LA COMMISSION INTERMÉDIAIRE
les objets qui doivent les occuper à leur prochaine tenue, » présente toutes sortes d'avantages. « Toutes les opérations ont entre elles une liaison intime, toutes les branches de l'administration, n'étant que des parties d'un même tout, doivent se diriger vers un même but. Si elles se trouvent partagées entre différents agents, qui ne concertent pas leurs travaux, mille erreurs funestes, mille fausses démarches sont la suite de ce défaut d'ensemble... » Cette commission préparera avantageusement les travaux de l'assemblée, car, « quand les affaires ne sont point préparées, la discussion en devient pîus longue ou la décision plus précipitée. Circonscrites dans des détails journaliers et dans les mêmes opérations qui reviennent chaque année, les assemblées des Etats n'ont mi le temps de connaître les réformes nécessaires ni <lese livrer à aucune spéculation avantageuse. Aussi Iles abus s'éternisent. » L'évêque concluait à lacréa- -tion immédiate de cette commission « qui aurait toutes les parties de l'administration sous ses yeux, qui les aurait constamment suivies et surveillées pendant l'année, qui préparerait aux délibérations des Etats tous les objets dignes d'en être le sujet et leur indiquerait les remèdes, les améliorations dont la réflexion et la pratique lui auraient découvert les avantages. »
La commission fut composée du président-né, de quatre membres de la noblesse, de quatre membres du tiers et des syndics généraux ^
* L'évoque d'Agoult, MM. de Roquebrune, d'Arnave, de Brassac et de Cubières ; les députés de Saverdun, d'Ax, de Vicdessos et de La Bastide-de-BespIas.
Deux membres de chaque ordre devaient être remplacés de deux en deux ans, afin qull y eût toujours quatre commissaires au courant des affaires. On réalisait une économie de 8.000 livres ^
< Arch. dép., proc.-verb. 1788. Pour les dernières séances de la commission intermédiaire v. mon hist. de la Rév. dans le départ, de TAriège.