‹ Mémoire sur le SoudanChapitre 4 sur 41 · III. — Le lac Tcliàdà · texte numérisé non relu

III. — Le lac Tcliàdà

Le lac Tchàdô visité par Denbam et ses compagnons l'a été, plus récemment encore, par Richardson, Overweg, MM. Barlh et Vogel ; sa position est bien déterminée et ses côtes ont été relevées sur une grande étendue : Test et le nord seulement présentent une lacune; je ne puis la combler par des observations qui méritent pleine confiance; je suis toutefois à même de compléter approximativement, d'après des renseignements puisés à bonne source , le tracé du grand lac africain.

Les terres les plus voisines à Test et au sud-est de l'archipel, visité dernièrement par M. Vogel, n'appartiennent pas encore au continent , mais à deux lies dont la plus orientale est très grande ; séparées l'une de l'autre par une sorte de canal, elles le sont du continent par un canal plus large, peu profond, guéable en plusieurs points et que les Arabes du pays connaissent sous le nom de Bahar-el-Karga, rivière ou canal de Karga, la ville de Karga s'élevant sur sa rive orientale.

C'est dans la grande lie duTchàdé, appelée Farram, que parait être la capitale des BidoumA. Farram est le refuge ordinaire des gens de Tilde et de Karga ; s'ils y sont poursuivis et défaits, la seconde lie, plus petite, devient leur citadelle, et les lies du milieu du lac leur offrent autant de réduits imprenables.

Karga a été signalé par le major Denbam.

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