‹ Mémoire sur la perforation de la membrane du tympanChapitre 24 sur 28 · TRENTIÈME OBSERVATION · texte numérisé non relu

TRENTIÈME OBSERVATION

Un jeune homme de Fresnes, près Saint- Mihiel, âgé devingt- 4 eux à vingt-quatre ans, portait, depuis quelques années, des dar^esyur/«racées sur les bras et sur le cou j quand il s’aperçut qu’il devenait sourd; il se déclara en même temps un bourdonnement continu dans l’une et l’autre oreille, accompagné de douleurs vives qui se faisaient surtout sentir pendant les vents secs de l’hiver. Avant de mé consulter, ce jeune homme employa beaucoup de remèdes que lui conseillèrent les bonnes femmes de son village, et quelques charlatans qui ne cessent de parcourir impunément les villes et les campagnes.

Il me fut facile de reconnaître une dartre écailleuse qui envahissait les membranes du tympan et une partie des conduits auditifs. La surface des membranes était rouge, et l’inflam-

xoaüon la faisait paraître très-épaisse ; la sensibilité était si développée, que les conduits auditifs ne pouvaient supporter le contact de la sonde j en soufflant fortem'ent , le nez et la bouche étant fermés jjfe malade ressentait une douleur déchirante dans les deux oreilles.

Les fumigations émollientes, et l’emploi du sulfure de potasse en bains et en injections, dissipèrent ces dartres, et enlevèrent en même temps les douleurs et les bourdonnemens 5 mais l’ouïe n’est pas aussi fine qu’avant la maladie, parce que les membranes du tympan sont épaissies, surtout à leur circonférence.

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