IX
' Nat.q. VII, III, §1.
' Voyez Diogène Aq L. . IX, '46
sihle a priori que le nombre des planètes fût plus grand on moindre. Parmi les planètes habituellement invisibles, Diooène et probablement Démocrite ' rangeaient les aérolithes, qui s'enflammaient, puis s'éteignaient en tombant sur la terre. De pkis, Démocrite supposait peut-être que, parmi les étoiles visibles, il y en avait qui étaient des planètes, sans qu'on les eût distinguées des fi\es. En clTet, Aristote" nous assure que Démocrite croyait, comme Anaxagore, que les comètes étaient pioduites par le rapprochement apparent de deux ou de plusieurs planètes, qui se confondaient à nos yeux en une seule masse ou traînée lumineuse, et Stobée^ dit que Démocrite iiltribuait le même phénomène au rapprochement d'une ou de plusieurs planètes avec des étoiles fixes. A l'appui de son hyi)olhèse sur les comètes, Démocrite disait que (juchniç/ois , après qu'une comète avait disparu, l'on voyait deux astres à sa place; Aristote', ([ui cite cet argument, le réfute en disant que, si cette hxpothèse était vraie, deux ou plusieurs astres devrai( nt se montrer, non pas (jnclfincfois, mais toujours, à la place où une comète viendrait de disparaître. Ajoutons que, si cela arrive quelquefois, c'est lorsqu'une comète se divise réellemf'ut en deux, et alors les deux astres qu'on voit ne sont ni des planètes, ni des étoiles fixes, mais des comètes. Tout cela prouve que Démocrit>' connaissait niai les planètes et leurs mouvements apparents, et qu'il ne connaissait pas bien non plus les étoiles fixes.
i Voy . Stobée , Fcl phvs. I . xxv, p. 5o8 , I. 5 12, et coinp. nosSS 5 et lo, p. 8o et
^ Mcthr. 1, VI, S t, p. 3/i2 t, l. 27-29, et S 1 1 , p. 3A3 b, I. 25-2-. Sur ces passages (l'Aiistole, vojez Alexandre, toi. 78a et loi. 'ji)b (à la suite île Jean Plulopon, Gê-
ner, et corr. Akl.) , et Olynipiodore , fol. 1 1 a (Alcl.),
' Ed. i>liys. 1, .v\ix, p. 582-584- Comparez lefau\ Plularque. Ili, n. S 3.
* Métcùr. 1, M, S 11, p. 343,1. 2'j-'i.S
(Berlin .