‹ Mémoire sur le Port Recife (Pernambuco-Brésil) = Verhandeling over de Haven van het ReciefChapitre 3 sur 5 · Om,I · texte numérisé non relu

Om,I

i™,io -)-i“,i5XC

im,225 4- I™,I5XC

om,664- i™,5o[C — 0,75]

Pont du chemin J e fer de Caxangd

lm,70 -j-inijZOXC

i™)30 4-i™,20XC

I™,70 — lm,OOXC

i™.30— i™,ooxC

Pont da Magdalena

0™,89 4-im,I2XC

im,42 -flm,I2XC

i™,5o[C— o,8o]^-fo™,i6

Pont da Torre

i™,50 -fi™,o4XC

0™,82 — Om,I5XC-|- -f Im,50[C— 0,80]®

Om,82 — Om,I5XC4- 4-i™,5o[C— 0,80]®’

J’ai étudié aussi le temps qu’emploie la marée à se propager depuis l’Arsenal de marine jusqu’aux autres échelles. Cette recherche n’est pas susceptible d’autant d’exactitude que la précédente. L’étale, soit de pleine mer, soit de basse mer, peut être évalué à vingt minutes. Le moment précis du phénomène de pleine mer ou de basse mer est donc assez difficile à observer. On peut compter cependant en moyenne:

Emplacement

de

Retard de la marée par rapport à l’Echelle de l’Arsenal de marine.

l'Echelle.

pleine mer.

basse mer.

Pont dos Afogados

PontduchemindeferdeCaxangâ

Pont da Magdalena

Pont da Torre

40 minutes.

100 minutes.

Dans une forte crue du rio Capibaribe aux premiers jours d’Avril 1875, les hauteurs de marée dans le Beberibe furent augmentées par le remous du fleuve principal de 8 à 15

ETUDES HYDROGRAPHIQUES SUR LE PORT DU RECIFE

centimètres. Le moment de la pleine mer à l’Arsenal de la marine fut avancé de 20 minutes environ par l’elfet de cette même crue.

Profondeurs dans le port et dans la rade.

Les sondages répétés dans le port ont mis en évidence ce résultat essentiel: le chenal d’entrée dans le port a dans son point le moins profond 4“, 40 au-dessous du zéro de l’échelle de l’Arsenal, c’est à dire à peu-près au-dessous des plus basses mers. C’est cette profondeur de 4“, 40 qui depuis longtemps règle la calaison des navires qui fréquentent le port du Recife; ce moindre fond se trouve presque en face du phare Picâo. Cette base de calcul étant admise, et le niveau moyen de la mer étant, comme je l’ai dit, à i“,3o au-dessus du zéro de l’Arsenal, 4“,4o + i™,3o = 5™, 70 est par conséquent la profondeur d’eau minima en mer moyenne. Or dans les moindres mortes-eaux la mer s’élève de o“,25 au-dessus du niveau moyen ; donc 5“, 95 est la profondeur d’eau que rencontrera un navire tous les jours de l’année à l’entrée du port du Recife en choisissant le moment de pleine mer.

Réservant o™,35 pour le creux de l’onde ou pour un objet accidentel au fond de l’eau, et o”,4o à raison de la déviation possible du navire en dehors du thalweg, le nombre 5“,95 sera réduit à 5“, 20 en pratique. C’est en effet 5“,2o (17 pieds anglais) que les armateurs ont adopté pour le tirant d’eau des grands steamers réguliers qui font l’intercourse entre les ports d’Angleterre et de France et le Recife, et qui entrent dans ce dernier port.

Un sondage général fait dans le port et dans l’avantport du Poço en Décembre 1875 par le pilote José Cardoso dos Santos, attaché au service que je dirigeais, homme fort sûr et expérimenté, a don né les résultats que je vais transcrire : toutes les cotes sont réduites au zéro Hawskshaw défini cidessus.

Le chenal d’entrée du port, depuis la petite passe dite Barreta jusqu’au fort Picâo, a 4“, 40 au point le moins profond, qui est en face du phare.

Le chenal de l’avant-port dit Poço, a de 5™, 50 à 6“5o d’ eau depuis la Barreta jusqu’au rocher qui limite au sud la grande passe ou Bar7-a grande.

Le chenal en prolongement du Poço, entre la Barra grande et la Pedra Redonda, a de 6 à 7 mètres.

Dans la passe dite Barra grande on trouve à peu-près 8“, la partie la plus septentrionale de cette passe est plus profonde.

La passe actuellement abandonnée par les navires, dite

Barra velha., entre les écueils dits Pedra Redonda et Cabe^a de coco, a plus de 8“.

On trouve plus de 5“ d’eau au-dessus de l’écueil Pedra Redonda qui limite au nord la Barra grande.

La petite passe ou Barreta a 3™3o d’eau environ près de la roche dite Tartariiga (la tortue') voisine du phare.

Entre la Ba,rreta et la Barra grande s’étend un prolongement du récif, submergé et présentant une hauteur d’eau de i”,8o à 4™; il s’abaisse du sud vers le nord.

La partie du port intérieur qui est en dehors du rayon de la douane est comprise entre le fort Picâo et la capitainerie du port. On y trouve de 3“ à 6™, 50 de mouillage.

La partie du port assignée aux navires étrangers, depuis la capitainerie du port jusqu’aux bureaux du Guaraa tnor de la douane, a de 4™,5o à plus de 9“ ; sa moindre profondeur est à ses extrémités ; sa plus grande profondeur se rencontre ■ depuis l’Association commerciale jusqu’à l’entrepôt Dantas.

Le mouillage affecté aux bâtiments chargés de viandes sèches a de 3™ à 6™, 60. Celui situé devant le quai de la douane, depuis le pont du Recife jusqu’à l’entrepôt Loyo, a de 3 à 6“.

Le chenal du fond du port, depuis le banc de sable dit Cor Sa dos Passarinhos jusqu’à la Douane, a de 3 à 5” de fond sur une largeur de 50 à 60“ ; dans cette partie il longe le récif.

Depuis l’entrepôt Loyo juqsu’à l’extrémité du quai du nord à l’entrée du port, il existe un chenal distant des quais de 20 à 30“; ce chenal a plus de 4“, 40 de profondeur dans sa partie sud jusqu’à la place du Peloiirinho, sur 300“ de long. Au-delà il a de 2™ à 3“, 50.

Les bancs de sable notables dans le port sont celui dos Passarinhos et celui du fort de Buraco, l’un et l’autre fort anciens. Celui qui existe aujourd’hui en face du phare Picâo porte le nom de Breguedé ; c’est lui qui rétrécit le chenal navigable à l’entrée du port; ce banc s’est formé il y a 12 ou 13 ans, et cet emplacement ayant été désigné pendant quelque temps pour le dépôt des vases et sables extraits par les dragues et d’autres objets encore, cette circonstance n’a pas peu contribué à développer un banc en ce point.

En dehors du port et de l’avant-port du Poço se trouve la rade foraine, décrite dans le texte de M. Mouchez, qui a eu connaissance du „Roteiro” plus détaillé de Vital d’Oliveira. Toutefois dans ce Roteiro même il reste quelques points douteux, puisque Vital d’Oliveira par exemple n’a pas su retrouver dans le sud de la rade un banc déjà connu et sur lequel se sont produits des accidents récents.

lO

ETUDES HYDROGRAPHIQUES SUR LE PORT DU RECIFE

Ce sont surtout les pêcheurs qui ont une connaisance détaillée du fond de cette rade. Voici à cet égard des renseignements et des noms locaux qui seront précieux pour qui voudra reprendre le levé de détail de la rade du Recife.

On appelle meio canal (demi-chenal) ou Laminhas (petite vasière) un espace compris entre la ligne du récit à l’ouest, et les bancs anglais et Boia à l’est. C’est l’ancien mouillage des grands navires; il a de 9 à ii™ d’eau.

Le Lameirâo (grande-vasière) ou Canal de Franqtiia baixa (rade basse) est situé à l’est du banc Boia\ il a de 14 à 15“ d’eau.

Le Canal de franqxiia alla (haute rade) est encore à l’est du précédent; on y trouve de 16 à 17“.

Le Canal do Norte ou Arilnri est limité par les bancs anglais et d’Olinda, et s'étend depuis la Barra grande jusqu’à un point situé au nord du mouillage de franquia alta. On trouve dans ce chenal de 8 à 14“.

Le banc d’Olinda se rencontre à environ 3 milles du phare Picâo, et est relevé de ce phare N. 50° E. (magnétique). Il y a I m , 80 d’eau sur sa tête la plus saillante.

La pointe sud du banc anglais se trouve à un mille de distance du phare, par S. 50” E. ; la pointe nord du même banc se trouve à la même distance de la pointe de la Barra grande, par S. 70° E. Le banc anglais a 3m, 60 de fond au minimum.

Le banc anglais porte aussi dans le Roteiro de Vital d’Oliveira son nom antérieur de banc da Panella (de la marmite), allusion à ses brisants.

Le banc Boia (banc du serpent, nom indigène; il ne faudrait pas croire que c’est le mot portugais boia^ bouée ; il n’y a jamais eu de bouée en ce point) se rencontre à moins d’un mille de distance du fort Picâo, d’où on le relève au S. 22° E. Là est son plus petit fond, où l’on ne trouve que moins de 6"* d’eau.

Le banc Ay/?iba, de l’existence duquel doute Vital d’Oliveira, qui n’a pas réussi à le trouver, gît sur le même alignement qui unit le fort Picâo au banc Boia, à 3 milles à peu près du fort Picâo ; on y trouve environ 6“, 40 d’eau. Un paquebot y peut donc toucher, et il est essentiel de ne pas l’omettre.

En relisant les descriptions de Vital d’Oliveira on y trouve de plus des désignations générales de bancs de roche ou de récifs extérieurs qui s’appelleraient tabayactis, iüias,

lacis. Ce sont des noms communs de la langue indigène, et il n’y faut pas voir la dénomination de tel ou tel banc. Tabayacùs doit probablement s’écrire (/) taboiassii, et veut dire le grand serpent de pierre, nom qui convient à merveille au récif littoral; h'das est une autre forme connue de boia, et veut dire le serpent.

Pour établir la synonymie, point quelquefois utile, je ferai remarquer que Vital d’Oliveira donne le nom nègre de Zvmbi à la ligne d’écueils qui suit la cabeça de coco. Je rappellerai en outre que dans les cartes hollandaises du XVIIe siècle les bancs d’Olinda s’appellent le récif de Santo Antonio ; la pointe la plus saillante de ces bancs y porte le nom de Ponta de Marim. C’est en ce point qu’est établie aujourd’hui une bouée blanche. L’avant-port du Poço portait le nom de Mariopbço. La passe, actuellement fermée, qui coupait le récif en amont du port près de l’île de Nogueira s’appelait Porto dos P'rancezes au XVIIe Siècle (’/ francegat des cartes hollandaises).

Profondeurs du port au XVIIe Siècle.

Je termine en plaçant en regard de ce qui précède les chiffres principaux sur les profondeurs d’eau dans le port au XVIIe Siècle (voir la 2e partie ci-après du présent mémoire).

Barlaeus (fol. 124, 148, 149) indique au pont du Recife les profondeurs maxima de 4“, 07 en basse mer, de 6“, 66 en pleine mer. La différence 2“, 59 répond en effet à l’oscillation de la pleine mer à la basse mer dans une forte marée de vive eau (C = i, 10).

Joan de Laet (p. 19 1) estime que la profondeur de l’avant-port du Poço est de 5™, 50 à 6“, 00.

Suivant Nieuhof (p. 15) le port intérieur ou Mosqneiro n’avait pas moins de 4'“, 00 d’eau en basse mer; la passe au nord du récif (barra grande ou barra velha) avait 6'“, 80 de profondeur. Le même auteur fait connaître que les navires portugais déchargeaient leurs marchandises entre le récif et le promontoire d’ Olinda, et qu’elles étaient ensuite remontées par chalands.

Toutes ces conditions et dimensions ne se sont pas modifiées

Page 1