IV
« — Car tu as livré ti fille à cette vieille femme pour qu'elle devint prostituée ou pour qu'elle fût vendue publiquement. •
(10) ( Junonem meam iratam habeam, si nnquam me meminerit virginem fuisse. Nam et infans cum paribns inquinata sum , et subinde pereuntibus annis. majoribus me pueris applicui , donec ad hanc œtalem perveni. » ( Petron. Satyrig. 25.)
« Que mou bon génie me confonde , si e me souviens d'avoir jamais été pucelU ! Tout enfant . j'ai polissonne avec les enfants de mon âge ; et insensiblement , selon le progrès des années, je me suis mesurée avec de plus giands , jusqu'à l'époque où je suis à présent. »
On voit par ce passage que Junon était invoquée par les femmes galantes et les prostituées; elle Tétait aussi bien que Vénus. (Voyez à ce sujet : TiB. Eleg. UI, 7, 16 et Carm. Xlll, 15.)
11) « Olia si toUas, periere Cupidinis arcos. > (Ovid. Hem. am.) ■ Supprimez l'oisiveté, vous brisez les flèches de Cupidon. •
est à peine suffisant pour assurer leur subsistance journalière. BienliH le premier séducteur, à qui elles u'ofTraient que l'appât des plaisirs charnels, s'est dégoûté d'une association onéreuse à laquelle tout sentiment de devoir est resté étranger (12) , et dont le scandale mettait obstacle à tout projet d'établissement régulier; ou bien il a été obligé de changer de résidence, il a été appelé sous les drapeaux , ou bien il a été malade, il esl mort, et il en est résulté pour la malheureuse ûlle, l'abandoo (13) et le plus complet dénuement. Car la fille pauvre, qui n'a plus le courage de pourvoir A ses besoins par son travail, subit nécessairement le contre-coup des vicissitudes auxquelles est exposé celui dont le travail la fait vivre.
Si elle est devenue mère, il est rare qu'elle se charge d'élever son enfant ; le plus souvent elle l'abandonne à la charité publique, et si elle essaie de le nourrir elle-même, elle lui fait partager une vie de misère et de désurdre au milieu de laquelle il ne tarde pas à périr.
Cependant, elle a compris qu'une liaison nouvelle lui donnera les moyens de subsister aisément; dès ce moment, elle fait marchandise de son corps : elle se met à la recherche d'un homme qui l'entretienne, vieux ou jeune, laid ou beau;
{Hon
ii esl improb. Si™ *T. U, 3, U.)
■ Utâia. ■
.Evil
eireisiveWclan
eenuieS
rtûe. .