JE KE SAIS POURQUOI
4 e — Bon à payer à M. R.... la somme de soixante-quinze francs.
Signé : Orfila.
— Faut-il payer sur les fonds de Gocherand? écrit M. A.„.
-- Oui, seigneur, écrit en réponse, M. Orfila.
Ne voilà-t-il pas un emploi bien légitime d’un budget payé par les élèves?
Ai-je besoin d’ailleurs d’ajouter que, pour savoir quelle est la véritable valeur des pièces justificatives , il aurait fallu les soumettre à l’épreuve d’une enquête éclairée?
pavillons, auraient été en très grande partie, sinon en totalité, affectés à cet usage (1).
(1) Je vais citer quelques nouveaux exemples des dépenses et des recettes du budget des pavillons. Quant aux pièces justiflcatives qui pourraient être présentées à l’appui de ces dépenses et de ces reeeltes, pour les apprécier à leur véritable valeur, il serait nécessaire de les soumettre, elles aussi, à l’épreuve d’une enquête bien faite.
Dépenses.
lo (1843> Payé à M. L.pour 1841..... 240 fr.
(M. L..est l’borloger de la Faculté, et il est payé
sur le budget ordinaire de cette Faculté. En 1843, il n’est pas encore soldé de ce qu’on lui doit pour 184i, et l’on prend sur les fonds versés parles élèves pour les frais de leurs dissections, les 240 fr. qui lui sont dns ! )
20 (1843) Payé à Baptiste les amendes pour défaut de
balayage de la rue d’Enfer.... 68
(Ainsi, voilà 68 fr. d’amendes que l’on prend sur le budget dont les élèves font les frais, et ces amendes ont été encourues pour un défaut de balayage, balayage qui compte parmi les dépenses auxquelles est destiné le budget ordinaire de la Faculté !)
3o (1843) Payé à M. C..... (pour M. Orfila). S4
40 (1843) A M. Ch...930
(M. Ch.est coutelier de la Faculté, et oq lui paie
930 fr. avec un budget que les élèves s’imposent pour leurs dissections !)-
30 (1842,1843,1844,1843,1846,1847,1848) chaque année.. -260
pour étrennes ou gratifications aux surveillans.
Ainsi voilà une somme de 1,820 qui a été prise sur les fonds fournis parles élèves, pour être données sous l«s noms de gratifications, d’indemnités, d’étrennes, aux Surveillans de la Faculté ! Ce n’est pas que je désapprouve, à Dieu ne plaise, la dépense dont il s’agit. Mais cette dépense est soldée au moyen d’une retenue sur le traitement des professeurs , ainsi que cela avait, été décidé autrefois, comme il appert par l’extrait suivant du’procès-verbal de l’assemblée des professeurs du 31 décembre 1824. « La » Faculté arrête : üne somme de dix francs par profes- » seur sera retenue, sur le prochain paiement, pour gratifi- » cation aux employés inférieurs de la Faculté. »
Aujourd’hui même, 5 février 1849, cette somme figure sur une retenue de 48 fr. que présente l’état de mes appointemens du 4® trimestresde 1848, qui m’est adressé par M. l’agent comptable de la Faculté.
60 (1847) Au concierge, ports de lettre ( 4 e trimestre).. 170 (Quoi ! pour un trimestre 170 f. de ports de lettres que l’on solde avec de l’argent provenant de la contribution à laquelle sont soumis les élèves pour avoir le droit de disséquer dans les pavillons !)
70 (1842,1843.1844,1843, 1846,1847) A divers personnes attachées à la Faculté, payé pour le bois. ),32a
V. Peu de temps après mon installation comme doyen, M. Âmetle ayant continué à porter sur le budget des pavillons des dépenses qui lui étaient étrangères, j’écrivis sur le registre :
« Je prie M. Amette de ne porter sur le registre » que les dépenses et les recettes des pavillons.
» Boüillaüd. »
Or, bien que j’eusse diminué d’un tiers la rétribu-
(1,520 fr., pris sur des fondspayés par des élèves, pour une dépense dont le budget ordinaire de la Faculté aurait pu d’ailleurs si facilement faire les frais !)
8» (1814,21 juin, 1er juillet, ler août) Payé à MM. L......