I. — Ligues, périodes de Vart de la guerre
La guerre est Tétat normal du Soudan, comme celui de toutes les contrées barbares. Les douceurs de la paix sont refusées à des peuples qui ne connaissent point la foi des traités ; ils ne peuvent jouir que de tes trêves passagères qui naissent de la fatigue ou da découragement; mais bien qu'il n'y ait pas de traités» il existe, en outre des relations de suzerain à vassal établies par la victoire et maintenues par l'appareil de la force, quelques rapports de bon voisinage ou même d'alliance tacite entre divers états du Soudan. La communauté d'origine est pour beaucoup dans ces alliances qui divisent le Soudan en un certain nombre de ligues opposées les unes aux autres.
La connaissance exacte de ces ligues est indispensable à celui qui veut parcourir le Soudan; bien accueilli par un prince, il est assuré d'une réception pareille auprès de tous ceux qui font partie de la même ligue ; il a tout à redouter, au contraire, de la part de ceux qui appartiennent à des groupes dififérents. Veuton, par exemple, se rendre du Baguermi dans le Batha, il faut passer par le Filri ; on ne traverserait pas sans danger le Médogo. Le Filri, en effet, entretient avec 1« Baguermi des relations de bon voisinage, tandis que le Médogo en est éloigné par des haines séculaires.
Plus d'un explorateur a dû se» échecs, dans le Soudan» à l'ignorance de cette situation politique, qui n'est pas particulière à l'Afrique, mais commune à toutes les contrées barbares. ^
L*art de la guerre me parait présenter trois périodes plus ou moins bien marquées» et que j'appellerai période héroïque, période tactique et période mécanique.
Pendant la période héroïque, la guerre, qui jusque là n'avait été que lutte inintelligente et à forces égales de sauvages désarmés» commence à devenir un art; des armes offensives et défensives sont inventées, et le cheval est appelé à la défense de Thomme. Toutefois, on ne songe point encore à créer des armées permanentes, à les diviser, pour la facilité du commandement, en plusieurs corps destinés à se soutenir les uns les autres, à régler les mouvements, Tordre de marche et jusqu'à la discipline et la tenue de ces armées. C'est l'élan individuel, le courage et non la combinaison savante, qui assurent alors la victoire. La cavalerie joue habituellement un grand rôle dans les guerres de cette période, que j'appelle héroïque, et à laquelle je pourrais aussi bien donner le nom de chevaleresque.
Mais bientôt la légion se forme et se subdivise ; le héros s'efface, on ne compte plus que par cohorte ; la discipline prime le courage, on combat avec ensemble, avec ordre ; l'union des fantassins les protège contre la cavalerie, et, grâce à sa mobilité, Tinfanterie devient l'élément principal, essentiel, des armées, la force de l'antique légion romaine et celle des armées modernes : c'est la période tactique, véritable apogée de l'art de la guerre.
Mais cet art décline vite chez des peuples riches et raffinés ; la défense de la patrie est confiée à des mercenaires indifférents, la mollesse des mosurs corrompt
( U6 ) les armées ; te soldai» devenu tltnidei redoute tes iuttel à l^arme blatiche t le poids de sa culrasse fatigue te légionnaire dégénéré qui veut pouvoir demander Son salut à la fuite. Un de ces princes dont Tiinbécillité hâte la décadence des empires, Gratien, lui permet de se dépouiller de ses armes en attendant qu'il livre ses enseignes. C'est aux machines alors qu'on remet le soin de défendre la patrie» ou d'assurer son triomphe sur de timides ennemis. La légion d'Adrien traîne 10 onagres et 55 balisles roulantes : c'est la période mécanique» période pendant laquelle l'artillerie seule a encore quelque gloire à recueillir.
Les peuples du Soudan ne connaissent encore que la guerre héroïque.
Nous examinerons d'abord les armes offensives et défensives dont ils font usage , ensuite leur tactique rudimentaire; enfin leur manière de fortifier et d'attaquer les places.
IL — Armes offensives et défenswts^
Les armes offensives par excellence des Soudaniens comme de tous les Barbares sont la lance et le javelot» qui n'en diffère habituellement que par un peu moins de longueur.
D'après la forme du fer» on distingue plusieurs espèces de lances ou de javelots : Vam^chéri du Waday et Yab^kreicha (père des boyaux» kerch) ont un fer ovato-lancéolé. Le girgid (pi. garagid du Dar-Four) porte au-dessous d'une lame semblable des barbelures dirigées vers le fer.
Le bellem (i. e. tu pleureras) du Kanem aie même
^r,de8 barbelures, et entre le fer et les barbelures, un croissant dont la convexité est tournée vers le haut.
Le for présente un fer en forme de losange allongé; le dara-doré du Dar-Four y ajoute un croissant analogue à celui du bellem.
Les tibous Goraàn et Rrèida font usage de javelots à lame sagittée dont la hampe est hérissée de barbelures de plusieurs sortes.
Les Ab-Djenoub font usage d*une lance ou javelot, dont le fer n'est pas symétrique el fait crochet d'un côté.
Les Rouba se servent de javelots sans lame et barbelés sur une certaine longueur; ces javelots sont quelquefois entièrement de fer, et les Rouba les font rougir au feu avant de les lancer sur l'ennemi.
Enfin, on se sert dans presque tout le Soudan d'une lance ou javelot dont le fer ensiforme est séparé de la hampe par un bloc de bois ordinairement cubique. Le fer de cette arme pénètre dans Tintervalle des mailles du haubert, et perce la saye ou vêtement ouaté. Le bloc de bois a pour objet de l'arrêter, et peut-être aussi de porter un peu plus en avant le centre de gravité de l'arme, ce qui en assure mieux la direction.
Le javelot est rarement lancé horizontalement; on le lance suivant un angle qui varie avec la distance, de sorte que ses coups sont en général plongeants; un guerrier exercé plante ainsi son javelot sur le crâne Inême de son ennemi.
Les Soudaniens se servent de la grande épée droite à poignée en croix des Arabes et de nos anciens chevaliers ; cette épée est l'arme principale de la cavalerie fourienne, moins bien armée que celle du Waday et
surtout que celles des états occidentaux. Les SoudanieBS se ser?ent aussi de la masse d*armes et de la hache d'armes.
Leurs arcs ont de A à 5 pieds de longueur; leurs flèches sont petites et légères, presque toujours barbelées, souvent striées ou évidées et empoisonnées.
Le poison des flèches est préparé par des gens dont c'est la spécialité, et qui font mystère de leur recette. On connaît deux espèces de poison : le premier ne détermine pas nécessairement la mort ; on ne trouve pas de remède au second» appelé pour cela mouga au Bornou» koulouma dans rAfnou, c'est-à-dire poison sourd^ impitoyable. Le vulgaire croit que ce poison est extrait de la chair corrompue d'un serpent très venimeux; on s'emparerait de ce serpent en dressant sur sa route habituelle un rasoir, le serpent se couperait en deux en passant sur cet obstacle ; c'est le cas de dire avec Quinte-Curce : Equidem plura transcribo^ quant credo : nam nec affirmare sustineo de quitus dubito ; nec subducere quœ accepi.
tt'archer ne touche le fer de ses flèches empoisonnées qu'après avoir pris la précaution d'oindre ses mains d'une pommade appelée par les Tibous mo^ kotôl.
L'archer isolé, marchant courbé ou gagnant du terrain en sautillant, cherche à s'adosser à quelque obstacle : il ne craint point en effet d'être attaqué de face ; il porte un carquois sur l'épaule gauche, il y puise à la fois sept ou huit flèches, en garde deux entre ses doigts, et tient les autres entre ses dents; pour tirer, il place son arc horizontalement devant lui, et le band« en glissant sur la corde une des deux flèches qu'il a
placées entre ses doigts, tandis qu*il retient h seconde*
Avant de tirer, il fait habituellement quelques feintes; il menaceca par exemple deux cavaliers avant de tirer sur un troisième.
La rapidité du tir est extrême; la force déployée dans cet exercice est si grande» que les archers portent une pièce de cuir au bras droit» pour ne pas se blesser lorsque la main retombe après avoir lâché la corde. Je crois, en définitive» que le tir de l'arc est très efficace; il est plus rapide que celui du fusil de munition» au moins aussi sûr» puisqu'il n'est pas gêné par la fumée. J'ajouterai que la trajectoire de la flèche est très rasante. J'ignore sa sortie ; mais je la crois assez grande. Nous voyons dans Tacite que les machines de Gorbulon» qui portaient sans doute à un millier de pas» frappaient plus loin que les flèches des Parthes; mais il ne parait pas que ce fût de beaucoup.
J'ai cherché inutilement au Caire à poursuivre des expériences sur le. tir de l'arc» je n'ai pas trouvé de bons archers; peut-être en trouverai-je quelque jour» et pourrai-je me donner cette intéressante distraction I
Les Soudaniens possèdent encore une arme de jet d'un genre tout particulier : c'est une sorte de serpe à deux tranchants» quelquefois double» emmanchée de façon à rebondir si elle touche la terre; on cherche» en la lançant» à lui imprimer un mouvement circulaire de façon qu'elle atteigne plus d'un ennemi; cette arme, qui déchire le corps nu des fantassins et tranche le pied des chevaux» est considérée comme très redoutable; mais le jet en étant incertain» on ne peut s'en servir avec succès que contre des groupes
( 4ât» ) hutt nombreux : de plut, sa confectton étant lôiigiM et difficile» ce qiii ne convient guère à une arme dejett les cavaliers riches en font usage; ils en portent tou*jours un certain nombre suspendues k Tarçon de leur selle.
Denham a représenté cette arme dans l'allas de son ouvrage sous le nom de honga monga.
D'après, toutefois» les renseignements que j'ai recueillis» cette arme serait nommée au Bomou ngalio; auMandara et dans le Kotogo, zouga ; par les Arabes du Waday et du Dar-Four» kourbatch; par les Fertit, toutoumané; au Baguermi, ndjiga. Il en existe du reste plusieurs variétés : un ndjiga un peu plus compliqué s'appelle» au Baguermi» ila-kaga^ en arabe deneb^eh^ nemer (i. e. queue de tigre) » un ndjiga plus compliqué encore (double à ce que je crois» et muni d'une pointe en avant) s'appelle» au Baguermi» ndjiga kvpâh. Ces ai*mes ont quelques rapports avec le cornera des Australiens.
On se sert aussi d'une sorte de serpe captive ou de croc retenu par une courroie pour renverser les chevaux dans les jambes desquels on lance cette arme.
Les armes défensives des Soudaniens sont le casque» la cuirasse, les brassières» la cotte de mailles» hchayèà et le bouclier. Les Soudaniens ont reçu des Arabes le casque» leur cuirasse et la cotte de mailles. Le casque diffère peu de la calotte normande ; il est souvent terminé à son sommet par une pointe de fer. Souvent aussi il est pourvu d'un nasal mobile et d'une pièce de mailles destinée à couvrir les oreilles et le cou» la cotte n'ayant pas de. capuchon. La cuirasse est formée de placeurs plaques métalliques» tantôt attachées sur
dtf cair, tantôt cloaées les unes sur les autres* La eolle na fient qu'à la ceinture ou descend jusqu'au genou» et est pourvue de demi-manches (1).
La chajeh ou libaéa arabe est notre ancien gaubeson ; c'est un vêtement ouaté et piqué à l'épreuve de toutes les lances, flèches et javelots dont le fer n'est pas très délié.
On couvre souvent le poitrail des chevaux d'une chayèh particulière appelée au Dar-Four detel. Quelquefois aussi les chevaux sont bardés de fer.
Le bouclier est l'arme défensive de l'infanterie ; les cavaliers arabes n'en ont jaoïais fait usage que dans les tournois; aussi les mots arabes Urs et derega, qui veu^ lent dire bouclier, sont-ils pris souvent dans le sens de fanlassin.
Le bouclier arabe, de forme allongée, est employé par lesFouriens comme par les Nouba : ceux de Dongolah l'appellent kârougé, ce qui est probablement une corruption de l'arabe derega ; ils en distinguent deux espèces : le farradi, qui est d'un ovale peu allongé, et le kobab, qui est plus long et de forme ovato-lan* c^ol^eit Ces boucliers sont de cuir d'antilope tendu sur un châssis de bois léger.
Le bouclier du Waday affecte ta forme d'un triai^e isocèle comme notre ancien écu ; mais il est d'une dimension plus grande et se porte dans le sens opposé, c'est-à-dire la pointe en haut Ce bouclier est de cuir
(i) Je ne crois pas que les Soudaniens soient à même de fabriquer des cottes de maille, celles qu'ils possèdent leur viennent du Caire, de Damas, de PArabie, de Bagdad et datent pour le moins des mamelouks d'Egypte ; aucun article n'est phis reckerdié des AfrieeÛM et ne saurait donner de pkit frauda himiému sm tHMSstt.
d'antilope, de girafe» de buffle sauvage ou d'éléphant.. Les boucliers de buffle sont les meilleurs ; ceux d'éléphant étant très lourds, ne sont pas employés dans la guerre de campagne.
Les boucliers du Médogo, larges à la b$^se, échancrés. dan^ le milieu et terminés en ppin.te, sonl fabriqiiiés avec des herbes ou des roseaux hahil^ment ti*6saé« a ils sont à la fois solides et légers ; je les crpis à peu près plats.
Les boucliers des Bidouma de Karga sont moins échancrés que ceux du Médogo, et leur partie supérieure est arrondie ; on les fabrique d'un bois léger 4cipt les por^s se resserrent, et qui devient impénétrable dès qu'il e^t mouillé ; les bidouma doivent donc, avant de cpmbattre, le tremper dans l'es^u, ce que leur position sur les bords ou au centre d'un vaste Itc leur pero^et toujours de faire ; mai^ il est évident qu^ s'iU se hasardaient dans les déserts qui bornent 1q Kanam^ leur bouclier leur serait de peu de secours. Gourme il est assez léger et n'a pas de corde d'attacbei iU 1^ portent sous le bras lorsqu'ils sont en merche.-
La longueur de tous ces boucliers varie eptre 9 et 6 pieds; les Africains leur donnent plus de largeur à la basç qu'^u sommet, parce qu'ils s'accroupisseul sppvent derrière eux, qu'ils veulent y trouver un poipl d'appui ^oiidc^ qu'ils combattent les jan^bes éc^téei ^ qu'enlin il résulte de cette forme que le bapt des bpp^ cliers laisse des crénes^ux par Içsqu^ls |^# prçherp pti les fusiliers qui se glbsept en errière d^ ligues p^Mv^nt tirer sur l'ennemi.
( 162 ) Itl. — Tactique, ordre de bataille, passage des rii^ièreu
On ne peut que, faute d'un nom plus convenable» qualifier d'armées les rassemblements formés dans le Soudan en temps de guerre; il n'y a de troupes permanentes et de troupes exercées que dans quelques états du Soudan, et encore ces troupes, très peu nombreuses, ne sont-elles préposées qu'à la garde du souverain dont elles sont simplement la maison militaire*
La nouvelle de la guerre est habituellement portée dans les villages par des hérauts chargés d'appeler le peuple à prendre les armes : on se servait autrefois du cor pour convoquer le ban et l'arrière-ban ; les hérauts africains se servent, dans le même but, d'un cornet dont les notes aiguës sont entendues à de grandes distances : les chefs se hâtent alors de réunir leurs vassaux, leurs serviteurs, leurs esclaves, et de se rendre an lieu où le rassemblement doit se faire.
Nous pouvons distinguer dans un rassemblement de cette espèce cinq éléments principaux, à savoir : les archers; les fusiliers» les piquiers» les cavaliers légèrement et pesamment armés.
Les archers sont habituellement une troupe auxi-> liaire ou servile : ce sont les États idolâtres qui fournissent d'archers les grands États musulmans da Soudan ; le Waday et le Dar-Four paraissent n'en pas avoir; les fusiliers peu nombreux sont en général des Arabes, des Touaregs ou ce qu'on appelle des Maures, c'est-à-dire des gens de l'Afrique septentrionale et occidentale; les piquiers forment l'infanterie de ligne et la principale masse» sinon la principale force des arméesu
Les cavaliers légèrement armés sont des Arabes.
Les cavaliers pesamment armés sont des chefs arabes» des chefs noirs» les serviteurs de ces chefs et quelques personnages riches; on les appelle en arabe Itinidi^ parce qu'ils portent presque tous la libada ou gaubeson; ils sont la force principale des armées; c'est à eux qu'il appartient de décider la victoire.
Lorsqu'on approche de l'ennemi, les archers, sorte d'infanterie légère et de tirailleurs, commencent Taclion qui se continue parles piquiers, formés sur une ou deux lignes profondes. Ces piquiers onl peu de consistance et peu de mobilité; on peut cependant leur faire former l'orbe pour résister à la cavalerie.
Lorsque les archers et les fusiliers sont repoussés, ils se réfugient, comme je l'ai dit, en arrière des piquiers, et tirent par les créneaux que les boucliers de ceux-ci laissent entre eux.
Les libadis, formés ordinairement en seconde ligne, et suivis des cavaliers légèrement armés, formés en troisième ligne, saisissant un moment favorable, se précipitent sur l'ennemi probablement par des ouvertures ménagées à l'avance dans la première ligne : reçus par les piquiers, ils ont bientôt à supporter le choc de libadis ennemis ; alors commence la véritable bataille, qui devient une mêlée générale.
Les libadis chargent souvent par bandes plus ou moins nombreuses, dont chacune reconnaît un chef, et qui rappellent les scarres de l'ancienne bataille française.
On m'a assuré qu'au Bornou les libadis se plaçaient toujours en première ligne, les deréga (boucliers) ou piquiers en seconde ligne et les archers sur les flancs.
Les Soudaniens n'tyant pas d'arlillerie font, ainsi q«e les anciens» peu de cas des positions dans la guerre de campagne. Le Kaneuii, cependant* vaincu par les Baguermiens, s'arrêta à Lederi» et y occupa une forte position dans laquelle il livra une bataille défensive qui se termina par la déroute et la destruction de l'armée baguermienne*
Je n'ai rien à dire sur Id marche des armées soudaniennes, qui s'effectue sans beaucoup d'ordre. Je ferai seulement observer que lorsqu'il s'agit d'effectuer ùo passage de rivière» ce qui ne peut avoir lieu qu'à un gué^ la cavalerie se répand sur le bord <le la rivière» y fait entrer ses chevaux, et en sonde le fond avec des lances» dès qu'un cavalier a trouvé une tète de gué. Les autres se rapprochent de lui et achèvent sa découverte. Il est remarquable que cette manière de proeéder est exactement celle des cosaques» tant il est vrai que» par toute la terre» les hommes mus par les mêmes désirs, conduits par les mêmes raisonnements» sont «menés, par la nature même des choses» à suivre les mêmes voies.
C'est à la suite d'un passage de rivière , aussi bien eiécuté qu'inattendu» que le sultan du Waday» Chérif» tomba sur les derrières d'Omar» le battit complètement et coupa. toute retraite à son armée. •