‹ Mémoire sur les Figures de l'ApocalypseChapitre 78 sur 101 · CUV · texte numérisé non relu

CUV

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Hors de la cité... Ceci segnefie que ceus qui meurent en pechié mortel seront hors des sains et de la compaignie de Jhesu Grist, et les ames d'euls seront bailliées aus diables pour tourmenter.

Ce que l'espous et l'espouse dient «Vien », signefie

trespassent de ceu siècle de droite créance et veraie repentance.

Mès forsclos sunt de la gloire de seinte Glise ceus qui trespassent de ceu siècle en mescreantise ou en maie eovre. Et ceo est ceo qu'il dit : « Hors seront li chaitif chien et cil qui enpoesunnent les autres, » et ceo que suit après, ke avant est espunt, fors tant comme il dit ici plus : « chascun qui aime mençonges a oïr et fet mençonge par controveiire, en dist ou en eovre ».

Ceo que Jhesus a enveé sun angele pur tesmonier ces choses as églises signefie que Nostre Sire a enveé seinte Scriptureportesmoniera sun people ses segrez. Ceo que il dist ke il est racine signefie qu'il sustient totes choses quant a sa deïté. Cil est del lignage Davi quanta la char, esteille clere que enlumine le munde par sa doctrine, et jurnale, kar par sa resurrectiun, que fu fete au matin, nuncia il la nostre, et luisante, kar il dona bone essample a tut le munde. Ceo que li espirit et le espouse dient ; « Venez, » signefie

que toute la Trinité et sainte Eglise nous amonneste que nous aion mémoire de la resurreccion Jhesu Crist, et que nous entendons la sainte Escripture selonc ce qu'il le dit, laquele chose nous ottroit celi qui est benoit perdurablement. Amen.

que la Trinité et seinteGlise nos semunnent a entendre ceste escripture et mettre la en eovre, et que cil qui la entendent semunnent les autres. Geo qu'il dist : « Cil qui a seif vienge, » signefie que cil qui désire la gloire du ciel par veraie foi la doit mètre en eovre, et ne se afîe pas en ces mérites, mès en grâce. Et ceo est ceo que il dit : « Recève le eve vive de pure grâce r. »

2. Commentai?^ du manuscrit de Af. le vicomte Blin de Bourdon.

Vers le commencement du xive siècle, le propriétaire des Figures de l'Apocalypse qui forment le noyau primitif du manuscrit de M. le vicomte Blin de Bourdon trouva que les légendes tracées sur ces tableaux ne suffisaient pas pour faire comprendre le sens du livre et pour en dégager un enseignement moral. Afin de combler cette lacune, il rédigea ou fit rédiger de longues explications en français, au milieu desquelles est insérée la traduction de chaque groupe de versets expliqués. L'auteur inconnu de ces explications les appelait des « moralités ».

i. Suit un assez long développement sur les versets 18-22 du dernier chapitre de l'Apocalypse, dont l'équivalent n'existe pas dans la Bible moralisée.

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