VI. OPTATIF POTENTIEL CONDITIONNEL
Je pourrais désirer entendre (même quand telle chose arriverait ou serait ainsi).
Nindanoouinôndom. Nindanoouinôndamin.
Kitanoouinôndom. Kitanoouinôndam.
Tanoouinôndom. Tanoouinôndomôg.
Nous aurions pu donner cette forme comme:
un temps du mode précédent, mais comme il n'y a point de conditionnel dans les autres modes, nous avons cru devoir la présenter séparément, D'ailleurs , la forme conditionnelle n’a point de relation directe avec le temps.
IMPÉRATIF. Nôndom, entends.
Nondônte, entendons.
Nôndomok. qu'ils entendent.
Nous sommes obligé de nous arrêter: ici :
les verbes indiens ont tant de modes et de formes que nous ne savons pas même comment les classer. En voici une, par exemple, du verbe fréquentatif « j'entends souvent, » à laquelle vous serions fort embarrassé de donner un nom.
“4 g al
N'ouéndomomin. Toutes les fois que j'entends. N'ouändomonom. puez quetu — N'ouändongin. — qu'il — Es N'ouändomongoun. — que nous — N'ouändomagoun. — que vous — N'ouändomowadjin — qu'ils —
Ce verbe a aussi une forme subjonctive, « si ou quand j'entends souvent, » qui est différente de celle-ci, et qui se conjugue au passé et au futur ; celle-ci peut se conjuguer de même.
Les modes et les temps des verbes se forment
“en général, dans toutes ces langues, de la même manière, sauf la différence des désinences et des syllabes intercalées. Néanmoins, il y a quelques exceptions ; ces langues ne sont pas toutes également riches en formes verbales. Zeisberger, dans sa grammaire lénäpé, ne donne ni le mode optatif ni le potentiel; celle d’'Eliot, au contraire, donne le premier de ces modes dans l’idiome de Massachusetts, et ce mode est formé d’après le même système que les autres, excepté qu’on ajoute après chaque forme la syllabe 204, ou le le mot 7apehnont qui, dit l’auteur, signifie wtinam | En parlant du second, il dit qu'il existe à la vérité dans plusieurs des langues de cette famille; mais que dans celle dont il traite, on exprime l’idée de la possibilité, en ajoutant aux formes du présent de l'indicatif le mot wok qui,
dit-il, signifie la même chose que les mots anglais may et can, et énonce l'idée de pouvoir; ainsi, c'est une espèce de verbe auxiliaire qui ne recoit point d’inflexions.
Le futur, dans cette langue, se rend de la même manière, en ajoutant aux formes de l’indicatif les syllabes m0s ou pish, qui indiquent le temps à venir. Dans le lénâpé et le mahican, le futur se forme par la syllabe de désinence tsch, et quelquefois aussi par l’intercalation de syllabes négatives. Ce qu’il y a de curieux dans ces deux langues ; c’est que la désinence ésck peut s'adjoindre indifféremment au verbe ou à l’adverbe quile précède. Ainsi, on peut dire en mahican #iatsch konapatamen, tu seras toujours heureux, ou #iat konapatamentsch; et en lénapé atta nr pendamentsch, je n'entendrai pas, ou attatsch n’pendamen : atta ou matta est l'adverbe qui signifie 107. 4
Mais, sauf quelques exceptions de ce genre, nous ne voyons point de différences essentielles dans la manière de former et de conjuguer les verbes parmi ces divers idiomes; ils paraissent tous soumis à un système général, qui ne varie que dans quelques détails, tels que ceux que nous venons de voir.
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