‹ Mémoire sur les hypothèses astronomiques des plus anciens philosophes de la Grèce étrangers à la notion de la sphéricité de la terre [microform]Chapitre 23 sur 27 · III, X, S · texte numérisé non relu

III, X, S

' Vove/. M. Ilich, Dictionnaire des untiquités romaines et yrecques, aux mois lympanista , tywpunistria q[ lympanam, avrt les ligures antiques qu'il donne, trad.fr. p.G-SG G87.

" III. x.S 5.

d'un disanc'crcax an mUieu, cesl-à-dire dont la face supérieure était évidée au milieu en forme d'écuelle ' . Ces deux comparaisons diflércntes attribuées à Leucippe et à Démocnle exprunent nnJmème pensée, que voici: la terre est un disque mmce, concave en dessus, ou, en dautres termes, un .l.sque dont la lace supérieure a des bords plus élevés que le centre de celte face circulaire. C'est la pensée d'Archelaus, pensée dont nous avo.,s déjà indique^ Vincompatibili.é avec un fait sans doute i..noré do ces trois philosophes, cest-a-dire avec la chllerence d''es heures du jour en un même instant, suivant les long,-

ludes. ^^

De la terre passons au ciel et aux astres. Nous avons vu .onnnent, d'après Démocrite, en niôme temps que la terre se formait par le concours des atomes les plus gros, précipites vers le centre du tourbillon cosmique, d'autres atomes plus h..ers, se portant vers les extrémités, y avaient lorme une membrane, mince d'abord, puis de plus en plus épaisse et compacte : cette enveloppe spbérique du monde est la paroi solide du ciel, l.'air, mêlé de ieu et tourbillonnant, rempht toute la concavité du ciel, excepté l'espace occupé au centre par la terre et par les eaux qui la recouvrent en partœ. l armi los atomes légers qui, dans la spbère du monde, constituent ralr le (eu et le ciel, il y en a qui se sont agglomères en masses

' M. Aller (t. I". 3' édil. p. 721] se irompe, tn s'iinaginaul que les mois frrecs du iaux Plutaniue signifient que la terre est un disque creujc à l'intérieur. Bien loii: de dire que la terre soit évhov Koihj. le lexle dil quelle est en forme tle duque ^OT sa hrc^ea^ et creuse «a milieu , xo»- -kw U TÔ fx-iffov, c'est-à-dire creuse au milieu de sa surface large et circulaire. De rrème, en disant clairement que, d'après

Archélaûs, la terre est concave en dessus avec des bords élevés, sarnl MippoKle [Contre les hérésies, I. vni. p. 24, Cruicc) emploie dans le même sens la n>èmc ex pression : hvx>.(0 rj^l^vhjv, fxéffov le Koihjv. Ce milieu creux avec des liou'eurs tout autour est évidennuent le milieu de la surface, milieu plus bas que le contour du

dis(iue.

» Vovez ci-dessus,S9, p. ly^.

denses dans les régions supérieures de l'air: ces masses, d'abord bumides, puis séchées par le tourbillon de cet air supérieur qui les emporte dans son mouvement, se sont enflammées par la rapidité de ce mouvement même; ce sont les étoiles'. Ainsi, suivant cette théorie de Démocrite, transmise par Diogène de Laërte et par Tliéodoret, les étoiles appartiennent primitivement à notre monde. Au contraire, suivant lui, ainsi que le même Diogène et le vrai Plutarque nous l'assurent, le soleil et la lune, astres qu'il considérait comme des masses solides énormes^, mais pourtant moindres que la terre, avaient été primitivement deux terres, formées comme la nôtre, mais chacune au centre d'un autre monde; ces deux mondes, en grandissant, avaient rencontré le nôtre, qui, en grandissant aussi, les avait absorbés^, et, avec eux, la terre de chacun d'eux. Ces deux terres, étrangères et captives dans notre monde, sont maintenant notre soleil et notre lune. En eilet, depuis cette absorption, l'une de ces deux terres, emportée dans la rotation de notre tourbillon, dont les régions supérieures contiennent du feu et des étoiles brûlantes, s'est enflammée et est devenue le soleiP; tandis que la lune est restée une terre. Cependant, à en croire le faux Plutarque^ et Stobée^, Démocrite aurait considéré aussi la lune comme un corps solide enflammé. Mais ces compilateurs se contredisent eux-mêmes^ en assurant que, suivant Démocrite comme suivant Anaxagore, la lune a des

' Voyez Diogène de L. , IX, 3o-33, et Theodoret, Thcrap. IV, p. 59 (1" éd. lÔQî, in-folio). Comp. Plularque . Du visage dans la lune, ch, xv et Stobée, i, xxv, p. 5o8. Voyez Cicéron, Definibus, I, vi; Slobée. Ed. phys. I, xwi, p. 532 et 55o, et Tbéodoret, loc. cit. IV, p. 59, I. 19 cl suiv, et I. 42 et suiv.

IJypollicses,

^ Voyez Plutarque, Slrom., dans Eusèbe, Prêp. év. I, viii, p. ili\ (Vigicr).

" Voyez Plular(|ue, Slrom. loc. cit.; Diogène de L. , IX , 33 , et Stobée, 1 , xxvi , p. 533.

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