V. — Les étangs du Baguermi^ le lac Debaba
Un peu au sud de Karga commence une chaîne d'étangs dont les plus septentrionaux ont été signalés par Denham et dont voici les noms :
Maé-Dinéo ( maé, étang litl. bois, v. acl. imp. Bag. Dinéo vivier Bag.), en arabe étang se dit rahad, plur. rouhoud;
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Maé-Zaraf ou étang de la girafe;
Maé-Gadmoul; étang rond» cadmoul arrondi, turban. Bag.
Oinm-Djawakhin ; mère des Djoukhan , arbre non épineux» ar.
Et Maé-Kedek.
A Touest de Kedek on trouve encore, près du Ghari» rélangdeBabalia» et au nord de Kedek à Touest et au nord du Djebel-Masarma on trouve l'étang très vaste de Sàiramban. De tous ces étangs» le premier» Maé- Dinéo» parait être le seul qui» pendant l'hivernage, donne naissance à un cours d'eau ; lorsque les crues sont abondantes» le Maé-Dinéo se déverse en effet dans le lac Tchàdô.
La ville de Màsna est construite aussi sur les bords d'un étang.
Au sud-est de Màsna» à Bideri» se termine un petit cours d-eau dont le développement total peut être d'une journée de marche; il vient de l'est-sud-est. On le nomme Arkwa.
A Balao» à une demi-journée environ de Masna» on rencontre le Kendji dont les sources me paraissent être à Kendji- Ghàil» il s'arrête à Balao» mais entre Kendji» Dendeia et Birket-el-Ain» le Kendji forme un lac qui n'a pas moins de deux journées de tour, et qui parait être assez profond ; on le nomme lac Kendji» ou lac Debaba» du nom d'un district dont le chef-lieu est Dendeia.