‹ Mémoire sur les faits relatifs à la révocation de M. Bouillaud des fonctions de doyen de la Faculté de médecine de Paris et à la gestion de M. OrfilaChapitre 28 sur 30 · DEUXIÈME PARTIE · texte numérisé non relu

DEUXIÈME PARTIE

EXPOSÉ DE MA CORRESPONDANCE OFFICIELLE, SOIT AU SUJET DE LA GESTION DE M. ORFILA, SOIT AU SUJET DE MA RÉVOCATION, ET RÉCIT DES ÉVÉNE- MENS QUI S’Y RAPPORTENT.

I. Depuis la révolution de février, c’est-à-dire depuis moins d’une année, quatre ministres ont été successivement placés au département de l’instruction publiqueetdes cultes, savoir : MM. Carnot,Yaulabelle, Freslon etde Falloux.

C’est à M. Carnot que fut présenté le rapport dé la commission de la Faculté de médecine sur la gestion de M. Ortila, commission que j’avais présidée. Il avait étudié cette grave affaire avec l’attention consciencieuse qui le caractérise ; mais il n’eut pas le temps de la terminer avant d’abandonner un minis-r tère qu’il avait si dignement occupé, et elle n’a été pour moi l’objet d’aucune correspondance avec lui (1).

( 1 ) Que l’honorable M. Carnot me permette de lui dire ici deux mots d’une correspondance que j’eus avec lui concernant une épidémie de fièvre typhoïde au lycée d’Orléans, pour laquelle je dus lui faire un rapport, et de l’édifier, à cette occasion, sur l’exactitude avec laquelle les bureaux du ministère de l’instruction publique me répondaient.

Dans une lettre en date du 22 juin, M. Carnot m’écrivait ce qui suit :

« Monsieur le doyen,

» Je suis informé qu’un cas grave de fièvre typhoïde vient de se déclarer au lycée d’Orléans, et que plusieurs familles fort inquiètes oiit retiré leurs enfans... Je vous prie de vous rendre immédiatement à

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