I,CXVI
^ I, CXVI-CXVlII.
' Voyez Andron d'Ephèse dans Diogène de L., I, cxix; Diogène de L., VllI, 11 ; Jamblique, Vie de Pythagore , cli. xxx, S 18/1, cl ch. XXXV, S 2^2, Porpinre, Vie de
Pyth. S 1,2 et 55; Hésychius de Milel. /. c. ; Cicéron et Pline , //. ce.
' Voyez Aristcjtc dans Diogène de L..
II, XLVl.
* Voyez Théopompe dans Diogène de L., I, cxvi.
'' Voyez Théopompe, /. c, et Diogène de L., I, cxix. Cet ouvrage ihéogonique et cosmogoni(jue était intitulé par l'auteur ÈirràfJLVxos. Voyez Suidas, au mot <I>ep£xû8);s, art. 1".
des saisons; 3° Chtlionia, matière informe, qui prit le nom de terre [yij) quand Zeus l'eut ornée de ses dons malgré le dieu soutenain Opliionée, serpent principe du mal, qui avait produit de sa semence le feu, fair et l'eau, et qui était comme un quatrième piincipc, opposé aux trois premiers \ c'est-à-dire à Zeus, à Chronos et à Chtljonia. La terre primitive et informe de Phérécyde n'est pas sans analogie avec le Chaos primitif, qui, à l'origine, suivant Hésiode^ avait contenu implicitement la terre et le ciel futurs, chaos d'où toutes choses étaient sorties \ même les dieux, et dont un reste, masse aériforme perpétuellement agitée, subsistait sous la terre, entre celle-ci et le Tartare\ Pourtant Phérécyde se sépare d'Hésiode, en considérant Zeus et Chronos, et sans doute aussi Ophionée, comme des principes primitifs et éternels. Mais, pour lui, plus encore que pour Hésiode, la terre avec les régions souterraines tient matériellement la plus grande place dans l'univers. Car 0(jen, c'est-à-dire l'abîme des eaux, et même Oaranos, c'est-à-dire le ciel, ne paraissent être pour lui que des ètros accessoires^ en comparaison de Chtltonia, c[m^ comme son nom même l'indique, est principalement la terre [-/Owv), mais qui est bien près d'être en même temps l'ensemble primitif et con-
' Voyez Diogène de L, I, cxix; Ilermias, Irns. gentil, rel. c. xii, p. io4 D (à la suite de saiul Jusliii Martyr, éd. bénéd.); Probus , Sur Virgile , Ed. V 1 , 3 1 , et Dainascius. Des principes , p. 38/i (Kopp), où il l'aut lire Zrjvi ts au lieu de Zwvra, et Xpovos au lieu de XOovàî. Vovez aussi Maxiuie de Tyr, Diss. X, iv, p. 36 (Didot); Clément d'AI. Strom. VI, p. 62 1 A (Paris, 164 1. in-fol); Origène, Contre Celse, VI, XLii , et Proclus , Sur le Tintée , p. 1 56 A et p. 60 A. Comparez Zeller [Philos, d. Gr. t. I", 3* éd.), qui me paraît avoir compris
mieux que Brandis le rôle de Chronos dans riivpollièse de Phérécyde.
* Théorj. 116.
' C<>ni()arez Arislote, Métaph. A, vi, p. 1071 b , 1. 26-28, et p. 1072 a, I. 7-8; N, IV, p. 1091 b, 1. 4-6 (Berlin).
* Voyez Hésiode, Thcog. v. 8i4- Comp.