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Quand on les place dans nn liquide, immcdialemeut elles s'infléchissent sur leur bord cardiaque, se contournent même au point de décrire des cercles complets. Ce phénomène est déterminé par les fibres élastiques qui sont à la face interne de la valvule. Tout à fait à la base de la valvule, on constate la présence d'une masse fibreuse analogue à celle constatée précédemment dans la portion sous-valvulaire ; elle est néanmoins plus régulièrement conique; son sommet est inférieur et regarde le feston inférieur avec lequel il s'anastomose, comme je l'ai déjà dit; mais on peut dire que sa base est un peu disséminée. Ce cône, qui devient réseau comme le précédent, quand on fait agir l'acide pyroligneux, envoie en effet des faisceaux dans la parlie supérieure de la valvule, . d'autres, et c'est le plus grand nombre, dans la portion de tissu intermédiaire aux faisceaux musculaires et à la tunicpie interne, dans la portion sus-valvulaire; enfin, quelquesuns entre les fibres musculaires. Ce cône, ce feston peut donc être considéré comme un centre d'origine d'une grande partie de l'artère et de la moitié supérieure de la valvule. Je dis d'une partie de l'artère, car déjà nous avons vu le feston inférieur envoyer des fibres élasti(iues et lamineuses dans la portion susvalvulaire ; nous savons, d'ailleurs, que le tissu cellulaire interposé aux muscles, se prolonge avec ceux-ci bien haut dans l'artère, et nous verrons plus loin comment il concourt directement à la formation des vaisseaux. Au-dessus de la zone valvulaire, nous allons voir l'artère acquérir graduellement ses caractères essentiels. D'abord le nombre des fibres musculaires diminue de plus en plus, elles se réduisent de l'état de faisceaux à l'état do, fibres et disparaissent. Par contre, la portion de tunique qui s'étend des fibres umsculaires à h face épitbéliale, acquiert plus d'importance. Elle n'est pas encore tunique moyenne constituée, mais elle en prend presque l'aspect.
Les faisceaux lamineux, qui étaient en masse compacte vers la valvule, commencent à s'écarter les uns des autres et sont entourés de fibres élastiques, dont l'importance et le nombre vont croissant à mesure qu'on s'éloigne du cœur. Ces fibres formenlun réseau à mailles très-allongées, longitudinales ou trans-
versales, nombreuses, Ircs-élroites au dedans, où la membrane -interne commence à se consliluer, plus larges, moins nombreuses à la partie moyenne et en dehors, où elles pénètrent entre les . faisceaux musculaires. Indépendamment des fibres lamineuses, les fibres élastiques emprisonnent encore une substance amorphe, transparente, très-homogène, qui n'a point la consistance et l'aspect de la substance amorphe de l'aorte, mais qui les prendra plus loin.
La membrane externe n'a pas varié d'aspect jusqu'à présent.
A partir du point où les fibres musculaires cessent, les dispositions sont plus accusées. La masse de tissu cellulaire interposée aux fibres musculaires, se condense en faisceaux élastiques et libreux que l'on peut séparer par l'acide acétique, mais qui forment une masse dense normalement, et qui se poi tent directement et obliciuement en haut, en abandonnant graduellement l'élément lamineux, et vont former le réseau élastique d'une grande partie de la tunique moyenne, et de toute la tunique externe de l'artère pulmonaire. Au point où ils se terminent, ils se rapprochent considérablement et forment, en s'anastomosant, un réseau élastique très-serré.
Ce qui reste de la tunique moyenne cl la tunique interne ellemême sont sous la dépendance directe dos faisceaux fibreux du feston supérieur prolongé et raréfié, et des faisceaux élastiques qui, au fur et à mesure qu'on s'est éloigné de la valvule, sont tievenus plus épais, ont formé un réseau plus serré, et ont pris une direction longitudinale et transversale qui est celle dos artères constituées.
Dès lors l'artère pulmonaire a une texture propre (|ui, bien que non définitive, la ditïérencie des parties sous-jacenles.
Le réseau des fibres élastiques devient de plus en plus ])uissant. La substance amorphe, les fibres lamineuses diminuent de quantité, et l'on voit apparaître quelques fibres-cellules vers la tunique interne. Si l'on poursuit plus loin l'analyse, on voit à un centimètre de la bifurcation du vaisseau, la texture suivante. La tunique moyenne a acquis son individualité, elle a augmenté d'épaisseur. Elle est composée d'une trame formée par des fais-
ceaux flo fibres ôlasiiqufts très- nom brnuses, el non par des lames comme dans l'aorle. Ces filtres sont suri oui transversales ; anssi sur lescoupes tnrasversales, on les voit dans presque loule leur longueur, tandis que les coupes longitudinales sont très-pointillées, résultat de section en travers des fibres élastiques. Celles-ci, ou les faisceaux qu'elles forment, s'anastomosent entre elles, cl cii"*-' conscrivent des espaces allongés dans les coupes transversales, irréguiiers, courts dans les coupes longitudinales. Ces espaces sont remplis par la substance amorpbe, dont j'ai déjà parlé, cl dont les caractères ont déjà changé. Elle. est plus grisâtre, plus dense, el un peu plus loin se fenêtre comme dans l'aorîc, el alors les fibres se sont transformées en cloisons élastiques.
Le réseau sous-jacent à la tunique interne existe comme dans l'aorte et disparaît également. Les fibres musculaires sont rares. La tunique externe acquiert son indépendance. Elle a trèspeu de connexions avec la tunique moyenne, lîlle est plus importante dans la première division que partout ailleurs, dans J'arlère qui acquierl en ce point son maximum d'épaisseur. Dés lors, le vaisseau est arrivé à sa texture parfaite. A partir de ce point, il va se dégrader insensihlemenl, lentement, car à la cinquième bifurcation, sur laquelle j'ai pu faire des coupes encore, celte disposition persistait. Je n'ai pu suivre le vaisseau plus loin.
L'artère pulmonaire peut donc, par la structure, être rapprochée des autres arlères. Comme elles, elle contient des éléments élastiques, musculaires, lamineux el une substance amorphe. Mais ces éléments sont en proportion spéciale ici, et l'on ne peut rapproclier ce vaisseau de l'aorle qui, à son origine, est presque exclusivement élastique, tandis que l'arlère pulmonaire est surtûutcelluleuse. L'aorle acquierl tout de suite ses caractères propres ; l'artère pulmonaire ne les prend que loin du cœur.
Les deuxième el troisième divisions de l'artère peuvent seules être rapin-ocbées de l'aorte, el plutôt encore de la carotide primitive ; mais la dégradation des tuniques est plus rapide, elle est en rapport avec l'ordre de fonctions corrélalives.
ARTÈRES, Wim OMBILICALES CHEZ LE FŒTUS.
Moyennes de la tunique musculaire prises sur trois sujets.
Veine. A''lti'P.
mm.
Ëpaisseiir de la tunique moyenne 0,1
— iliaque primitive
— de l'ombilicale intra-abilominnlo à sa