Impôts du pays. — Les impôts de la province
gmentèrent dans la môme proportion que les im-
•ts royaux pendant deux siècles. Au commence-
ent du xvii^ siècle, on ne comprenait guère sous
tte rubrique que le traitement des officiers et agents
s Etats. Ces traitements n'ont pas sensiblement
é pendant deux siècles. Mais les sommes de plus
plus fortes qu'exigeait le roi, les avances consi-
rables qu'il fallait faire aux communautés pour le
igement des troupes, les disettes qui obligèrent la
^ïovince à acheter des grains, la construction et l'en-
tien des ponts et des routes mirent les Etats dans
nécessité de contracter des emprunts et de payer
* Arch. dép., proc.-verb. 1749, 1783 et 1788. L'abonnement des
^ux premiers vingtièmes fut d'abord de 90.200 liv , puis de
—44.000 liv.. celui du troisième, qui était de 30.000 liv., fut porté à
-S.OOO liv. Il y eut aussi des levées extraordinaires, telles que :
.000 liv. pour les détenus du Maroc (Arch. dép., proc.-verb. 17HG),
.000 liv. pour le port de Saint-Jean-de-Luz (Id., 1785), 1.050 liv.
ourle canal de Picardie (Id., 1785), 180.U00 liv., payables en cinq
nnées^pour la construction des prisons du Parlement de Toulouse
^ 'ïd., 1786 2« ass.), 7.000 liv. pour rh(Mel de l'intendance à Pau
^ Id.)— Il y avait encore, dans le Comté, de lourds impôts indirects,
^^iont le plus connu est l'impôt sur les denrées de consommation
■^^vé sur les villes et les bourgs, sous le nom de « droits réservés. »
^il^et impôt fut abonné d'abord à 18.CO0 liv., puis à 36.000 à la fin
^iu xviii« siècle ; on y ajouta le sol pour livre. Àcoquat, 1. c, p. 16
chaque année les intérêts des sommes empruntées*.
4. ChavQe des trois ordres; la taille, — Il nous serait diflicile de faire le départ des charges qui pesaient sur les trois ordres, si nous n'avions le précieux mémoire d'Acoquat dont je vais résumer les conclusions.
Le clergé payait sa quote-part du don gratuit, les décimes, la régale et le droit d'amortissement. Les \ingtièmes portant sur Tunivei^salité des biens et embrassant tous les revenus, sans distinction ni exception, s'étendirent à plusieurs espèces de biens qui n'étaient pas compris dans les autres abonnements, tels que les biens du clergé, de Tordre de Malte, des hôpitaux, etc. Les deux vingtièmes des revenus du clergé étaient évalués à 34.000 livres*.
Si on divise les impôts en quatre classes, \ingtièmes, capitation, droits réservés et taille, la noblesse ne participait qu'aux trois premiers^.
Les biens nobles ne supportaient que la dixième partie des vingtièmes. Or, disait Acoquat, les biens
• Arch. dèp., proc.-verb. 1789. Outre le traitement des gouverneur, commissaire, officiers des Etals, etc., rassemblée votait chaque année des sommes pour les affaires urgentes du pays, des subventions au collège de Pamiers, au haras, aux congrégations, aux communautés et aux particuliers, à la milice bourgeoise, aux musiciens, etc. Des sommes étaient affectées à l'entretien de certains monuments, des archives, etc. Id., 1786 (!'• ass.), 1788, 1769.
« Arch. dép.. proc.-verb. 1788. A cette dale, labonnement des deux vingtièmes était de MI.OlX^ liv. \,\d.) Les revenus du clergé étaient estim-'s. en 1788, à a^7.191 liv. Arch. nat.,K. 1162. Tableau fait par le so^Tét. du m*d'Usson. 1788.
3 Ce qui suit est tiré d'Acoquat, 1. c, p. ISetsuiv.