DUT
tenu beaucoup de lumières de M. James au moyen d’une correspondance très active, à laquelle il a bien voulu se prêter.
Un autre philologue travaille aussi maintenant sur cette langue. M. Henry Schoolcraft, agent des Etats-Unis auprès des Indiens, lequel a résidé long-temps parmi eux, et qui faisait partie de l’expédition envoyée par le gouvernement pour découvrir les sources du Mississipi, vient de publier la relation decette expédition" ; il y a jnséré le commencement d’une grammaire et d’un vocabulaire alphabétique (anglo-chippéway) de cette langue; mais malheureusement , la grammaire de 34 pages in-8°, ne va pas plus loin que les noms substantifs, et le vocabulaire de 8 pages s'arrête à la fin de la lettre B. Il faut
cette langue dans la relation de John Tanner ; New-York, 1830. À narrative of the captivity and adventures of John Tanner (interpreter at the saut de Sainte Marie) during
hirty years residence among the indian in the interior of
north America. Ten a été publié une traduction francaise sous ce titre: Mémoires de John Tanner ou trente années dans les déserts de l’ Amérique du nord. Paris, 1835, 2 vol. in-8°. Le spirituel et fidèle traducteur, M. Ernest de Blosseville, explique la raison qui l’a décidé à ne pas publier les vocabulaires.
? Narrative of an expedition thrô the upper M. tssissipt, Lo Ithasca lake the actual source of this river. New-York , 1834, in-8°.
espérer que cel ouvrage sera continué ; 1l est très: bien fait, et écrit dans un esprit vraiment philosophique. Nous avons aussi le Nouveau-Testament, traduit dans cette langue pour l'usage des missions. Le nom du traducteurn'est pas connu‘. Avec l’aide de ces ouvrages, et de ceux qui, on peut l’espérer, les suivront, nous connaîtrons. bientôt suffisamment cette langue.
3. Outawas, appelés par les Français Outaouais.— Ces sauvages résident principalement dans le territoire de Michigan et dans le Canada, vers la grande rivière qui porte leur nom. Leur langue nous était entièrement inconnue, lorsque nous avons fait la connaissance de M. l'abbé Hamelin , jeune aspirant à la prêtrise et fils d’une mère outaouaise. Il a passé deux ans à Rome, au collége de la Propagande. Il possède le francais, l'anglais et l'italien, outre l’outawa, sa langue naturelle; nous avons de lui un vocobulaire de cette langue, écrit de sa main, dont nous avons fait usage dans celui-ci. M. Hamelin s’est servi de l'orthographe du continent de l'Europe. Nous avons trouvé très peu de différence entre cette langue et l’alsgonquine.