‹ Mémoire sur les garanties de catholicité [microforme]Chapitre 4 sur 28 · Non seulement, pour étre membre de la corpora · texte numérisé non relu

Non seulement, pour étre membre de la corpora

tion, il faut être catholique; mais encore:

7° Aucun choix des Gouverneurs n'est valide sans l'approbation de l'Archevèque de Montréul:;

8.” Les Gouverneurs ne pouvent acquérir d'immeubles ù titres onéreux, ni aliéner les immeubles de la Corporation, ete., sans le consentement de l'Archevèque de Montréal ;

9 La surveillance du Vice-Recteur, qui est toujours l'élu des Evéues sans que la Corporation n'ait rien à voir dans ce choix, a une action très étendue: or, cette surveillance, en définitive, est celle des Evèques, puisqu'ils ont ce fonctionnaire entivrement à leur ordre et disposition;

10, L'Archevèque de Montréal et ses Suffragants forment un Conseil qui prononce en dernier ressort sur toute question de doctrine #t de morale, et même sur tout condit monétaire qui porrait surgir entre la Corporation, les Gouverneurs et les Facultés, ou entre l'un de ces Corps et l'un de ses membres: l'épiscopat formant une espèce de Cour suprème dont la décision est finale.

X. — Au lieu de reproches, ils ne méritent que des louanges, ceux qui ont réussi à donner à l'Université Laval à Montréal, au civil, une Constitution aussi catholique, en dépit de mille obstacles de tous genres.

XI. — Quant aux droits de l'Université, il est dit formellement dans le Bill de la Faculté de Droit, et dans celui des Administrateurs, que “ rien de contenu au présent acte ne sera interprèté comme amoindrissaut où aff: tant en aucune manière les pouvoirs, droits ou privilèges accordés à l'Université Laval à Québec ou au Conseil Unviversitaire par la Charte Royale, ,

Dans le Bill de la Faculté Médicale, il est dit qu'il soit stutué que l'Ecole de Médecine constitue la Faculté Médicale de Laval à Montréal, là vendant par conséquent partie intégrante de l'Université Laval, La partie vit du tout,

Est-ce assez formel?

XIL. A la vérité, il y a bien, à raison de ces lois ou bills, quelques dispositions de la Charte Royale, qui ne sont plus applicables à Montréal; mais c'est en vertu de certaines modifications qui ont été apportées au mode d'être de l'Université à Montréal, par la Consitution Jom dudum et autres

décrets romains.

Ces bills ne fout que donner à ces modilications, contenues dans les décrets du Saint Siège, la force de lautorité civilesils en facilitent l'exécution et en sont le triom-

phe légal dans le droit public de la nation.

FROISIÈME PARTIE

Bons résultats qd produits cette Constitution spé iule de l'Université

Laval à Montréal.

XIIL — Etat des choses et des esprits au Canada, avant que ne füt établi dans l'Université Laval à Montréal Île mode d'être actuel: opposition à li Suceursule, discussions envenimées, poursuites judiciaires, nombre d'élèves restreint, désirs du Saint Père ignorés, décrets rom üus battus en brèche, infuence épiscopale tenue en échec, deux missions apostoliques échouées en erande partie, recours incessants à Rome. grand danger de voir s'établir à Montréal une Université laïque en dehors du contrôle légal de l'épiscopat, toute une classe de catholiques sous le coup des censures ecclésiastiques.

NIV, — Or, le nouveau mode d'etre, donné à l'Université Laval à Montréal, sous la direction et avec la coopération du Saint Sivue, nous & apporte:

1 La paix dans les esprits;

96 La réalisation des désirs du Saint Pere:

30 La reconnaissinee oficielle des décrets romains

dans la Législature de Hi Province;

{je L'Union de l'Ecole de Médecine et de Chirurgie de Montréal et de lu Faculté de Médecine de l'Université Laval à Montréal 5 Une auréole de respect pour les décisions du Saint Sivue ;

Ge Un accroissement d'influence dans les sphères universitaires pour l'autorité et luction piscopales :

79 Un élargissement des hases universitaires, qui nous à permis, entre autres avantages, de fure rentrer

sous da direction de FUniversit Catholique Et presque

uhi-

Réru

as One

totalité des professeurs et des élèves catholiques du district de Montréal ;

8.0 Une consécration et un affermissement de l'Unité universitaire sous la seule forme possible et durable dans notre pays;

9. L'appaisement des défiances que pouvaient entretenir les intérêts divers qui existent nécessairement dans un district aussi vaste que celui de Montréal;

10, La continuation de nos meilleures traditions nationales en cimentant, par l'admission d'un large élément laïque dans l'administration financière de l'Université Laval à Montréal, l'union des autorités religieuses et du licisme chrétien,

11,0 Enfin, la confiance inspirée au capital, en remettant les finances surtout entre les mains d'hommes d'affaires: de li des dons.

Cependant ces dons sont loin encore d'être à la hauteur de nos besoins, de même que Fidée d'une Université laïque à Montréal, bien qu'affaiblie, n'est pas tout-ù-fait morte: c'est pourquoi il importe d'être prudent, et de ne rien faire qui puisse tarir la source de la génerosité publique, ou fortitier les chances de ceux qui désirent une Université laïque, rariox. Après de pareils résultats, produits par le mode d'être actuel de l'Université Laval à Montréal, il est bien facile de répondre aux accusations qu'on porte contre nous.

1.0 En quoi les autorités religieuses ont-elles manqué à leur devoir? qu'on spécifie, et je donnerai des explications. Y aurwient-elles manqué, que cela n'attaquerait en rien la valeur de notre Constitution spéciule,

2,0 Que les élèves aient fait des processions impies,

je le nie emphatiquement, Qu'on apporte des preuves. f

est arrivé une seule démonstration publique qu'on peut appeler malheureuse, plutôt due à la légerté qu'a li ma lice; et elle à été reprimée sur le champ: que veut-on de plus? La condnite des élèves est excellente,

3. On avance que le Vice-Recteur, sous le nouveau régime, est presque sans pouvoir. Chose singulière, d'au-

tres trouvent qu'il est trop puissant, Le fait est qu'il est

le lien nécessaire de la fédération universitaire à Montréal, et que, sans lui, l'Université Laval à Montréal ne peut pas plus marcher qu'un corps sans épine dorsale.

4° Quant aux dissensions intestines qui existeraient au sein de l'administration, on ne peut apporter à l'appui de cette assertion que des rumeurs publices dans les journaux, à dessein, par des personnes intéressées à créer une fausse impression, Qu'on lise les procès-verbaux des assemblées des Administrateurs et des Gouverneurs, au nombre de plus de quatre-vingt, et l'on verra que, dans l'administration, il n'a cessé de régner lx meilleure bonne volonté et l'harmonie la plus parfaite.

XVI. — Coxcivsiox. Nous n'avons pas la prétention d'avoir atteint, dans notre oeuvre, la perfection; seulement, étant données les circonstances, nous croyons avoir réussi, méme audela de toute espérance, à établir légalement le mode d'étre le meilleur.

Quand il y aura des améliorations à apporter, qu'on veille chercher le remeéde, non dans des récriminations inutiles, mais dans les moyens que nous donne la Constitution Jamdudiun elle-mème. Elle dit:

Les Evèques des deux Provinces de Québec et de

Montréal se réuniront tous les ans pour prendre con-

naissance de l'enseignement et de la discipline de l'Uni-

versité, et ils détermineront d'un commun accord tout

“ ce qui sera jugé nécessaire suivant les temps et les cir- ‘ constances. ,

Dans le recours à l'épiscopat réuni des deux Provinces ecclésiastiques de Québec et de Montréal, se trouve la solution naturelle et eflicace de toutes les diflicultès universituires.

NVIE — Pin la démonstration et la réfutation qui précedent, j'ose espérer avoir prouvé que tous, dans lai Provinces ecclésiastique de Montréal, unis dans un mème effort, Eveques, Prètres, Laïques de bonne volonté, nous sommes à faire de l'Université Laval à Montréal une grande institution, qui n'est pas indigne des sympathies et des fa-

veurs du Saint Sivyge.

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