USURPATION DES BIENS ECCLÉSIASTIQUES
$1. Du crin e que commettent ceux qui usurpent les biens de l'Eglise.
Toute atteinte portée aux biens sacrés, tendant à changer leur destination, ou à les ravir à l'Eglise, a se été regardée comme un attentat contre Dieu ét la Religion, comme un crime dont l’énormité provoque la malédiction des hommes et les châtiments du Ciel. Les bienfaiteurs de l’Eglise, dans les actes qui contenaient leurs libéralités, et les rois eux-mêmes, dans les lois destinées à consacrer l’inviolabilité de ces donations, ont formulé les plus terribles imprécations contre ceux qui seraient assez téméraires et assez impour porter les mains sur les biens légués à
"Eglise.
Et l’histoire, en effet, prouve que Dieu, selon l’expression de Bossuet, dans le panégyrique de Si. Thomas de Cantorbéry, fut souvent un rude vengeur contré ceux qui osent porter les mains sur les biens mis en dépôt dans le temple. Héliodore veut s'emparer des biens gardés dans le temple de Jérusalem ; il est frappé de verges par l’ange du She bi et il n’eût pas échappé à la mort, si le Grand Prêtre n’avait pas prié pour lui. Aujourd’hui on s'empare, non pas des biens mis en dépôt dans le temple, mais des biens , 1êmes du temple. On dépouille l’Eglise de ses propriétés, et on s'imagine qu’on échappera à la juste vengeance du Ciel. Qu'on ouvre les yeux, qu’on voie les malheurs
ui sont venus fondre sur les gouvernements, sur les
amilles, sur les individus, spoliateurs des biens consacrés à Dieu ; on reconnaîtra que pour être différés, les châtiments qui frappent ces usurpateurs n’en sont Êe moins terribles, et que pour s'être fait attendre,
a pts n’en est pas moins inévitable,
e roi de Babylone s’est emparé des vases sacrés du temple de Jérusalem, il s’en sert paur ses festins proï