CHARGES DES TROIS ORDRES
rursiux encadastrés, joints à ce que le peuple tire de son industrie, ne sont pas aux biens nobles dans la 23roportion de 9 à 1.
La capitation était, en 1789, de 78.225 livres; sur
cîeîtte somme le tiers payait 73.307 livres; lesposses-
Sî^urs de lîefs ne payaient que la différence et encore
^s^^Et plaignaient-ils de la lourdeur de cet impôt. Avant
i ""^€34, ils payaient 1.500 livres de plus ; le roi autorisa
1^^ ^ Etats à diminuer de cette somme le rôle de la
c^ «^^^X^îtation noble et elle fut rejetée sur le tiers. « Ce
{^--^M. t exécuté, dit Acoquat, sans qu'on ait vu Tordon-
i"^ .^^nce de l'intendant, sans qu'on en ait connu la
t^^^ ïTxeur ni la date..., au gré de la noblesse, des pos-
^ ^=^3î ^seurs des fiefs qui ont usurpé le titre de nobles
^ "*- cie la foule du tiers-état qui n'a eu ni la liberté ni
\^^ c2ourage de s'en plaindre. » <( Ce genre d'impôt,
^-3 C3 ute-t-il, pèse sur le tiers-état, soit par Ténormité
^^^ sa masse, soit par rinjustice étonnante de sa
i^^I>artiticn : il en supporte h lui seul presque tout le
It^oids. » Les possesseurs de fiefs payaient dans le
^ apport de 1 à 16.
liBs droits réservés se portaient à 45.000 livres en
"^789. Sur cette somme, les possesseurs de fiefs ne
psiyaient que 2.251 livres. Acoquat se demandait si
L ^Bs consommations de ceux qui payaient la capitation
^ no"ble n'étaient à celles des autres citoyens que dans
^ le rapport de 1 à 20. En 1771, cet impôt était de