‹ Mémoire sur le traitement curatif du choléra épidémiqueChapitre 3 sur 10 · DIVISION · texte numérisé non relu

DIVISION

Le choléra asiatique est déjà trop connu des médecins , pour qu'il soit nécessaire d'entrer ici dans de longs développemens sur les symptômes qui le caraclérisent. Nous ferons seulement mention de ceux qu'il est indispensable de connaître , pour comprendre les observations contenues dans ce mémoire.

En conséquence , nous nous bornerons à dire qu'on peut reconnaître dans le choléra épidémique deux formes distinctes et différentes» Une légère , appelée du nom de cholérine ; l'autre grave, qu'on peut nommer choléra pro' prement dit, ou choléra asphyxique. Nous traiterons seulement de cette dernière. La diarrhée , qui précède si ordinairement les autres périodes de la maladie, et par iaqueiie cum-

mciîce presque toujours le choléra , constitue pour moi la première période du mal. Je place aussi dans la même division l'affeclion particulière de l'estomac , caractérisée par le malaise, les défaillances, les éblouissemens , les nausées et les vomissemens de matières contenues dans l'estomac , symptômes qui quelquefois précèdent la diarrhée déjà mentionnée, mais qui la suivent plus fréquemment, et servent ainsi d'introducteurs à la période suivante de la maladie.

Le caractère de la seconde période consiste dans des vomissemens d'un fluide semblable à l'eau de riz ou au petit-lait, et dans des évacuations alvines du même caractère. Les crampes peuvent se présenter à la même époque , quoiqu'on ne les observe pas alors constamment ; mais, dans cette période, il n'y a jamais ou presque jamais d'altération du pouls.

L'état algidc ou dç collapsus constitue pour moi la troisième période de la maladie.

Page 1