ne à lor hoirs » (N 22) ; 2" dans la charte de mai 1278, ^< il » ne iront à l'ancontre par lour ne par autrui » (0 43) ; 3° dans la charte de janvier 1278, « ont renoncié por lour et por lor hoirs » (Q 31). De même, dans une phrase analogue à celles dont le compte de 1231 , cité plus haut, fournit l'équivalent latin, Joinville a dit , « cinquante quatre chevaUers que en appeloit dise- » niers pour ce que il estoient leur disiesme[s], » ou en latin se decimis. Ailleurs j'ai fait entrer dans le texte, comme M. Daunou, la leçon esliroient entre eux (p. 316) fournie par le manuscrit de Lucques ; mais je crois que les exemples cités plus haut permettent de conserver celle du manuscrit A, esliroient entre leur.

Au féminin, j'ai rencontré dans les chartes : au sujet singulier, elle; au régime, la et li^; au sujet pluriel, elles; au régime, les et lour ou lor.

Ces différentes formes sont également employées dans l'Histoire. Les détails que j'ai donnés sur les pronoms masculins me dispensent d'entrer ici dans aucun développement et me permettent de conclure que pour les pronoms personnels il y a un accord parfait entre les chartes et l'Histoire, sauf pour l'orthographe des pronoms eux et leur auquel il faut substituer aus et lour ou lor pour se conformer à l'usage dominant de la chancellerie de Joinville.

1. Celte forme du pronom se présente au contraire dans l'Histoire et même dans le Credo, où cependant aus est plus ordinaire, ■2. Notamment de li, se rapportant à unes lettres (U 6).

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