‹ Mémoire sur les causes générales des syphilidesChapitre 16 sur 20 · TROISIÈME OBSERVATION · texte numérisé non relu

TROISIÈME OBSERVATION

STphilide papuleuse discrète (lichen syphilitique). — Invasion à la suite de chancres traités par le mercure.

Le nommé Normand , charron , âgé de quarante-deux ans, d'une forte constitution, eut, pour la première fois de sa vie , un symptôme syphilitique en janvier i833; c'était un chancre profond qui a laissé une induration à la couronne du gland; en même temps les glandes de l'aine droite s'engorgèrent, mais le bubon ne s'ouvrit pas. Le malade pansa les chancres avec de l'onguent mercuriel, jjrit du sublimé et une infusion de chiendent. Trois mois après le moment de l'infection ( avril i853 ) , Normand fut pris de céphalalgie, de brisement dans tous les membres, avec soif plus vive et sueurs abondantes ; les yeux étaient rouges et larmoyants. Ces symptômes durèrent deux jours; lorsqu'ils cessèrent, le malade était couvert d'une éruption présentant les caractères suivants : c'étaient de petites éminences solides , variant en grosseur depuis un grain de millet jusqu'à une lentille, hémisphériques, aplaties , d'un rouge brun (cuivré) sur les bras, d'un rouge jaunâtre sur le dosj celles du bras sont surmontées d'une squamme légère, qui, après sa chute, laisse à sa place un liséré blanc entourant la base de la

papule. Ce malade fui mis d'abord à l'usage des bains et de la mauve émulsionnée, puis 5 celui du proto-iodure de mercure. lien [iril 60 groins en pilules, et sortit de l'hôpital, complèlement guéri, au bout de deux mois.

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