‹ Mémoire sur le commerce maritime de Rouen, depuis les temps les plus reculés jusqu 'à la fin du xvio siècleChapitre 13 sur 49 · CHAPITRE X · texte numérisé non relu

CHAPITRE X

rouen dëpujs la cokiquète de phillppë-aliguste , en 4204, jusqu'à la mort de philippe-lb bel, en 4344.

llsuiTU d observer qu'en 4204 la ville de Rouen s'adminislrait à peu près elle-même, et qu'elle jouissail de grands privilèges commerciaux en Angleterre, pour comprendre comment l'orgueilleuse commune, suivant Texpression de Guillaumele-Breton, refuaa d'abord toutes les propositions de Philippe-Augusle, et pourquoi, lorsqu'elle n'eut plus rien à espérer de Jean Sans^Terre, elle résista encore et fitses conditions. Quoi qu'elle pôt faire, c'était un grand malbeur pour elle de devenir française ; elle allait inévitablement déchoir, subir au moins une complète transformation. Ce changement pouvait-i! être favorable? 11 n'y en avait pas la moindre appa-

rence; Rouen affeclait, avec les rois anglais, la

physionomie d'une république, entourée de pelites villes placées sous sooprotectorat;orles bourgeois de ce lemps-là ne concevaient rien de plus satisfaisant. Un souvenir de cette regrettable époque parait même encore dans le ton impéralif que prit notre ville , lorsqu'on 1235 , elle écrivait aux petites communes de Fécamp et de Hontivilliers, pour les prévenir qu elle prenait les moines du Valasse sous sa protection (4).

La conséquence la plus triste de la conquête, ce fut, suivant la remarque de MXhéniel, la suspension des relations de Rouen avec l'Angleterre et l lrlaude. Jean Sans-Terre, qui avait refusé de secourir les Rouennais , les traita en ennemis depuis leur soumission forcée à i'hilippe-Auguste ; il déclara leurs marchandises confisquées , les ports d'Angleterre leur furent défendus, et ils furent exclus de la hanse de Londres (2). Du côté de la France, Thorizon était aussi sombre, car on ne pouvait se flatter de lutter

(i) Cbérael,' iiiêi. de fiauen^ précitée^ t. l,.p^iS4 et «it?.

(S) Charte de Jean Sans-Terre « à» l*an 1906 ^ « Seiatis quod eotninodaTiinus probis homîtiiba» de Glppewic, XX marcas argcnti qtias arrestasCis de catatlis hotninum de Rothoinago et de Cadomo. » Rotulus cl. liu. anno Joh. 7", membrana 6. — Cf. Cbéruei, Histoire de liounn^ précitée, t. I, pp. 97 cl 112.

a?ec succès contre les marchands de Paris, que le

roi protégeait et qui prétendaient traiter Rouen en pays conquis. D'ailleurs Paris était déjà une ville très considérable , avec laquelle nous ne pouvions rivaliser. La populâtion de Paris à la ùn du xiii« siècle a été évaluée à 200,000 habitants (1), tandis que celle de Rouen vers le même temps, ne représentait que le quart de la population pari* sienne (2). Malgré cette iuiériorité, les Rouennais

ne se tinrent pas pour battus, et nous les verrons défendre pied à pied leur privilège de navigation exclusive sur la Basse-Seine.

Philippe-Auguste, en recevantla soumission de Rouen et des Normands, avaitpromis de maintenir toutes choses en leur état; une fois le maître , il ne

se montra pas fort scrupuleux dans l'observation de ses promesses. Ainsi, en 4il07, il entre dans Rouen, comme un conquéiaut ii nié, el cela baus doute pour humilier une ville avec laquelle il avait été forcé de traiter, car il reconnut ses franchises. Quelque temps après, il porte un coup funeste au commerce maritime de Rouen, par sa défense de transporter par eau dans cette ville les vins du Poitou, de la Gascogne et de l'Anjou; mais, dans Tintérêt

(!'; Géraud, Paris sous Philippc-le-litl,

(3} Chéruel, HUt. de Rouen^ t. 1, pp. 164 et 285.

de Taris et des provinces du cenlre , il permet le transport par la même voie des vins du Berry, de la Bourgogne et de la France (1). Politiquement, toutes ces mesures étaient excellentes; il fallait,

avant tout, transformer notre ville en ville française. Mais, en fait, de pareils procédés étaient et durent

sembler fort Ijranniques.

Il faut rapporter à celte période l'extension consi dérable que prit, dans Bouen, la manufacture des draps. L'activité normande se rejeta sur cette industrie, que Lbuis YIII favorisa. Ce prince parait avoir traité les Normands avec douceur , et c'est de lui que notre ville reçut en fief, en 1:^24, les arrièrefossés de Tancienne clôture détruite par son père , et le droit de prendre de la terre à foulon dans la forêt de Roumare (2). Mais le passage le plus intéressant delà charLe du 1224, est celui qui se rapporte aux quais de la ville. Le roi s'engage à laisser les Rouennais disposer leurs quais comme ils Tentendront ; ils pourront les étendre vers le ileuve, pourvu que le passage des navires ne soit pas intercepté , ce que le bailli royal surveillera. Voilà donc les Rouennais travaillant àcombler l'espace qui pouvait séparer encore de la terre ferme , les trois îlots de

(1) Ordonnances^ t. XI, p. 517.

(2) Clieiiiel, /iist. de Jiouen^ précitée, t. p. 266 et suiv.

la Hoquette, de Sairil-Cléhienl eVde Sainl-Eloy. Je conjecture que la constructiou des deux cliùieaux de nos ducs sur les bords de la Seîae, avait commence celte réunion. En effet, entre les années 1200 et 4204, Jean Sans-Terre prescrivait au maire de Rouen, défaire avoir à Guillaume de Préaux une place vide, située entre la maison de la vicomté et la palissade de la ville , sur le bord de la Seine (1) ; ce qui prouve aussi que les quais de Rouen, au xiii« siècle, n'étaient qu'une levée de terre, soutenue par des pieux. Le port de Paris a'était pas plus somptueux, puisque, vers 1356. le prévôt Marcel faisait palissadcr la Grève avec de gros pieux , de onze pieds , reliés entre eux par des attaches en fer (2).

Ou voit, par ce qui précède, que les quais appartenant à la ville s'étendaient, en 1224, à peu près depuis remplacemént qu'occupe aujourd'hui la Douane jusqu'à la rue de la Tuile. Ils ne s'étendaient guère au-delà ; car d'une part, la charte de Louis ViU, conlirmée par Philippe-lc -Hardi en 1283 (3), n'avait donné que la partie du quai comprise entre le chemin allant de Saiiil-Caiidre-le-Yiel à la Seine

(4) Magni rot. Scacc. Norm^ édit. préciléc , p. l(in, col 2. (2) Hist. de VUùUl-de-yiUe de Paris, par M. Le Roux de

Lincy, p. 55.

(5) Chéruel, Hist. de Jtotten, précitée, 1. 1, p. &S5 et suiv.

el la ruelle cunire le pont» et, d'auire pari, nous voyons en 4239, Renaud Marescol, bourgeois de Rouen et paroissien de Saint-£loi, autoriser les moines dh Valasse à attacher leurs 'navires à son quai(1). Or ce quai Marescot devail se trouver entre Vextrémité inférieur^ des quais de Rouen et le clos aux Galées. En 1266, saint Louis a^ a nt fieffé aux Rouennais le marché de la Yieille-Tour et la halle aux toiles, ainsi que les bâtiments, quais et places qui en dépendaient, la ville devint propriétaire des quais , jusqu'au port des bateaux de Saint-Ouen , situé au bout de la rue Malpalu £niin, en 4283 , elle acquit de Philippe-le-Hardi Tancien clos aut Galées , compris entre les rues du Vieux-Palais et de Fontenelle; peut-être le quai Harescot lui appartenait-il déjà (3).

La police que la ville exerça sur les quais, depuis 4224, a été Tobjel de règlements dont il sera question dans la seconde partie de ce travail.

£n lisant ces détails, la prospérité de iiouen au xm* siècle n*est plus douteuse. La ville se soutenait; sa draperie avait surtout acquis de la réputation.

(1) ^Âreh, de la SeiM-Inférieure^ carions du xiii* s.

(2) là» Cartul. de Samt-Ouen , p. 86 et suiv.

(5) Je ne fais quUndiqiier ccUe question des quais, que M. Ch. Richard doit traiter à dans ses travaux sur la topographie de Rouen.

Dans une liste des villes qui envoyaient aux célèbres foires de Champagne ei de Brie, Rouen est cité; ses draps avaient 15 aunes, mesure de Chaïupagne; les roiex et les tains, 44 aunes (4 j. A Tappili de cette liste, on peut rappeler un acte de 4S58 , par lequel des marchands de Rouen louèrent à Provins, pour seize ans , une maison destinée à recevoir leurs marchandises durant les foires de Saint -Ayoui (2). Rouen est encore désigné, comme ville de draperie, dans le Dit du landit riuié, fabliau du xm® siècle qui nous fait assister à la foire de Saint-Denis (3}. Les toiles de Rouen, dont le niurehé se tenait et se lient

encore dans le vieux château de ses ducs, gardaient

aussi leur ancienne renommée. Ajoutons le sel, les

grains, les fers, les bois de construction et de chauffage , le charbon de bois, le foin , le cidre , et nous aurons la liste des principales exportations de la Normandie (4).

Quant aux importations, elles sont indiquées par

le manuscrit des coutumes de la vicomte de l'eau de Rouen {b), et aussi par le tarif d<e 4309» pour

(1) B. I., N. a, 274 bis, N. D.

{9) Bourquelot, higi, de Provins, 1 1, p. 416, et mes preuves, pièce XXUI.

(5) Fabliaux de Méon, t. Il, p. 504 et solv.

(4) y. mes pi'eoves, pièce XXX. ^

(5) Y. Ciiap. IX, p. 186.

Je pontage; car on sait que cet impôt ne se levait pas

seulement sur les marchandises qui ne iaisaienl que passer sous le pont de Kouen, mais encore sur celles qui entraient dans la ville (4 ) .

Les coutumes de la vicomté de l'eau nous donnent la liste des jniportalions les plus anciennes. Ce sont : les poissons de toute espèce, frais et salés, dont on a fait jusqu'au \\f siècle une très grande consommation dans notre ville ; les pelleteries , fort en usage dans la noblesse, et auxquelles même sont empruntées la plupart des couleurs du Wason. On sait , en effet, que le vair, le gueule, le sinople, le sable et Thermine sont des noms de fourrures. Viennent ensuite le fer, la fonte, Tacier, le plomb, rétain , le cuivre et Tairain travaillés ou non ; les cuirs, parchemins, basanes, cordouans et peaux de toute espèce; les laines d'Angleterre dites de Portsmouth, les aluns et cendres à teinturier, le chanvre , les cordages, le fil , la cire , les graisses , l'huile de noix, les meules de toutes sortes; le miel, le sel, les chairs salées, les fromages d'Angleterre, les amandes, les kamps de fmt et de madré, les tapis de Reims et les tapis de fil; les gnimples de soie et autres merceries ; les vins de la Rochelle et de Saint-Jean d'Angely, d'Anjou, de Poitou et de

(i) V. luc» preuves, |iièc€ XXX.

Gascogne, les vins d*ammt, c*estrà-dire de Fraticet

de Bourgogne (1) , etc. Parmi les denrées franches d'impôts, on distingue* : l'alun de glace, la poix noire ou coulanle, le savon, Tliuile d'olive ou de chenevis, les figues sèches, la canelle, le gingembre, girofle, vermillon , bois de Brésil, ivoire, etc. (2). Le tarif du pontage augmente cette liste, entre autres marchandises importantes, du charbon de terre, des brais et goudrons, de la guède ou votde, pour teindre en jaune.

L'olyet principal des transits était toujours les

vins , à propos desquels nous analyserons lefabliau de Henri d'Andeli, afin de faire connaître les crûs les plus estimés au xiii* siècle. .

La Bataille des Fttt«, tel est le nom de cé petit

poème plein d'invention ei de vivacité, suppose que le roi de France, après avoir bu un peu plus de vin blanc qu'il n*étaît nécessaire pour apaiser sa soif, mande à sa table tous les vins. Ce roi, nommé Philippe , et qu'on a conjecluré être Philippe- Auguste (3), est déterminé, dit le trouvère, à les. juger tous et à proclamer le plus digne. Un prêtre

(1) Les Bourguignons amenatenl eux-mêmes leura vins en Normandie, en i9M.{ Ordonnances^ t.Xf, p. 290.)

(«) f^. mes preuves , pièce XVIII.

(5) Le Grand d'Aiissy , fie privée de» Français , l. U , p. 397.

anglais, qui se trouvait là, une vraie lêie folle, commence par excommunier les vins de fieauvais , de Clenrioiit, d'Etampes el de Châlons; il leur défend de se montrer en compagnie d'honnêies gens. Les vins coiuiHuns, tels que ceux du Mans, d'Argences, de Chambli et de Rennes s'enfuient à la vue du prêtre; on laisse se disputer ceux d Argenteuii, de Fierrefitet de Meuient, d'Auxerre, de Soissons» d'Epernai et d*Auxois.€e dernier, et ie vin de ia Moselle , se vantent d'abreuver les Allemands. Sur quoi le vin de la Rochelle prend la parole et leur impose silence. «Je repais, dil-il, toute l'Angleterre, les Bretons, Flamands, Normands, Ecossais, Irlandais, ^orwégiens et Danois, et , de tous ces pays, je rapporte de beaux eiterUns^i» Plus modeste , le vin de Sainl-Jeaii-d Angely se contente de rappeler,' en passant, au trouvère qu'il lui a troublé les yeux. Angouléme, Bordeaux et Saintes se présentent à leur tour avec le bon vin blanc de Poitiers ,

Qui n'a cure de charretiers,

et les vins divers de la Guyenne et du Limousin. Mais les vins de France soutenaient ia lutte. « Vous êtes plus forts que nous, disaient-ils aux vins du midi , mais nous sommes plus savoureux et plus doux. y> Cependant le prêtre anglais goûtait de tous,

donnai i un éloge à chacun , jurait par saint Thomas et même par saint Martin , anathématisail les bières de Flandre et d'Angleterre. Pour le bon roi Philippe , il couronna pape des vins le vin de Chypre , nomma cardinal-légat ( en France? ) le bon vin d'Aquiiée » et finit par créer trois rois , trois comtes et douze pairs, que lauteur ne nomme point; mais il a soin d'exprimer sa prédilection pour les vins blancs de Châblis el de Beaune (i). Si tous ces vins passaient à AndeLy, ils passaient aussi par notre ville , soit en montant, suit en descendant la Seine. Eu voilà bien assez, ce semble, pour justifier Tincroyable quantité de tavcrniers que l'on trouve encore à Rouen au XIV* et au xv® siècle.

Il nous reste à parler de la marine rouennaise au xin* siècle.

Les relations commerciales de laliormandie avec VAngleterre , d*abord interrompues par la soumis-' sion de cette province à Philippe-Auguste , reprirent ensuite quelque activité, car les deux pays avaient besoin i un de l autre; mais désormais elles seront souvent troublées par la guerre et par des pirateries réciproques. Par suite, les rapports des Normands avec le midi de l'Ëurope devinrent difiiciles, et c'est sans doute aux persécutions des Anglais

(I) fc'abluux €l« Méon , 1. 1 , p. 158 el siiiv.

contre eux, dans ceç parages, qu'il faut attribuer

les sanglantes querelles donlBayoïine fui le théâtre en 4âi9âl. Philippe-le-Bel était trop bon politique pour ne pas saisir celte occasion de séparer profondément les deux peuples. £<ios matelots eurent raiflorisation de courir sus aux Anglais; ils en usèrent largement. Ce fut daus celle petite guerre , où ils eurent Tayantage , qu'ils pendirent, entre deux chiens morts , un patron de navire anglais. . Les hostilités continuèrent sur ce pied. Mais les Anglais o^^ant coulé bas , avec soixante navires de guerre, un convoi de deux cents petits bâtiments marchands do Normandie, qui étaient allés chercher des vins en Guyenne , les ports normands et bretons armèrent incontinent, et demandèrent à attaquer les Anglais jusque chez eux. Cette Hotte prit çt brûla Douvres en 45^5. Un document rapporté par M. Jal, dans son Archéologie navale (4), fait connattre quel fut le contingent des ports normands. Rouen fournit quinze galères et plusieurs nefs; Caen, seize nefs; Uonûeur, trente galères environ; Dieppe, quarante à quarante-cinq nefs; £tretat, quatorze nefs; Cherbourg, huit à neuf nefs.

Duc6téduI*(ord,lecommerce maritime rouennais fut mieux traité. Ifos navires conservèrent leurs

(1) T. Il , p îii^4 et suiv.

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relations avec les petils ports de Waben el de Rue , i dans le Ponlhieu. Oo a un règlement du xiii* siècle^ \ pour Waben, d'après lequel les navires noriiiands paient à la vicomté, pour droit de siège» huit petits lournois (^j. Dès l'année 1204, Ucuaud, comte de Boulogne, avait affranchi les Rouennais du droit de lagan ou d'épave. « Si des marchandises appartenant à des jurés de la commune de Rouen, dit le comte , viennent en lagan dans l'étendue de mes domaines, elles seront gardées pendant trois semaines, durant lesquelles le maire de Rouen pourra les réclamer; dans les trois mois à parlir de la réclamation, il , sera tenu de justifier la propriété, autrement les dites marchandises tourneront à mon profil. Mais si le maire fait la preuve dans le délai sus énoncé, je rendrai les marchandises , sauf mon droit de coutume ordinaire (2). » Cette charte fut confirmée par Philippe-Auguste, à titre de suzerain, en ^205. Une preuve positive qu'au temps de saint Louis, les Rouen nais envoyaient aussi leurs navires en Hollande, c'est l'affaire du bourgeois Guillaume Postel. Ce commerçant rouennais avait été autorisé par saint Louis à s'indemniser, sur ce qu'il trouverait à Rouen en marchandises hollandaises , des

(1) F. Loiiaiidie, ^t«l. d'^bbevilUet du Ponthieu^ précitée, t. Il, p. 382.

(2} Chérucl, Hi$t, de Houen^ précitée, 1. 1, |>. â60.

sommes qu il avail prêtées à l'empereur Guillaume de Hollande. De là, des représailles exercées sur nos navires dans les ports des Hollandais. Sur quoi les négociants de Kouen attaquèrent leur concitoyen Postel, qui fut absous par le Parlement, en conséquence de Tautorisation que le roi lui avait donnée (1). Ce jugement est une déduction naturelle de ce principe, que le roi, eu qualité de suzerain, était maître absolu des biens de ses bourgeois.

Nous ne faisons qu'indiquer ici , pour mémoire, le règne de Philippe-le-Bel, parce que les événements de notre ville, qui s j rapportent, sont intimement liés^à f histoire de la Compagnie normande, a laquelle est consacré le chapitre suivant.

(1) OHm, édit. Beiignot, 1. 1. p. 561.

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