‹ Mémoire sur le système grammatical des langues de quelques nations indiennes de l'Amerique du NordChapitre 126 sur 129 · DEUXIÈME QUESTION · texte numérisé non relu

DEUXIÈME QUESTION

Ressemblance des langues indiennes entreelles,

sous le rapport de leurs formes grammaacales.

J'ai déja considéré cette question sous un point de vue très général dans l'examen de celle qui précède, car ces deux questions sont intimement liées ensemble. J'ai essayé de démontrer que les formes polysynthétiques ‘existent dans les langues de différentes nations situées au nord, au midi et au centre de ce continent, à des distances immenses les unes des autres;

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maintenant je vais traiter la même question plus en détail, et tâcher de découvrir si ces formes se trouvent dans toutes les langues des Indiens de l'Amérique. Le comité comprendra facilement qu’il est impossible de décider ce problème d’une manière entièrement satisfaisante, puisque le plus grand nombre de ces langues nous est inconnu, et que plusieurs ne sont encore Connues qu'imparfaitement. Nous ne pouvons, par Conséquent, parler que de ce qui est à notre connaissance, et, au moyen du connu, tâcher de nous frayer un chemin vers l'inconnu. Une hypothèse probable est le seul point jusqu'où nos recherches ont pu nous conduire. Cependant, il n’est pas sans importance de constater, autant qu'il nous est possible, les faits que nous avons pu découvrir, et si nous trouvons une ressemblance frappante, quant à la structure et aux formes grammaticales, entre les langues indiennes qui nous sont le mieux connues, ce sera au moins un sujet digne de remarque pour le présent et de recherches ultérieures pour l’avenir.

J'ai expliqué, dans ma correspondance avec M. Heckewelder, ce que j'entends par les formes polysynthétiques ou syntactiques du langage;

‘L'auteur hésitait alors entre ces deux dénominations ;

ce sont celles qui expriment le plus grand nombre d'idées par le plus petit nombre de mots. Cela se fait principalement de deux manières : 1° par un système de composition, qui ne consiste pas seulement dans la jonction de deux mots pour n’en former qu’un, ou dans une variété d'inflexions ou de terminaisons, comme dans la plupart des langues anciennes et modernes de l’Europe, mais dont la méthode s’opère par la jonction de syllabes significatives et même de sons simples extraits de différens mots, pour en former des locutions composées, qui éveillent à la fois, dans l'esprit de l'auditeur, toutes les idées que les différens mots, dont les syllabes sont empruntées, expriment séparément; 2° par la combinaison, fondée sur des principes d’analogie, de différentes parties du discours, étonnées, pour ainsi dire , de se trouver ensemble, .et qui sont surtout jointes au verbe; de manière que par ses formes et ses inflexions variées, non-seulement l’idée de l’action principale et de ses accessoires les plus ordinaires, tels que la personne, le nombre, le temps, etc., mais le plus grand nombre possible des idées morales et physiques peuvent s’y asso-

il s’est arrêté à la première, que les philologues américains ont adoptée. (Note du traducteur.)

cier, tandis qu’elles ne peuvent se rendre dans d’autres langues que par des locutions distinctes et séparées. Tel est, suivant mon opinion, le caractère général de langues américaines.

Lorsqu'on porte ses regards sur les formes extérieures de ces langues , on est d’abord frappé de voir de longs mots polysyllabiques, qui, composés comme je l'ai dit, expriment beaucoup à la fois. En examinant plus attentivement leur structure , on observe la jonction fréquente du pronom possessif et de nombreuses prépositions avec le nom substantif, et Les formes transitives du: verbe qui combinent dans un seul mot avec plusieurs autres idées, celles du pronom qui gouverne et de celui qui est gouverné. Partout où j'ai découvert ces signes distinctifs dans les langues indiennes, et que j'ai eu les moyens de pousser plus loin mes recherches, j'ai généralement reconnu tout le système polysynthétique dans ces idiomes ; mais, dans beaucoup de cas , je n’ai pas eu ces moyens à ma disposition. Parmi ceux qui ont entrepris de nous instruire de la grammaire de ces langues, il s'est trouvé peu d’abbés Molina, peu d’Egèdes, peu de Zeïisberger, peu d'Heckewelder, nous ne pouvons pas espérer que les Adelung , les Vater et les Humboldt viendront voyager dans notre pays pour étudier les langues de nos sauvages,

quoique j'aie raison de croire que si la distance n'était pas aussi grande, le courage de le faire ne Jeur manquerait pas’. Nous sommes obligé, par Conséquent, de recueillir les faits peu à peu, à mesure et tels qu'ils nous sont présentés, et tout ce que nous pouvons faire est d’en tirer le meilleur parti possible.

J'ai été frappé de bonne heure de l’idée que les langues indiennes étaient toutes à peu près construites sur le même modèle ; on verra cette opinion distinctement*exprimée dans ma correspondance avec M. Heckewelder. Depuis ce temps-là, mes recherches ont été spécialement dirigées vers l'examen de cette question. Je prie le comité de me permettre de lui rendre un compte succinct des faits qui se sont présentés à moi dans le cours de ces recherches.

1° J'avais entendu beaucoup parler de l’excellent ouvrage dont jai déja fait mention, du Mithridate; mais je n'avais pas encore pu m'en procurer un exemplaire. Le professeur Ebeling, de Hambourg, dont l'Amérique surtout regrette la perte, eut la bonté de m'envoyer les deux vo-

1 Le baron Guillaume de Humboldt, comblé des honneurs et des dignités de sa patrie, a fait un voyage dans les Pyrénées, et y est demeuré plusieurs mois, dans le seul dessein d’étudier la langue basque.

lumes qui traitent des langues américaines; et j'ai été depuis assez heureux pour me procurer l’ouvrage entier : là, pour la première foïs , je trou— vai une grande abondance de matériaux pour le travail que j’avaisentrepris. Gracessoientrendues aux Russes et aux Allemands, nos maîtres, aux talens et aux travaux infatigables desquels la science générale des langues est si particulièrement redevable des progrès qu’elle a fait depuis quelque temps.

Dans cet ouvrage inappréciable, j'ai trouvé la description du caractère grammatical de trentequatre langues américaines, et l’Oraison domiricale dans cinquante-neuf différens idiomes ou dialectes de ces langues, avec des explications plus ou moins étendues, selon les moyens que l’auteur avait à sa disposition. Parmi les exemples que le professeur: Vater nous a donnés de ces différentes langues, je n’en ai pas trouvé une seule qui ne m’ait représenté les formes polysynthétiques à un plus grand ou àun moindre degré. J'ai observé que ces formes étaient plus ou moins apparentes, selon que ses règles étaient plus ou moins connues, et que ses principes avaient été plus ou moins développés par les écrivains qui en avaient traité. Comme cet ouvrage est maintenant entre les mains de tous les savans, il me suffit d'y renvoyer, sans chercherà

5 4ù > donner d’autres preuves de ce que j'ai avancé. 2° Parmi les langues dont il n’a pas été au pouvoir du professeur Vater de donner une description suflisante, est l’iroquois ou langue des cinq nations confédérées". Les grammaires et les dictionnaires, que la société des Frères Unis a eu la bonté de nous communiquer, m'ont prouvé suffisamment que ces langues sont également polysynthétiques.

3° La description que donne le savant pro-

fesseur de la langue des Armoaks, nation in-

dienne qui habite la Guyane, non loin de Surinam ?, m'a montré clairement qu’elle appartient à ce genre d’idiomes, ce qui a été amplement confirmé par une grammaire et un dictionnaire de cette langue, composés par le révérend Théodore Schulz, de Schoneck, près de Nazareth, dans cet état de Pennsylvanie, et qui a long-temps résidé parmi ces peuples 5. Ces ouvrages sont déposés dans la bibliothèque de notre société.

? Ce sont les cinq premières des six nations mentionnées ci-dessus. Les Tuscaroras ne se sont joints à leur confédération que très tard, et leur langue n’était pas connue lorsque ce rapport fut fait. Elle a été depuis reconnue pour un dialecte iroquois. (Note du traducteur.)

# Mithridate, vol. XI, 2° partie, p. 667.

3 M. Schulz réside maintenant dans la Caroline du Nord. (Note du traducteur.)

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4° Lalangue des Chippéways , que le professeur Vater a cru être presque entièrement dépourvue de formes ‘, en est, au contraire , abondamment pourvue. Le révérend M. Dencke*, missionnaïre au Canada, a prouvé qu’elle est formée sur le même modèle que le délaware, dont elle est un dialecte, et qui est une des langues les plus riches de ce continent.

5° Désirant m'assurer du caractère grammatical des langues méridionales ou floridiennes , qui nous sont encore si peu connues, je pris la liberté d'adresser quelques questions sur ce sujet au révérend Daniel S. Butrick, ministre de la religion réformée® lequel réside maintenant parmi les Cherokis ; j'eus bientôt la satisfaction de recevoir de lui une réponse, dans laquelle il donne une description de la langue de ces peu-

"Die Chippewäer haben fast keine Formen. Vater, Untersuchungen über Amerikas Bevôlkerung, p. 192.

2: Voyez ce qu'il écrit à ce sujet dans la correspondance de l’auteur avec M. Heckewelder, Transactions du comité d’hastotre, etc., vol. I, p. 427.

‘8 L'original dit : de la secte des frères moraves. C’est une erreur qui est ici rectifiée. (Note du traducteur.)

#Le nom de ces Indiens, prononcé à la française, est Isalékis. Je lai entendu ainsi de leur bouche. Il y a une tribu qui prononce la lettre r au lieu de la lettre Z. Cest d'elle qu'est venu le nom de Cherokis.

(Note du traducteur.)

ples ; il en résulte qu’elle est polysynthétique au plus haut degré. Entre autres choses, il nous apprend que les pronoms et les verbes ont trois formes de pluriel : le pluriel général nous, vous, elc., parlant sans restriction; le pluriel spécial, comprenant seulement ceux de qui on parle et le duel. Il donne des exemples de ces trois pluriels, aussi bien que de plusieurs autres formes polysynthétiques; celles des verbes sont aussi riches que dans le chipéway et le délaware. . J'espère que le comité tirera beaucoup d’avantage de la suite de cette correspondance.

Dans une de mes lettres à M. Heckewelder , j'avais été induit à supposer que l'abbé Molina avait pris le pluriel spécial pour le duel dans la langue araucanienne”. Je suis maintenant plutôt porté à croire que les Araucaniens ont les trois pluriels, et que M. Molina n’a parlé que de deux, ne croyant pas nécessaire de tout dire dans un ouvrage qui n’était pas exclusivement consacré à la langue. C’est un fait, cependant, qui est encore à éclaircir.

6° J'ai recu une semblable information concernant la langue des Chickasäs (autre idiome méridional) de deux interprètes de cette nation, avec lesquels j'ai eu occasion de converser?. Ils

1 Correspondance, p. 435.

2 Ibbariou Klittubey, autrement appelé Martin Colbert,

Va

m'ont présenté de nombreux exemples, par lesquels ils m'ont convaincu que cette langue, aussi bien que celle des Chactàs, est vraiment polysynthétique, elle possède les trois pluriels et je crois que le chactàs les a aussi”.

7° Je désirais beaucoup être correctement instruit des formes de la langue des Wyandots ou Hurons que le lord Monboddo et d’autres ont si fortement calomniée, et qui m'était déja en partie connue par le dictionnaire très imparfait du P. Sagard, imprimé à la suite de son Grand Voyage au pays des Hurons, lorsque fort heureusement je fis la connaissance de MM. Isaac Walker etRobert Armstrong, interprètes de cette nation, et auxquels cette langue est familière depuis leur enfance. Je leur montrai le dictionnaire du P. Sagard, dans lequel, malgré les erreurs dontil fourmille, ils reconnurent aisément la langue de leur nation. Il ne leur parut pas que

et Killpatrick Carter. Ce sont tous deux des hommes intelligens possédant parfaitement les deux langues sœurs, le chickasâs et le chactàs.

‘La langue tarasque (idiome mexicain) a trois pluriels dans les verbes; ils ne sont pas sans analogie avec ceux qui ont été ci-dessus mentionnés, comme par exemple :

Inspeni, donner en général.

Insuani, donner à plusieurs.

Inscuni, donner à un seul.

(Grammaire de Basalenque , p. 44.)

cette langue eût éprouvé aucun changement essentiel, dans l’espace de deux cents ans qui se sont écoulés depuis que ce livre a été écrit, ce qui contredit l'assertion du bon père recollet, qui dit dans sa préface que cette langue change constamment et qu'après quelques années elle parait presque une nouvelle langue. Ils furent très étonnés, lorsque je leur montrai le passage de cetté préface, où il est dit que le huron est une langue imparfaite, qu’un plus habile que lui (Sagard) se trouverait bien empêché, non pas de le critiquer, mais de faire mieux. Malgré cela, je ne peux exprimer le plaisir qu’ils ressentirent en voyant ce petit livre. A l’aide de cet ouvrage, après m'être rendu un peu familier avec leur prononciation, je me hasardai à leur faire quelques questions en langue huronne, et j'eus la satisfaction de voir que j'étais compris. Cette langue m'a paru douce et harmonieuse ; l'accent est généralement placé sur la dernière syllabe et quelquéfois.sur la pénultième ; ils ar-

! C'est toujours le langage que tiennent ceux qui ne peuvent pas comprendre ouexpliquer la structure et les formes grammaticales d’une langue. Elle est toujours pour eux barbare, sauvage, inculte, inintelligible. Voyez ci-dessus ce que dit Neve y Molina de celle des Othomis, que cependant Najera a bien su comprendre et expliquer.

(Note du traducteur.)

ticulent, ou pour mieux dire ils battent les doubles consonnes , comme les Italiens dans guello, bello, ete. Ils ont les voyelles nasales du francais, mais ils les prononcent plus délicatement, à peu près comme les femmes créoles des iles Antilles. Après tout, je pense qu'il y a beaucoup de douceur dans cet idiome; un de ces interprètes, à ma prière, déclama lentement et avec expression un morceau oratoire | Ce qui m'a donné une idée assez claire de la modulation de cette langue.

Quant à la grammaire, j'obtins de ces Indiens toute la satisfaction queje pouvais désirer , ils me donnèrent plusieurs exemples de verbes simples et composés, avec leurs différentes formes , affixes et inflexions ;:ce qui me convainquit que le huron est construit sur le même plan que les autres langues de l'Amérique du nord, et qu'ilest riche et abondant en locutions ; 5 ST avec plaisir qu'il possède les trois Rlustels

Ainsi, Monsieur, toutes les recherches que j'ai été à même de faire, depuis que le comité à bien voulu me charger de cette investigation, m'ont conduit aux même résultats. Je n'ai pas encore pu trouver une seule exception, bien constatée, aux principes généraux sur lesquels semble fondée la structure des langues américaines. Partout où j'ai eu des renseignemens suflisans pour

assurer de leur caractère, j'ai trouvé que ces langues appartiennent à la classe que j’ainommée polysynthétique, dans la vue seulement de la désigner et sans y attacher autrement aucune importance. Car, Monsieur, je suis intimement persuadé que la Science n’est pas encore arrivée à un point de maturité, suflisant pour permettre d'entreprendre une clasification exacte et complète de toutes les langues qui existent. Le temps viendra, je l'espère, où apparaîtra le Linné des langues‘, à qui seul il appartiendra de les classer et de donner à chaque classe une dénomination fixe et précise.

1M. le baron Alexandre de Humboldt observe avec raison que la division des langues en analytiques et synthétiques n’est pas satisfaisante, et qu’elles devraient, comme les plantes, être classées par groupes, d’après leurs ressemblances et différences les plus apparentes. (Voyage aux régions équinoxiales, tom. XI, p. 85.) Cela n'empêche pas qu'il n’y ait des langues analytiques et des langues synthétiques , et qu'on ne puisse les distinguer ainsi en attendant mieux. Ce sont des pierres d'attente qui pourront un jour servir à la construction de l'édifice.

11 me semble que les langues sont susceptibles de diffé rentes méthodes de classification , selon le point de vue sous lequel on les considère. Sous le rapport de l'étymologie, on a, depuis long=temps, adopté la division par familles, et je ne pense pas qu’on en puisse trouver une qui lui soit préférable. Sous celui de l’organisation et des

Le comité voudra bien ne pas croire que j'aie terminé mes travaux; ils ne sont, au contraire, que commencés ; la plus grande partie du temps que j'ai dévoué à ce sujet, a été jusqu'ici employé à des études préparatoires, qui me mettront à même, j'espère, de suivre à l'avenir cette investigation avec plus de fruit. Au moyen d’une correspondance très étendue, dont je me suis assuré en Europe, aussi bien qu'en Amérique, j'ai lieu de croire qu'il sera en mon pouvoir de découvrir quelques faits intéressans, qui pourront conduire à une Connaissance plus exacte que nous ne la possédons encore, du génie et du caractère des langues américaines.

Parmi les matériaux que le comité a recueillis, il se trouve un nombre considérable de vocabulaires de diverses langues du nord et du sud de cette partie de notre continent. On pourra croire qu'il n’est guère possible d’en faire usage, relaüivement à l’objet de nos recherches; mais je pense différemment. Lorsque l'étudiant se sera un peu familiarisé avec les langues indiennes, et

formes grammaticales, la tâche est beaucoup plus difficile à remplir, parce que nous n'avons pas assez de renseigne mens, et que cette branche de la science est encore dans son enfance ; mais le temps et l’étude y apporteront remède. (Note du traducteur.)

— kg — pour ainsi dire avec leurs différentes physionomies, il acquerra un degré de perception , qui le mettra à même de juger avec plus ou moins de certitude, quelquefois par un mot isolé, de leur structure générale et de leurs formes grammaticales. Les affinités verbales lui seront d’un très grand secours, car 1l est naturel de penser, et le fait à toujours justifié cette supposition, que les langues qui paraissent, par leurs étymologies, être dérivées de la même source, participent -plus ou moins des formes grammaticales de leurs langues-sœurs. Si cette hypothèse est exacte, la langue des Indiens Ouasaches, communément appelés Osages, dont le comité possède un vocabulaire rédigé par le docteur Murray, de Louisville, peut être considérée, à cause de son affinité avec le naudowessie et le huron‘, comine une branche de la souche iroquoise, et par conséquent on peut présumer que ses formes sont polysynthétiques. Au moyen de ce vocabulaire, nous avons acquis la connaissance de la vaste

! La langue des Osages a en effet une très grande affinité avec celle des Naudowessies ou Sioux , langue ultra-mississipine, et qui s'étend à l’ouest, du nord au sud, des Etats-Unis. Il est maintenant reconnu que la langue osage appartient à cette famille; mais elle n’a point d’affinité avec les idiomes iroquois. L'auteur a commis une erreur, qu'il s'empresse de rectifier. (Note du traducteur.)

étendue de la famille indienne des Iroquois, qu'où croyait, il n’y a pas long-temps , n'avoir existé que dans le voisinage des grands lacs, et que nous pouvons maintenant Suivre jusques sur les bords du Missouri. Ainsi les sciences se touchent, et mènent à la connaissance les unes des autres. Un cours d’études suivi dans le seul but de la grammaire et des langues, en nous faisant connaître les relations qui ont existé entre les différentes familles qui habitent ce globe, pourra par aventure nous conduire un jour à la découverte de leur origine. |

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