‹ Mémoire sur le catarrhe du sac lacrymal dans ses rapports avec les affctions [i.e. affections] désignées sous les noms de tumeur et fistule lacrymales, tumeur et fistule du sac lacrymalChapitre 6 sur 8 · TROISIÈME PARTIE · texte numérisé non relu

TROISIÈME PARTIE

DES RAPPORTS QUI EXISTENT ENTRE LE CATARRHE DU SAC ET LES AFFECTIONS DÉSIGNÉES SOUS LES NOMS DE TUMEUR ET DE FISTULE DU SAC LACRYMAL.

Nous avons fait remarquer, dans la première partie de ce travail, que les chirurgiens contemporains sont divisés d’opinions, relativement au mode de formation de la tumeur et de la fistule du sac lacrymal. Les uns, restés fidèles à la doctrine de J.-L. Petit, persistent à en vouloir trouver le point de départ, dans des rétrécissements du canal nasal. Suivant eux, ces rétrécissements mettent obstacle au cours des larmes; celles-ci s’accumulent dans le sac qu’elles distendent peu à peu; ne pouvant s’écouler au dehors, elles irritent par leur présence la muqueuse, déterminent la formation d’une phlegmasie; puis, à un moment donné, le sac, considérablement distendu, se perfore, pour donner passage aux larmes, d’où la formation d’une fistule, entretenue elle même, par le passage des larmes, tant qu’on ne rétablit pas le cours naturel de ces dernières.

Les autres admettent qu’il y a, dans la production de la tumeur et de la fistule du sac, un élément inflammatoire, sans se rendre précisément compte de la nature de cette phlegmasie. Il y a donc deux choses à examiner ici : 1° la valeur de la doctrine des rétrécissements du canal nasal, dans le développement de la tumeur et de la fistule du sac; 2° le véritable mécanisme de la production de ces dernières affections. La première gagnera à être présentée sous la forme d’une série de propositions.

1° Il peut exister un rétrécissemrnt du canal nasal, sans qu’il y ait une

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