II. Conclusion
Elle se présente trop naturellement pour que nous ne laissions pas aux lecteurs le soin de la tirer, et de la formuler en des termes appropriés à son caractère et à sa nature.
Mais, je le demande à tout homme versé dans les affaires d’administration et de comptabilité, en présence des faits articulés dans ce Mémoire, pouvait-on, surtout sans une véritable enquête préalable, faire payer par le trésor obéré de l’Etat le déficit de plus de 50,000 fr. laissé par M. Orfila ?
Mais, j’en appelle à la conscience de tous les honnêtes gens, m’était-il permis de me compromettre, de la manière la plus grave, au sujet de la gestion d’un homme en faveur duquel on avait eu recours à tant de tristes moyens, et psîrtieulièrement à ce vil système d’intimidation signalé dans le commencement de cè Mémoire ?
Mais enfin, je le demande à tout le monde, était-il bien informé, et bien inspiré, le ministre qui, sans l’avoir même entendu, révoque subitement un doyen, dont le seul crime est de n’avoir pas voulu consacrer, en quelque sorte, par sa signature, un arrêté qui mettait à la charge de l’Etat un déficit de plus de 50,000 fr. contracté par M, Orfila, sous de si malheureux auspices? Et n’appartient-il pas à l’Assemblée nationale d’examiner sérieusement cet arrêté, à l’occasion du budget du ministère de l’instruction publique?