‹ Mémoire sur les hypothèses astronomiques des plus anciens philosophes de la Grèce étrangers à la notion de la sphéricité de la terre [microform]Chapitre 24 sur 27 · XXV · texte numérisé non relu

XXV

* Ed. phys. 1, XXVII, p. 55o-552.

' Endroils cilés.

sS

— 1*( 218 >»4— plaines, dos montagnes et de profondes vallées; et Stobée' ajoute que, suivant Democrile, le visage qu'on croit voir dans la lune est une apparence produite par lonibre de ses monla-nes. Diogène de Laërte^ dit que, suivant Déinocrite, la lune, descendue plus près de la terre dans une région moins brûlante, a reçu moins de feu que le soleil. Ce dernier témoiana<'e peut être accepté, pourvu qu'il signifie que, suivant notre philosophe, la lune n'a pas reçu assez de feu pour être visible par elle-même à nos yeux; car un fragment aullienlique de Démocrite, conservé par Plutaique\ explic|ue la phase de la pleine lune par la situation que la lune occupe alors diamétralement en face du soleil, d'où lui vient sa lu-

mière.

Puisqu'il savait que la lumière de la lune vient du soleil, Démocrite devait connaître, comme Anaxagore, la vraie cause .les éclipses de lunc\ mais sans pouvoir mieux en rendre compte. Rn eflét, d'une part, le témoignage d'Aristote nous a appris que Démocrite voulait que la terre fût large et mince pour pouvoir être soutenue par l'air; d'autre part, le vrai l'iularque et Diogène de Laërle nous ont dit que, suivant Démocrite, la lune était une terre qui s'était formée comme la nôtre, bien'que dans un autre monde, et qui, par conséquent, devait avoir aussi à peu près la même forme plate et large. De plus, iniroduite dans notre monde, mais en dehors du centre occupe

' Ed. phys. I, xwii. p. 56A

Page 1