I. - DES FLEURS MALES DU GUI
L’anthère est soudée au lobe calicirial dès la formation de la fleur. La forme des utricules qui composent le calice et l’anthère ne présente aucune différence; mais celles du calice renferment de la matière verte, tandis que celles de l’anthère sont incolores. •
Cinq mois environ avant l’épanouissement des fleurs, on voit le tissu de l’anthère, d’abord homogène, se partager en petites logettes dont les cloisons sont colorées en vert.
Plus tard ces logettes se creusent ; le tissu dont elles étaient remplies disparaît pour faire place à des utricules d’un très-grand diamètre, relativement à toutes celles du végétal ; ces utricules , qui sont les utricules polliniques, renferment un ou deux noyaux, entremêlés de nombreux granules d’une extrême ténuité; ces noyaux sont les ébauches des grains de pollen.
Plus tard encore, ces utricules, primitivement transparentes, s’épaississent, deviennent opalines et présentent des couches concentriques plus ou moins régulières sur leur contour; cet épaississement par couches successives, quoique n’ayant pas encore été signalé, me semble général, je l’ai constaté sur un grand nombre de plantes appartenant à des familles très-différentes.
RÉSUMÉ
A cette époque^ chacune des utricules renferme quatre noyaux jaunâtres, plus ou moins arrondis, ayant un point lumineux au centre.
Peu après, la substance qui contribue à l’épaississement des utricules polliuiques, s’interpose entre eliacun des quatre noyaux qu’elles renferment, et leur forme autant de petites eavités distinctes.
Plus tard encore, ces mêmes utricules disparaissent complètement, et laissent libres, au milieu de chacune des logettes de l’anthère, les grains de pollen qu’elles renfermaient; quelques-uns de ces derniers présentent déjà leur membrane externe couverte de papilles très-petites ; leur cavité est occupée par un noyau et de nombreux granules; à l’époque de leur maturité, on reconnaît facilement la présenee des deux membranes qui constituent leur enveloppe, mais le noyau a disparu.
Les anthères ne présentent aucune des utrieules réticulées qu’on observe dans celles de la plupart des autres végétaux.