‹ Mémoire sur le système grammatical des langues de quelques nations indiennes de l'Amerique du NordChapitre 85 sur 129 · DD · texte numérisé non relu

DD

EXEMPLES

Piankeshaws. Papooz (papouze). Barton.

Narragansetts. Papoos (papous). Williams.

Ânese (anis, enfant àla Id.

mamelle).

Muckiese (enfant, sans Id.

: autre explication).

Ainsi, le même auteur donne trois mots, dont un seul est expliqué.

Lénâpé. Amemens (enfant en âge Heckewelder.

d'apprendre, d'aller à l’école).

Pilapé (jeune garcon), Id.

de pülsit (chaste) et lénäpé (homme).

Nitsch, nitschaan(mon Id.

enfant), nitschanak (mes enfans), parlant à eux.

Nous savons de lui que le mot papous est aussi en , usage dans la langue lénâpé pour dire un petit enfant; en anglais, « baby ; mais ce mot n’est pas dans ses vocäbulaires.

Pénobscot, Nitzaenak (mes enfans). Ms.

Unguachog. Neechuntz (nitchantz). Id.

Massachusetts. Wnechun (ounitchan, Eliot.

son enfant).

Shawanos. Pilochsa (pilokhsa). Heckewelder.

Ce mot, qui semble dérivé de prlsit, chaste, et d’ockqueu, femme, devrait signifier jeune fille, vierge. Le vocabulaire d’où nous le tirons, nous a été donné

par Heckewelder qui, sans doute, l’a recu d’un autre. Johnston donne apetotha , probablement erreur d'impression pour apelotha (epilotha ), qui paraît être le même mot que celui d'Heckewelder, différemment entendu ou orthographié. Maisvoyez

miam.

Miami. Apilossa. Volney.

Epilosa. Thornton.

Apelochsa. Barton,

Ahpeelustah (apilosta), Ms.

jeune enfant.

Tous ces mots paraissent être le même, différemment entendu ou orthographié. Tant de vocabulaires, s’accordant ensemble, nous font douter que ce mot soit applicable seulement à un enfant femelle ; mais nous n’avons aucun doute que la syllabe pil est dérivée de pélsit, chaste, pur, innocent. Voyez Lénâpé et Shawanos.

Saki. Apenon (apinon). Say.

C’est encore la syllabe pi/; / changée en n.

Outawa. Apinotschin. Hamelin.

Même observation.

Algonquin. Bobiloutchins, enfans, Barton.

petits enfans (sic).

Abinontchen (petit en- Mackenzie.

fant).

La Hontan ne donne pas ce mot. Nous voyons encore Ja syllabe pif changée en £i7 dans un dialecte, et en bin dans un autre,

Chippéway:' Bobéloshin, queebee- Long.

since (quibisintz).

Chippéway. Apinôtschi. Pickering.

Anumosch. Heckewelder.

Sur les deux premiers mots, voyez Algonquin ; sur le dernier, voyez ci-après Mahican.

Ménoméni. Open, openishe (petit Docteur James. enfant mâle).

Mahican. Awansés. | Barton. Auwasis. Heckewelder.

Dans ces deux mots, sés ou sis est une terminaison diminutive. La première syllabe awan ou auwa, et le chippéway anumosch, nous paraissent dérivés du lénâpé amemens,. m changé en ou et en n», changemens assez fréquens dans les langues indiennes.

Chacgqseseet (chaxesit). Ms.

Nous ne connaïssons pas la dérivation de ce mot; sit est encore un diminutif.

Nanticoké. Awaantind. Heckewelder.

Awantet. Ms.

Voyez Mahicar. | Knisténaux. Awashish (petit enfant). Mackenzie.

Montagnards. Awusk. Soc. de Mass.

Skoffies. Awahaskish (diminutif). Id.

Abénaki. Aouan; diminutif , Rasles.

aouansis.

Nous reviendrons plus bas sur cette langue.

Délawares de Ommamündet ( u pro- Ms, New Jersey. noncé à la francaise).

— de N. Mæmyndet (y prononcé Campanius.

Suède. u).

Micmacs. Nejewaoutchis. Soc. de Mass.

Midjouatchikh. Ms.

Esquimaux. Nutawouk (n’taouaouk). Dobbs.

Ce mot est ici seulement à cause de la ressemblance avec le précédent. La langue des Esquimaux n’est pas de la famille algonquine.

Enfant, dans la langue des Abénakis, par le P. Rasles. Extrait de sôn dictionnaire.

Aouañ, aouañsis. Enfant, petit enfant.

Noudémou. Enfant mort-né.

Pahtoo. Enfant à peine formé dans le sein de sa mère.

Kiapés. Enfant orphelin de père et de mère.

Kiapimis. Diminutif du précédent.

Nédaouañsisout Je suis enfant.

Noucaouan, nounitzañni. J'ai un enfant.

Nénékoutsétsaouañn. Je n’ai que cet enfant.

Nenilamétsaouan. : C’est l’aîné, c’est mon premier. Némétéhssaï. C’est le cadet, mon dernier.

Nounitsannaïn. Je l'ai adopté pour mon enfant. Nounémañnkhann. pour mon fils.

Noudouskhaïñn. — pour ma fille.

Nétsigèsoumañ. Je -fais fse, tse à l'enfant ( pour l’apaiser). ; Nédaouañsisout pégoua. Suis-je donc un enfant? Képapihtoumkañst. Tu fais l'enfant.

Népapihtoumkéouañn. Je fais ce que font lesenfans.

Nisouiañné ou nisitzaou- Tu me prends pour un enfant, anné ou niséda pémie moi qui en ai deux.

nénilzañnianné.

Nora. La lettre » marquée de deux points (ñ) indique

que la voyelle a qui précède a un son nasal, comme dans le mot français.

Page 1