APPAREIL RESPIRATOIRE
Comme on l’a remarqué dans les autres épidémies , elle était
(1) Valleix, Guide du Médecin, tom. Y. p 450. « Sur un malade, il y a eu cela de remarquable que le pouls , insensible tout d’abord d’un côté, a été perçu de l’autre jusqu’à la tin de la maladie.
Depuis que ces lignes sont écrites, j’ai reçu dans la salle des blessés un de nos ex-cholériques , chez lequel les pulsations de la radiale gauche nous avaient offert un affaiblissement si notable. Or cette particularité existe presque au même degré , et se rattache évidemment à une différence de diamètre ou de volume des deux artères. Inutile de dire qu’il faut s’assurer d’abord si la radiale elle-même ne se dévie pas en arrière.-
Pouls rai'.iul
Voix.
Alteration, de la voix.
Air expiré.
Caloriûcation.
Abaissement de la
température.
ou rauque ou voilée , ou même éteinte. Cette altération de la voix s’est montrée surtout chez les malades gravement atteints : Dans trois ou quatre cas cependant, on a signalé un contraste remarquable entre la bénignité de l’affection cholérique et l’extinction presque complète de la voix ; enfin , dans deux cas très graves , son timbre n’a été notablement modifié que peu de temps avant la terminaison fatale.
Quelquefois anxiété respiratoire , douleurs dans divers points du thorax: (Région précordiale surtout ou vers les attaches du diaphragme. )
J’ai observé , trois fois, une contraction fibrillaire , presque continue, des muscles du thorax , du grand pectoral entr’ autres-
Le hoquet a déjà été mentionné à propos de l’appareil digestif.
L’épidémie n’a rien présenté de nouveau sous le rapport du nombre des inspirations , des signes fournis par la percussion ou l’auscultation, etc., etc.
J’ajouterai seulement que j’ai vu plusieurs fois (50 environ), la respiration devenir fréquente , difficile , anxieuse , quoique l’expansion vésiculaire se fit entendre sans le moindre rhonchus.
Presque toujours froid.
(Je renvoie aux analyses de J. Davy, de MM. Donné, Rayer, Doyère , etc. , pour les proportions d’oxigène, d’acide carbonique, etc.)
Le refroidissement du corps n’a presque fait jamais défaut , même lorsque la maladie était bénigne ; seulement alors sa durée était moindre.
Il restait quelquefois limité à la face (aux oreilles, au nez surtout) , aux pieds et aux mains. Nous avons même observé quelques cas très graves avec conservation d’une certaine chaleur au tronc , spécialement à l’abdomen.
Inutile de décrire ici le mode de progression du refroidissement ; comme celui de la Cyanose , il se trouve consigné partout. 11 en est de même de la remarque suivante : tandis que la surface du corps présente un abaissement manifeste de
température , plusieurs malades se plaignent d’éprouver intérieurement une chaleur brûlante insupportable , s’agitent et se découvrent sans cesse.