V. 735-745 et V
^ \oyez Sextus Emp. Hyp. pyrrhon. IIl, IV, p. i35, et Contre les savants, IX, v, S 36o, p. 619 (Fabricius) ; Diogène de L., Hermias et Proclus , //. ce.
êê
fus de toutes choses \ puisque Opliionée lui-même, producteur du feu, de l'air et de l'eau , était contenu dans les profondeurs de la terre. Le reste de la cosmogonie de Phérécyde est étranger à notre sujet.
Quanta quelques notions de cosmographie fabuleuse, citées aussi sous le nom d'un Phérécyde par les anciens, elles appartiennent au grand ouvrage mythologicjue en dix livres d'un autre Phérécyde, citoyen de Léros et d'Athènes et postérieur d'un siècle et demi à Phérécyde de Syra : nous en avons parlé à propos de la cosmographie populaire des Grecs ^.
Un contemporain de Solon^, le prêtre initiateur Épiménide de Crète, que des missions religieuses amenèrent à Athènes et en d'autres contrées de la Grèce, appartient aussi à la transition entre la cosmogonie d'Hésiode et celle des philosophes. Les cinq poëmes épiques ou didactiques et les trois ouvrages en prose qu'on lui attribuait dans l'antiquité, n'existent plus et étaient probablement des œuvres apocryphes d'une époque beaucoup plus récente que la sienne^; sa vie, telle que les anciens la racontent, est surchargée de fables^. Les données (jue la tradition antique nous a conservées sur ses doctrines cosmogoniques paraissent plus dignes de confiance; mais elles se
' Il est vrai que, s'il fallait en croire Achillès Talius [Intr. aux Phcn. ch. m, p. 1 23 E, Uranol. de Pétau, 1 63o , in-lol.) , Tzctzès (sur Lycophron, Alexawlra , \[\b) et le scholiaste d'Hésiode {Tkéog. 116), Phérécyde, connue Thaïes, aurait fait venir toutes choses de l'eau. Mais l'erreur de ces quatre auteurs vient, comme Achillès Talius le laisse voir, de ce qu'ils ont cru que le Chaos de Phérécyde était l'eau.
* Voyez ci-dessus (t. XX VIII, 2' partie, Mém. sur la cosmogonie populaire des Grecs après l'époque d'Homère et d'Hésiode, S 1 , 3
et 6) ce que dit Phérécyde de Léros sur l'ilc d'Erythic identilléc avec Gadès, sur les îles dos Gorgones el dos Hespéridos , sur Allas portant le ciel, sur le fleuve Océan et sur la na\igalion du soleil.
^ Voyez Hoim'ich , Epimenides aus Krela , (Leipzig, 1801, in-S") ; Brandis, Ilandbucfi der Gesch. der gr.-rœm. Philos. (i835), t. I, p. 83-86, et Zeller, D,c Plvlos. d. Gr. t. I, 3' éd. p. 78-79.
* Voyez Ileinrich, /. c. S 7, p. i3oi36.
* Ibid. S 2-6, p. 9-129-
résuniont en bien peu de mots. Suivant Épiménide, il y a deux principes, l'Air, principe mâle, et la Xait, principe femelle : ils ont enfanté d'abord le Tartare, et ensuite deux autres êtres, desfpiels est né l'œuf du mondeK
Cet auf du monde appartient aux traditions orpbiques, dont le fonds primitif, antérieur à fépoque des Pisistratides, s'est enrichi par des fraudes successives". Dans une des cosmogonies attribuées à Orpliée ', Clironos produit ï œuf du monde, qui se brise, et dont la moitié supérieure devient le ciel, tandis que la moitié inférieure devient la terre.
Pour Epiménide et pour le faux Orphée, comme pour Pherécyde, pour Hésiode et pour Homère, funivers était un sphéroïde, dont la moitié infi^rieure était constituée par la terre et le Tarlare, et la moitié supérieure par l'air et le ciel.
Nous ne ferons que nommer en passant le logographe béotien Acusilaiis, qui, vers la fin du Vf siècle avant notre ère, en tète de ses Gi'iiéidoçjies de dieux et de héros, écrites en prose, reproduisit les fables cosmogoniques de la T/icorjonie attribuée au vieux poète béotien Hésiode \
Voyez Eudùine dans un passage trèsobscur de Damascius , Des principes, p. 383 (Kopp).
Vovcz Lobeck, Agluophamus , II, v, S 3-r>. p. 474484.
V. Atbénagore, Ambassade, ch. xviii, cl le faux (ilémenl de Home, Homélies. M, nf,v v\ \i , ^^. 167 et p. 159-160 (éd. Dressel, Gœllingen, iSôi, in-S").
Daniascius (p 147 et p. 38o 382) embrouille tout par ses explications néoplatoniciennes inintelligibles. Comparez
Brandis, ifandb. t. I, p. 53-73, et Zeller, t. J, 3* éd. p. 79-8G.
* Sur les fables cosmogoniques d'Acnsilaùs, V. surtout Platon, Banquet, p. 1 1 8 B ; Clément dAI. Slrom. VI, p. 629 A (Paris, 164 If in-folio); Josèpbc, Contre Apton, I, m; Damascius, Des principes, cil. cxxiv, p. 383 (Kopp); et le sclioliasto de Tbcocrite, Argument de V Idylle Mil.
Comparez la théogonie cosmogonic|ue d'ApoUodore, Biblioth. I, i-vii.
15 JK^^