DESCRIPTION DES INSTRUMENTS
Les instruments nécessaires pour l'exécution de cette opération sont au nombre de deux : un destiné à la rupture des os; l’autre à la division des parties molles.
1° Ostéoclaste. — L’instrument destiné à la rupture des os, et que je désigne sous le nom d’ostéoclaste, est construit sur le plan du serrenœud de Græfe , mais avec des dimensions beaucoup plus considérables et des accessoires appropriés à son usage spécial.
A. La vis de cette espèce de serre-nœud, épaisse de 0,08 centimètres, longue de 0,20 centimètres, supporte à son extrémité inférieure deux crochets solides , tandis que son extrémité supérieure est percée d’un trou dans lequel s’introduit un levier transversal long de 0,30 centimètres.
B. La gaine de cette vis, ou corps du serre-nœud, est constituée par deux fortes tiges d’acier , réunies à leurs deux extrémités de manière à former un parallélogramme de même longueur que la vis et large de 0,08 centimètres. A l’extrémité supérieure de ce parallélogramme existe un trou muni d’un pas de vis engainant, et, à l’extrémité supérieure, une crête saillante destinée à s’introduire dans la mortaise d’une autre pièce.
C. Le lien constricteur est représenté par un fort croissant en acier, dont chaque extrémité donne attache à une chaîne de cinq ou six anneaux.
D. Les accessoires consistent en deux coussinets en bois et une forte barre d’acier. Les deux coussinets, longs de 0,08 centimètres, épais de 0,05, ont leur face supérieure munie d’une cheville en fer de 0,02 centimètres de saillie. La barre d’acier a 0,20 centimètres de long sur 0,01 d’épaisseur et 0,04 de large, et présente sur son milieu une mortaise destinée à recevoir la crête inférieure du corps de l’ostéoclaste. Près de chacune de ses extrémités existe une autre mortaise qui s’enchâsse sur la cheville de fer du coussinet correspondant.
2° Constricteur des parties molles. — Cet instrument n’est autre absolument qu’un serre -nœud de Græfe de grande dimension. Sa longueur totale est de 0,40 centimètres. La vis a 0,01 centimètre de diamètre, et la manivelle de cette vis représente un levier de 0,20. Une sorte de poignée mobile peut être adaptée au corps de l’instrument pour rendre son maniement plus facile.
Quant à la ligature, celle que j emploie de préférence à toute autre
consiste en une corde métallique formée de dix à douze brins de fil de fer d’un millimètre de diamètre.