LA C4 Q Q
exposé de la question en laisse voir de suite toutes les difficultés.
Il serait, peut-être, possible d'adopter une mesure propre à diminuer pour la compagnie, les passa gers et le commerce, une partie des RAR A des mécomptes et des pertes qui résulteraient de la détention des vapeurs de la malle au lieu de quaran-
taine, sans abandonner les précautions qui, d'autre
part, peuvent prévenir ou mitiger les dangers d’infection. On entend parler d’un moyen auquel à recours le gouvernement autrichien pour les vapeurs
des messageries impériales qui font le commerce entre Smyrne et Trieste. Ce moyen présenterait, appliqué à nos vapeurs transatlantiques, un degré d’efficacité plus grand, du fait de la longueur comparative des voyages de ces derniers : il s'agirait donc de soumettre les vapeurs dont il est question à des mesures particulières de salubrité et d’assainissement durant le passage. Pour ce faire, il faudrait mettre à bord de chacun de ces navires un officier de santé chargé de veiller au chargement du vapeur, à l’embarquement des provisions et des passagers au port du départ, et de faire exécuter, pendant le voyage, toutes les mesures de salubrité nécessitées par les circonstances.
Moyennant les précautions prises et les moyens de désinfection et de propreté exigés au lieu de provenance, moyennant les soins pris pendant la traversée, telle que la séparation des personnes et la ventilation fréquente sur le pont des effets affectés aux usages journaliers, on pourrait compter le navire comme ayant, à l’arrivée, déjà subi un commencement de quarantaine et de purification.
Dans le cas où, lors de la visite à la Grosse Ile, il se serait écoulé cinq jours sans nouveau cas de choléra, le navire, après avoir débarqué ses malades et ses convalesents, pourrait se rendre à Québec où il serait de suite admis à la libre pratique, si exempt de maladie, sinon retenu à l'embouchure de la rivière St. Charles en attendant la décision des autorités de santé. Dans le cas de détention à la Grosse Ile, on devrait se contenter d’un séjour moins long et même admettre le navire en pratique partielle.
La seconde espèce de séquestration dont il a été fait mention au commencement de ce chapitre, savoir : la séquestration qui s'opère au sein même des lieux envahis par la maladie, au mcyen d’hôpitaux pour les cholériques, ne peut être ici le sujet de longues remar-
ner 0
“comn
sont ses
que bles mal dan:
lieu de 1 de 1 et 1 d'in:
les :
reau bien vice
comn Mesu cune relat Sans classi dre t plus
limit
la sé l’obj À mesu
] e QC
erce entre appliqué à acité plus des voyamettre les rticulières Le passage.
chacun de veiller au des proviet de faire mesures de
les moyens eu de prot la traverot la ventiffectés aux le navire mencement
sse Ile, il se de choléra, ades et ses où il serait mpt de marivière St.
utorités de osse Ile, on ng et même
lont il a été itre, savoir :
les lieux enaux pour les igues remar-
ques. Il suffit de dire que l’établissement de sembla-bles hôpitaux temporaires, destinés à recevoir les malades pauvres et à empêcher ainsi que leur séjour dans des logements malsains et encombrés ne donne lieu à la création de foyers d'infection, est une mesure de la plus haute importance. Il en est encore ainsi de l'établissement de refuges pour les convalescents et les familles soumises à des conditions extrêmes d’insalubrité. C’est aux autorités municipales à faire les frais de ces créations passagères et c’est aux bureaux locaux de santé à veiller à ce que tout y soit bien exécuté, sous le rapport de l'hygiène et du ser--
. vice médical.