‹ Mémoire sur les États de Foix, 1608-1789Chapitre 44 sur 82 · CÉRÉMONIAL · texte numérisé non relu

CÉRÉMONIAL

grand nombre de membres du clergé et de la noblesse, rassemblée était fort nombreuse à cause des assesseurs du tiers. Elle contrastait avec rassemblée du Languedoc qui ne comptait que 88 personnes: 22 évoques, 22 gentilshommes et 44 représentants du tiers, « bien que le moindre diocèse du Languedoc surpassât en force et en étendue tout le pays de Foix*. »

Le commissaire du roi ne convoquait pas l'assemblée à époques fixes, de sorte que souvent Tévêque, en tournée épiscopale, devait tout interrompre pour veniràFoix^.

Les Etats s'ouvraient généralement le lundi. La veille, le commissaire du roi avait été reçu par le conseil de ville à son entrée dans la capitale du Comté. Il se rendait au château ^ dans la grande salle que les consuls lui avaient fait préparer ; c'est là qu'il recevait la visite de tous les membres des Etats conduits par le président. Les Etats avaient, au préalable, fait une visite à Tévêque et au premier baron qui se joignaient- à eux pour se rendre chez le commissaire du roi. Le commissaire rendait la visite au président et au premier baron.

Pendant la visite, l'évéque convenait avec le commissaire de Pheure de la messe du Saint-Esprit. La messe était célébrée le jour de Touverture. Après la messe, le commissaire principal, ayant à sa droite le commissaire départi et le président à sa gauche*

* Arch. dép., pièces div., Proj. de réf.

« Id.

3 Depuis M. de Tréville qui inaugura cet usage.

* Si le commissaire départi était absent, l'évoque prenait la droite et le premier baron le remplaçait à gauche.

allait à la salle des séaqces précédé de ses gardes et suivi du corps des Etats.

Arrivés à l'hôtel de ville, chacun prenait place selon son rang ; les commissaires se couvraient, le syndic d'année prenait la parole et rappelait à l'assemblée ses devoirs, puis il requérait la lecture des lettres patentes et du catalogue.

Le commissaire principal saluait alors Rassemblée, lui notifiait les ordres du roi, Texhortait à remplir ses vues et à mériter sa bienveillance, en travaillant au bien d'une province dont le roi avait bien voulu lui conserver l'administration. Le président lui répondait, puis le commissaire prononçait défaut contre les absents et se retirait. Il était accompagné par les Etats en corps, le président en tête, jusqu'à la porte de la rue.

Rentrés dans la salle, les Etats envoyaient une députation^ au commissaire du roi pour le complimenter. Le commissaire, averti de son arrivée par un syndic, allait la recevoir à la porte de la cour du château et la reconduisait jusqu'à la dernière porte^.

Au retour de la députation, la séance commençait. L'assemblée vérifiait les procurations des membres des Etats et le président ordonnait de lire les règlements ^ puis il nommait les membres des commissions. On levait alors la séance et les commissions se réunissaient. Les heures des séances des Etats n'étaient pas fixées d'avance ; le matin, le président indiquait Theure approximative de la séance du soir

* De quatre membres de la noblesse et de quatre du tiers. •2 Arch. nat., K. 687. Proj. d'un nouv. règl. 3 Cet usage tomba en désuétude.

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