‹ Mémoire sur le système grammatical des langues de quelques nations indiennes de l'Amerique du NordChapitre 90 sur 129 · XXIV. TÊTE · texte numérisé non relu

XXIV. TÊTE

Lénâpé. Wihl (pron. ouil). Heckewelder.

Algonquin. Oustikouan. La Hontan.

Oschtekwan (ochti- Keating.

kouan).

Ustiquoin. Mackenzie.

Ouschitequan. Heckewelder. Chippéway. Eshtergoan(echtigoan). Mackenzie. Kaisténaux. Istigouen. Harmon.

Minsi. Wilustican. Heckewelder.

Ce mot est curieux, parce qu’il semble formé de wi! (lénâpé) et oustikouan (algonquin ). Peut-être sont-ce deux mots pris de différentes langues pour signifier la même chose comme dans le shawanos.

Shawanos. Wilan, n’depikanni. Heckewelder.

Voilà encore deux mots dont un est en affinité avec le lénâpé, l’autre avec le miami, comme nousallons voir.

Wesoh. Edwards.

Miami. Indepekoné. Volney.

In est là pour »’, signe de la première personne. Endekahpukahnee. Barton.

On voit que c’est le mot donné par Volney, où #ah est intercalé on ne sait pourquoi.

Idapikoneh. Thornton.

Même mot que celui de Volney.

T pour ir ou r°.—Dépékoné paraît être le mot simple pour féte.

ai G64 =

Pian, Illinois Wiidip (ouidip). Ms.

et Mi.

Ce mot paraît composé de wi! (lénâpe) et dépikané (miami ). On peut voir ici comment les langues indiennes se fondent les unes dans les autres, Peutêtre aussi n’est-ce que la troisième personne; w’dip,

sa tête.

Outawa. Nindip, kindip, ondip Hamelin.

(ma, ta, sa tête).

Abénaki. Métep. Rasles.

Mé ou m est l’article défini ou indéfini, la ou une tête. Rasles donne w’tep, ktep, outep (ma, ta, sa). Tep est le mot radical , première syllabe du mot miami dépékoné ou dipékoné; car t et d sont souvent pris l’un pour l’autre.

Mabhican. Winsiis, pechquatup. Heckewelder.

La première syllabe de winsiis paraît être wil (lé-

nâpé}, / changée en n; sus ou sis, terminaison di-

minutive. La dernière syllabe de pechquatup est le’

dop ou top du pénobscot ; et fep, de l’abénaki. Barton nous donne dup (dop) et utup (w'tup, sa), sans rien de plus pour le mot #te en mahican. Le mot entier pechquatup ressemble à uppoquontop ou w’paquontop du massachusetts, quod vide. Schnick, dans son dictionnaire de cette langue, ne nous

donne pas le mot simple; voici ce qu'il nous.

offre.

Nénés n’wenamat 3 8 Ma tête me fait mal.

ou |

” Mein Kopff thut mir weh.

N'séwana t’pa. er Aopff N’séwanadpa. J'ai mal à la tête.

Ich habe Kopff schmerz.

K’séwanadpa. Tu as mal à la tête.

Oséwanadpapäu. Il a mal à la tête.

Il me semble que le wensis de Heckewelder est à la troisième personne, et signifie sa téte; nénés est ma téte à la première, et wana dans les mots composés en est dérivé. Le # de la troisième personne, dans le verbe, signifie ma tête, elle me fait mal, ce qui est la véritable tournureindienne dansla composition des verbes. Il ne faut pas croire que la traduction allemande -de Schmick soit une analyse philosophique du mot indien. Tout missionnaire n’est pas philo-

sophe.

Nanticoké. Wilhamen. Heckewelder.

Nulahammon. Ms.

Même mot à la première personne. — u pour r, terminaison inconnue.

Délaware de Wiil (ouil). Ms.

N.Jersey.

—deN.Suède. Wijl. Campanius.

Sankhicans. Wyer (ouijr). Laet.

Unquachog. Okéqununk. Ms.

Pénobscot. Needop (nidop). Barton.

Shawanos. Weelekee, weeseh (oui- Gibson.

liki, ouisi).

Wessee (ouissi)}. Butler.

Ces mots sont tirés du Mithridate; il les a recus des généraux Gibson et Butler, qui ont demeuré longtemps parmi les Indiens. Les mots sont à la troi-

sième personne. Edwards donne aussi weesee (ouissi).

Ménoméni. Nes, kes, wes ( ma, ta, Docteur James.

sa).

Saki. Weeshi (ouichà , sa). Keating.

Massachusetts. Puhkuk (pakok). Eliot.

Narragansetts. Uppaquontop (ou’pa- Williams.

quontop).

Micmacs. Monouché. Soc. de Mass.

Souriquois. Monongi. Laet.

Montagnards. Stoukouan. Soc. de Mass.

Skofhes. Oustoukouan. Id.

Ces deux derniers mots sont évidemment algonquins.

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